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| 2001 - Moonfog Productions |

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1) Existence
2) World Playground Deceit
3) Shifting Channels
4) Stellar Master Elite
5) Underneath the Universe part 1
6) Underneath the Universe part 2
7) Interface to God
8) Vortex |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Euh, le batteur, c'est une machine ???
C'est la première question que l'on est amené à se poser lorsque Thorns démarre.
Et bien non. C'est Hellammer, et si vous avez lu ma chronique pour Mysticum, vous comprendrez où je voulais en venir !
Ce groupe est apparu en 1991, créé par Faust (d'Emperor) et Snorre Ruch (complice de Varg pour le meurtre d'Euronymous), ce qui explique qu'il n'ait sorti d'album que 10 ans plus tard, en 2001.
Musicalement, c'est assez unique. Très rapide, mais pas trop violent. La rigueur quasi-mathématique fait de cet album quelque chose de totalement inhumain, froid et mécanique. Les samples industriels ne font que renforcer cette impression, et les morceaux ambiants ne démentiront pas !
Musicalement, on peut comparer les morceaux black (la plupart) à « Rebel Extravaganza » de Satyricon (Satyr est au chant ! ceci explique cela), ou encore à certains morceaux du dernier Mayhem en date (« Chimera »). Les guitares sont assez rappeuses, mais cela va avec l'esprit de l'album. La batterie d'Hellammer a aussi ses moments bien militaristes, ce qui laissera présager de la suite, à savoir sa performance sur le mini CD de
Mezzerschmitt « Weltherrschaft » où ce style de jeu en est a son paroxysme.
Mais l'esprit Thorns n'est pas tourné vers le va-t'en guerre. Plus
radicalement, Thorns prêche tout simplement la fin de l'humanité, sans doute pour la voir remplacer par des machines (voir Terminator lol).
A noter que Faust, premier instigateur de ce groupe, ne participe pas du tout à l'album. sans doute que la complicité de Snorre au meurtre
d'Euronymous (dont il était l'ami) l'aura éloigné de cette formation.
Donc Thorns est un album qui semble unique, à cause de son style, mais aussi parce qu'à ce qu'il semblerait, ça sera la seule offrande de ce groupe - à l'heure actuelle, aucun autre album n'est prévu.
Un album obligatoire pour tous les fans d'Hellammer. et pour tous les
amateurs de musique froide !
Nattskog
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Voici l’album qui a su mixer à merveille le
malsain du black-metal avec la froideur des nouvelles technologies musicales. « Thorns » se pose là,expérimental et d’un niveau créatif au-dessus de la quantification. Jamais le métissage du synthétisme et de la perception n’a été aussi plausible tout en restant jubilatoire. Épaulé, il est vrai, par Satyr(Satyricon) et Hellhammer (le prototype même du batteur inhumain) l’album prend une tournure des plus glaciale par l’intervention des nombreux passages
indus. Voyage aussi bien psychédélique que nauséabond,Thorns est un groupe qui peut se targuer d’avoir su très bien joué sur le minimalisme musical autant que sur la surcharge des sons industriels. Ce qui donne un
album des plus inexpressif jamais fait semblable à del’azote liquide. Les riffs de guitares sont d’une neutralité particulièrement angoissante, la voix semble dés fois sortir d’un poste de radio défectueux,la batterie par son minimalisme effraie tout en ne tombant pas dans le jeu de la redondance facile. Ce qui peut paraître simple dans cet album est finalement doté d’une structure et d’une mise en place stricte
voir sévère. En effet, pas un poil de cul ne dépasse,c’est un travail millimétré et d’une précision chirurgicale. Mais c’est surtout le travail d’une recherche spirituelle et existentielle que l’on peut découvrir à l’écoute de ce disque miraculeux. Sachantpasser du dark-ambiant à des parties viscérales dansla forme comme dans le fond, « Thorns » est un disque austère à la démarche abrupte voir ascétique. Une terreur imperturbable et insensible à tout sentimenthumain donnant lieu à l’un des meilleurs albums de black-industriel de notre époque.
Chaudement recommandé !…
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| Chronique |
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Thorns ? Kézakoi ? Et oui, ce groupe est malheureusement peu connu… et pourtant ! et pourtant, il faisait parti des tarés pas bien dans leur tête de l'Inner Black Circle. Bon, alors c'est un mauvais groupe, c'est pour ça qu'il n'est pas connu, se dira-t-on. Et bien non ! Thorns, avec son unique album, a signé un des meilleurs albums de black. Mais pourquoi n'est-il pas très connu alors ? Un seul album, ou alors sa trop grande ouverture d'esprit qui a du rebuter nombre de « true ». En effet, Thorns se situe dans un mélange entre un black metal ultra-froid et mécanique, des sonorités bizarre qui correspondraient à ce qu'on appelle actuellement « indus » ; pour renforcer cela, des rythmiques mécaniques, martiales voire même militaristes, avec Hellhammer aux live-drums, monstrueux de rigueur et d'efficacité, dans un de ses meilleurs enregistrements. Il semble même pas mal s'amuser avec ses petites cymbales et ses gros toms, le chenapan (il est content). A propos du line-up, que des grandes figures, de Hellhammer en tueur de peaux à sieur Satyr Wongraven en auto-égorgement. Sa voix se fait très dure, collant très bien avec la rapidité de HH et les riffs de guitares, acérés et froids, très malsains et presque dissonants par moments. L'artwork a tout de cette nouvelle vague de black metal moderne et avant-gardiste, et même si il semble dater de 2001, cet album a mis dix ans à pouvoir sortir ! Snorre Ruch (compositeur et leader du projet) a en effet eu quelques démêlés avec la justice, à propos d'un certain Christian qui aurait pas été gentil du tout avec un certain Oystein. Mais revenons à l'album. Nous en étions à l'artwork, tout à fait dans la mouvance de l'album : un dépliant avec des montages à base de photos, et même de pellicules (ont pourrait croire à de la pub pour le Ilford HP5 Plus). La musique est froide sur tout l'album, touchant presque le sympho par moments , ou alors l'ambiant (le magnifique « Underneath The Universe »). Ce qui est étrange avec cet album, c'est qu'il ne s'appuie presque sur aucun « canon » black de l'époque : les riffs, autant que la batterie, ne se retrouvent dans aucun autre groupe d'avant. Thorns joue donc ce qu'on appellerait du « black-indus », et on voit que, malgré le fait qu'il ne soit pas ultra-connu, ce groupe a influencé de nombreux groupes et albums : MeZZerschmit, « Grand Declaration Of War » de Mayhem, « Volcano » de Satyricon, Thee Maldoror Kollective, cependant ces albums sont bien inférieurs à Thorns de ce point de vue, car ils n'ont pas su retrouver cette atmosphère maladive et ces riffs dissonants qui collent si bien avec l'atmosphère martiale et mécanique et la double pédale effrénée.
Morceau recommandé : « Underneath The Universe », part II.
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