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Liste des groupes Power Metal Theocracy Mirror of Souls
CD, date de parution : 26 Novembre 2008 - Metal Ages Records / Soundholic / Ulterium Records
Style: Power Metal

NOTE SOM : 15/20
Toutes les notes : 18/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. A Tower of Ashes 04:44
2. On Eagles' Wings 04:11
3. Laying the Demon to Rest 09:37
4. Bethlehem 05:51
5. Absolution Day 06:46
6. The Writing in the Sand 06:43
7. Martyr 07:39
8. Mirror of Souls 22:26
Total playing time 1:07:57

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31 avis 2 18/20
Chronique
16 / 20
    metalpsychokiller, Mardi 09 Décembre 2008 parlez-en à vos amis  
Créé en 2002, Theocracy est initialement le concept solo d’un chanteur/guitariste/compositeur de génie ; le charismatique Matt Smith. Celui ci pondant d’entrée en 2003, soit juste un an après, un très prometteur album éponyme réalisant tout lui-même de A à Z. On n’est jamais si bien servi que par soi-même, c’est un fait ; mais malgré les critiques Outre-Atlantique encensant de façon unanime cette première offrande, notre One Man Band ne s’en est pas moins décidé à s’entourer d’autres zicos pour créer un véritable combo. Le rejoignirent donc le batteur Shawn Benson, le guitariste Jon Hinds et le bassiste Patrick « Hoyst » Paris –qui s’est débarqué depuis- pour la réalisation de ce second album, « Mirror of Souls », qui sera mixé par Matt lui-même puis masterisé au Finnvox à Helsinki par le bien connu Mika Jussila.

Voilà, les présentations étant faites, et sachant dorénavant de qui nous parlons ; on peut taper directement dans le bois dur. Et de teck, il en est question avec ce petit bijou quasiment surgi de nulle part et devant mettre un bon coup de vent rafraichissant sur le christian/heavy power sympho. Tel l’ouragan Reinxeed, la tornade Secret Sphere, ou encore le cyclone Crystallion ; le tsunami du dieu Matt est une véritable tuerie continuelle ne pouvant engendrer que des reviews de fans tant la trackist offerte est un postulat à l’asservissement total. Mister Smith, pas le Brad Pitt de ces dames, assène et pourfend sans rémission ni reddition. Tels les croisés en route pour Jérusalem, le combo d’Athens en Georgie nous délivre avec une conviction inébranlable un véritable Graal de speed mélodique.

Des titres très diversifiés alternant mid tempo, heavy, ou speed fracassant; des orchestrations symphoniques ciselées, emphatiques ou évanescentes, des gros riffs saignants et acérés, le tout sur une rythmique en acier liquide… Rien de bien nouveau jusqu’alors me direz-vous. Certes, mais tout ceci est mis au service de compositions aux mélodies particulièrement accrocheuses qui s’insèrent immédiatement dans vos neurones, tel le « Ashes of Tower » initial, et vous surprennent d’emblée à hurler les refrains à tue tête. Pas de démonstrations techniques à n’en plus finir, ni de compos dont il faut des décennies pour en assimiler les tenants et les aboutissants. Ici, on fait dans le plaisir immédiatement assimilable, voire dans l’hymne avec « On Eagles Wings », pas dans le difficile d’accès.
N’en déduisez pas pour autant que l’on surfe dans le consommable jetable. « Bethlehem » et ses deux minutes d’intro aux guitares acoustiques est la preuve, si besoin en est, pour vous convaincre du grand art de nos ricains. Des chœurs à vous couper le souffle –une constante dans la galette-, une ambiance médiévale de ménestrels digne des meilleures inspirations des suédois de Falconer, un timbre de voix au panel chatoyant mais ne virant jamais dans la caste eunuques, une progression grandiloquente ; cela nous change de la traditionnelle ballade au milieu de leurs albums que délivrent inexorablement les combos power. Le changement a souvent du bon, mais là il tend tout simplement vers l’excellence.

