1. The Rise Of Sodom And Gomorrah
2. Birth Of Venus Illegitima
3. Wine Of Aluqah
4. Clavicula Mox
5. The Wild Hunt
6. Eye Of Shiva
7. Black Sun Draconian Trilogy
8. The Opening
9. Morning Star
10. Black Diamonds
11. Raven Of Dispersion les paroles
Après l’exploit qu’avait réalisé Therion avec l’album « Theli », c’est seulement un an après que « Vovin » sort. Cet album mérite tout autant l’attention que son prédécesseur car ils sont tous les deux des bijoux en étant complètement différents. Parce que la particularité de Therion, c’est d’innover sur chaque album. Ayant créé un bijou, un an avant, Therion en crée un autre nommé « Vovin ».
La différence avec « Theli », c’est qu’ici les orchestrations et surtout les chœurs sont encore plus mis en avant et met en retrait (à peine) les guitares.
Le premier titre « The rise of Sodom and Gomorrah » nous emmène dans un univers très sombre que Therion affectionne. Des chœurs omniprésents, cette chanson est de toute beauté. Même constat pour « Birth of venus illegitima », tout aussi magnifique. « Wine of Aluqah », ma préférée de l’album, est plus rapide et est dotée d’excellents riffsde guitare bien puissants. Le solis à la fin sont impeccables. La tension redescend sur « Clavicula Nox », longue de 8 minutes, qui nous envoie des chœurs sublimement interprétés, et des parties de guitares tout simplement magnifiques. Il y a un guest sur « The wild hunt », Ralf Scheepers, chanteur de Primal Fear. Cela donne plus de pêche à la chanson qui est vraiment excellente.
La seconde partie de l’album est aussi bonne et contient des jeux de guitare très beaux et des soli magnifiques. Elle est aussi un peu plus lente et laisse une place importante aux chœurs.
Le titre de fin, « Raven of dispersion » est magnifique et conclut parfaitement cet album.
Le génie Christofer Johnsson n’a pas fini de nous impressionner. Therion innove à chaque album et c’est tant mieux. Certains préfèreront « Theli », d’autres « Vovin » mais après chacun ses gouts car ils sont sublimes tous les deux.
Chapeau…
La popularité de Therion augmente de façon fulgurante depuis 1996 et la sortie de "Theli", et ce, malgré une tendance à pondre des mélodies d'une candeur énervante au plus haut point, alourdies par des répétitions malvenues. Sur "Theli", ces écueils étaient plutôt discrets, et l'on retenait majoritairement les réussites musicales évidentes de l'album.
Par contre pour Vovin, c'est une autre histoire... Mes lointaines écoutes passées m'en avaient laissé un meilleur souvenir, mais le constat est sans appel : remplissage de bout en bout. Vous allez me dire que, quand même, j'exagère, certains titres sont bons.
Pour nuancer mon propos, je dirais que jusqu'à The Wild Hunt (incluse), ça reste agréable à l'écoute, et c'est le principal. Mais cette petite demi-heure (29'34" pour être exact) aurait pu tenir en 15 minutes tellement les répétitions foisonnent. Sur un morceau comme Wine Of Aluqah, ce n'est pas gênant et ce titre demeure à mon avis le point d'orgue de l'album. A l'opposé, Birth Of Venus Illegitima, sympa la première minute, devient franchement gonflant à force d'égréner les couplets par packs de douze et les refrains par packs de six. Il en va de même pour le morceau d'ouverture et Clavicula Nox, qui frappe... par sa torpeur.
A partir de Eye Of Shiva, c'est une longue descente vers un sommeil profond. Riffs bateaux, mélodies téléphonées, oh-oh-oh ah-ah-ah en pagaille, dites, on en remet une couche? Vous avez mal retenu le refrain? Qu'à cela ne tienne, le revoilà! Rideau.
Ce qui aurait pu être un bon mini-LP est devenu un manifeste de remplissage. Vovin ou comment pondre un album entier avec un minimum d'idées.