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| CD paru en2004 - Nuclear Blast |

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Re-Issue in 2004 as a digipack version with 2 CD : "Lemuria" and "Sirius B".
1. The Blood Of Kingu
2. Son Of The Sun
3. The Khlysti Evangelist
4. Dark Venus Persephone
5. Kali Yuga - Part 1
6. Kali Yuga - Part 2
7. The Wondrous World Of Punt
8. Melek Taus
9. Call Of Dagon
10. Sirius B
11. Voyage Of Gurdjieff |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Sirius B est indissociable de Lemuria puisqu’ils forment à eux deux le fameux double album de Therion paru en 2004. La version digipack est tout simplement magnifique et Thomas Ewerhard a fait un travail de titan sur le design avec deux magnifiques pochettes et une illustration par titre (21 au total donc) qui pourraient chacune faire office de pochette tellement elles sont travaillées et détaillées.
Du point de vu musical Sirius B est évidemment assez proche de Lemuria, avec peut-être des titres plus directs. Les thèmes traités sont toujours tirés des mythologies du monde entier : indienne pour Kali Yuga, égyptienne pour Son Of The Sun. Une fois de plus c’est l’écrivain ésotérique Thomas Karlsson, ami de Christopher qui s’est chargé de l’intégralité des paroles.
Pour notre plus grand bonheur le chant Heavy et péchu de Mats Léven est mis à contribution dès The Blood Of Kingu qu’on rapprocherait d’un Heavy / Thrash avec chœurs d’opéra en soutien : puissant et original, simplement du Therion en somme.
Si Christopher Johansson se taille bien évidemment la part du Lion au niveau des compositions, les frères Niemann ont tout de même eu leur mot à dire (contrairement à Secret of the Runes), c’est le cas sur Son Of The Son composé par Kristian et où la talentueuse Anna-Maria Krawe fait entendre sa voix de cantatrice, cette pièce qui rappelle les groupes progressifs des années 70 en plus Heavy, est devenue l’un des classiques des prestations scéniques de Therion.
Les arrangements orchestraux se font un peu moins présent que sur Lemuria, la musique est d’avantage axée sur les instruments Metal classique, ainsi si on excepte l’intro style « chant grégorien » et le léger clavier en fond, The Khlysti Evangelist est tout simplement un titre de Heavy Metal bien costaud avec solo dans la tradition et chanté par l’autre voix Heavy Metal de l’album (ce serait trop long de faire la liste de tous les intervenants) : Thomas Cerny, à la voix moins puissante que Mats Léven mais tout en nuance.
Des choses plus « symphoniques » commencent à poindre avec Dark Venus Persephone, une sorte de balade opéra aux remarquables ambiances tristes, tirant vers le Gothic plus que vers le Heavy.
Au milieu du disque se trouve un morceau de choix, Kali Yuga, séparé en deux parties : la première à l’atmosphère lente et inquiétante, puis dans la deuxième partie le même thème est repris avec tout l’attirail de Therion: riff tranchants, chant d’opéra et une dernière apparition de Mats Léven pour le refrain final. Sur The Wondrous World Of Punt on a même droit à une intro à l’orgue d’église pour ensuite 5 minutes entièrement acoustiques et un final avec mandoline : un titre dépaysant et aéré avant le très intense Melek Taus sur lequel la virtuosité et la mélodie des guitares n’a d’égale que la beauté des parties vocales, vous verrez que le riff du refrain vous trottera dans la tête un sacré moment.
Si vous connaissez Nightwish, Call Of Dagon vous interpellera immédiatement avec une sonorité de clavier rappelant celle de Tuomas même si les arrangements de Therion sont plus complexes que ceux des finlandais, le timbre de voix d’Anna-Maria lui, est finalement assez proche de celui de Tarja.
Après l’instrumentale ambiant Sirius B, Therion parachève le travail avec Voyage Of Gurdjieff, chanson la plus véloce de l’album avec double pédale en abondance et chœurs omniprésents faisant fortement penser à Rhapsody. N’en jetez plus…
Avec se double album majestueux, Christopher Johansson et ses « employés » ont su extraire la quintessence même de leur style et arriver enfin à une quasi perfection au bout de longues années de travail. Lemuria / Sirius B est donc avant tout un formidable aboutissement pour un musicien ayant toujours eu à cœur de produire un travail musical personnel. Un témoignage indispensable faisant passer presque tous les groupes de Metal sympho à chanteuse pour des gamins faisant mumuse sur des claviers Bontempi.
BG
1 commentaire |
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| Mini-Chronique |
 18 / 20 |
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Frère jumeau de Lemuria… non pas vraiment… disons juste frère, car c’est bien là deux albums que nous offre Therion, et non pas un double cd comme on pourrait le croire.
D’ailleurs, un troisième volet est déjà prévu pour ce qui devrait donc être une trilogie (et quelle trilogie !!!).
Mais pour en revenir à ce Sirius B, ici plus de voix saturées, mais juste le chant heavy de Christofer Johnsson. Enfin juste… pas vraiment, le nombre de musiciens, et même de chanteurs qui interviennent sur cet album est simplement incroyable, et ainsi Therion fait intervenir moult chanteuses, chanteurs aux timbres de voix différents, pour une impression de richesse incroyable.
Les chœurs sont bien évidement toujours là, mais légèrement moins en avant, ils laissent plus les chanteurs/chanteuses en avant plan. Et quand aux parties musicales, elles sont toujours aussi magnifiques, parfaites, sans un seul moment tomber dans le pompeux, tant tout est parfaitement orchestré la musique de Therion sait rester belle, presque légère…
Donc un album un brin moins puissant que son confrère Lemuria, mais plus recherché mélodiquement.
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