Les futurs conquis de ce « Mirror of Souls » avanceront certainement un petit bémol qui a trait justement au titre éponyme de l’album dont la durée (plus de 22 minutes) risque d’en laisser sceptiques un bon nombre. Véritable melting pot de plans, on ne peut pas dire que cela soit totalement indigeste ; mais on reste ébahi par l'acollement de tous ceux-ci entre eux sans véritables imbrications ni fil conducteur. Certaines plages ont un réel intérêt d’agrément ; et épurées il y avait matière à terminer en apothéose. Mais il faut croire que le brillantissime Matt, avait décidé de nous jeter en pâture toutes les chutes lui restant en boutique… Le résultat tient du medley de plans de seconde zone.

Et c’est bien dommage car après la calotte des sept premiers titres, cette fresque de clôture nuit à l’impression d’ensemble. On a frôlé la perfection, et l’on retombe, enfin presque n’exagérons rien, dans les poncifs et les itérations du Power (et du Prog), que nous délivrent en cascades des multitudes de groupes. Erreur de jeunesse peut-être, ou quelque autre raison avancée que ce soit, il n’en demeure pas moins que l’on a là un P…N d’album…
Vous n’aurez qu’à zapper le dernier titre s’il ne vous convient pas…

16/20 METALPSYCHOKILLER




9 Commentaires
Chronique
13 / 20
    dark_omens, Jeudi 20 Fevrier 2014 parlez-en à vos amis  
Un second pas miraculeux eu égard au premier...

Pour user d'une métaphore un peu audacieuse, eu égard aux croyances de Matt Smith, chanteur, guitariste et fondateur, de ce Theocracy, le batteur Shawn Bensson est le messie dont la formation américaine avait tant besoin. Oublié donc ces temps obscurs où en un album éponyme moyen, il devait se contenter de programmer une boite à rythme aux sonorités désespérément mécaniques pour un résultat manquant singulièrement de profondeur. Désormais l'instrument de Shawn offrira tout le panel de ces sons si délicieusement organiques sur ce second effort baptisé Mirror of Souls.

Et d'emblée, la différence est manifeste. Derrière ces fûts l'homme offre une dimension supplémentaire à ce Heavy Power Metal d'inspiration européenne et conservatiste. Il le fait d'autant plus facilement que l'opus est pourvu d'une production plus moderne qui met davantage en valeur les travaux de l'ensemble de ces musiciens.

Ce premier constat appréciable sera suivis d'un second qui, quant à lui, le sera, malheureusement, nettement moins. Si l'œuvre affiche un rendu sonore plus dense et plus profond, ses deux premiers morceaux trahissent l'absence, ou du moins la présence moins manifeste et moins attirante, de ces passages plus nuancés qui autrefois parsemaient parcimonieusement les travaux de ce groupe. Il faudra attendre le sombre, agressif et remarquable Laying The Demon To Rest aux cadences effrénés (se rapprochant même parfois, toutes proportions gardées, de ces rythmes exaltés de genres plus extrêmes (Thrash, Death)), pour enfin retrouver le talent et l'efficacité de ces artistes dans la composition de cette délicieuse diversités. Un premier plaisir bientôt suivi d'autres (Absolution Day, The Writing in the Sands, Martyr)

Au-delà de ces considérations, essentiellement technique, et de ces plaisirs coupables, la musique de ce trio n'aura guères évolué se contentant, le plus souvent, de ce classicisme issu du vieux continent (les académiques À Tower of Ashes, On Eagles'Wings ou encore, par exemple, la ballade Bethlehem). Evoquons tout de même ces guitares qui demeurent toujours aussi efficaces ces chants qui, sans toutefois s'illustrer particulièrement, ont quelque peu gagné en maturité. Soulignons encore le propos de ces Américains qui reste très ancré dans une harmonieuse mélodicité mais qui évite désormais de sombrer dans une certaine naïveté mièvre, comme ce fut le cas parfois naguères.

Venant clore un album globalement satisfaisant, le titre Mirror of Souls et ses 22 minutes sauront peut-être séduire les amateurs de ce genre d'exercice de style. La fresque peinera tout de même à retenir l'attention d'un auditeur perdu dans ce genre de construction dantesque et complexe. Bien évidemment, certains passages de ce tableau sont intéressants si tant est qu'on puisse rester attentif à ce qu'elle tente de nous conter.

Le second album des Américains de Theocracy, Mirror of Souls, aura donc profité de quelques améliorations bénéfiques qui ne parviendront pas à faire de ce disque un incontournable mais qui seront suffisantes pour ceux qui sauront s'en satisfaire.




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