Apus

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Nom du groupe The Schoenberg Automaton
Nom de l'album Apus
Type Album
Date de parution 03 Juin 2016
Produit par Shane Frisby
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1. Year Zero
2. Swarm
3. Lost City of Embers
4. Withering
5. ...And Thus Spoke Helepolis
6. Master of Obsolescence Pt. I
7. Of Omnipotence
8. Prince Monopolist
9. Vengeance
10. Praise the Sun
11. Don’t Be Disputin’ with Rasputin
12. The Fragile Ones
13. Fear

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The Schoenberg Automaton


Chronique @ cm91

26 Novembre 2017

Une musique très personnelle, presque expérimentale

"L'automate de Schoenberg" ? Voilà un nom bien peu orthodoxe, qu'est-ce donc ? Un code scientifique ? Un bijou à la pointe de la technologie ? D'après mes recherches, cet "automate" désignerait non pas une machine, mais une technique mise au point par le compositeur autrichien Arnold Schoenberg pour s'émanciper de toute tonalité dans la musique: le dodécaphonisme. Hum... Cela semble assez complexe... Les explications plus ou moins confuses du groupe ne viennent pas arranger les choses... Enfin laissons ce sujet aux avides de recherches en musicologie, et concentrons nous sur ce "Apus".

"Apus" est donc le successeur de "Vela" écrit en 2013 par les australiens de The Schoenberg Automaton. Formation créée à Brisbane en 2009, et dont la musique est disons le tout de suite assez inhabituelle. Au niveau artwork, on retrouve cet être mystérieux au corps humain et à la tête cybernétique de la précédente pochette, mais cette fois-ci, il s'agit d'une statue qui semble avoir activé une phase de destruction imminente sans doute suite aux prières de cette étrange confrérie de moines obscures.

La musique des australiens est selon le terme des musiciens "abstraite", elle est surtout trompeuse. En effet, juste l'introduction "Year zero" et ses bruits angoissants aux relents électroniques peuvent faire penser à du metal industriel, mais un arpège glacial nous renvoie à des sonorités black metal, que penser du coup ? Du black industriel ? Le titre "Swarm" nous fait bien comprendre le contraire: les guitares arrivent sans crier gare, et le hurleur nous crache ses poumons de toute ses forces, tandis que le bassiste nous groove le morceau et le batteur alterne les accélérations et les cassures rythmiques avec une facilité déconcertante.

Après presque une heure d'écoute, on comprend que l'on a affaire à groupe qui s'affranchie des codes pour créer une musique très personnelle, presque expérimentale. Dans ce mélange inhabituel, nous retrouvons des arpèges dissonants et une petite touche progressive à la Gorguts comme sur "...And thus spoken Helepolis", des cassures rythmiques comme sur "Prince Monopolist" ou "The fragile ones" parsèment le disque, sans pour autant tomber dans la démonstration à outrance, et une légère dose de deathcore qui s'illustre par le côté très "rentre-dedans" des chansons et par le chant qui jongle entre hurlements stridents et rocailleux.

Au niveau instrumental, comme cité plus haut, le batteur fait un véritable travail de bûcheron tant il martèle ses fûts, le bassiste nous fait bien comprendre qu'il n'est pas là pour la figuration, et les guitaristes sont au top au niveau technique. Leurs prestations sont époustouflantes, seulement, il n'y a quasiment pas de solos, mais vu le niveau des musiciens, on se dit que l'on peut s'en passer. Le nouveau chanteur Jake Gestle se débrouille très bien, bien que son timbre de voix apparaisse parfois un peu monotone sur le long terme.

Enfin, dernière remarque après j'arrête, ne vous laissez pas abuser par les titres qui prêtent à sourire comme "Don't be disputin' with Rasputin" parce que niveau paroles, on entre dans des thèmes scientifiques ou philosophiques très recherchés, je n'en dirai pas plus, il y a de quoi donner mal à la tête à un néophyte. Donc, prenez bien le temps d'écouter plusieurs fois ce "Apus" et vous verrez que vous aurez là un monolithe technique et mélodique.

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