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Dark Gothique The Old Dead Tree The Water Fields
CD paru le 17 Septembre 2007 - Season Of Mist
The Old Dead Tree : The Water Fields, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. Start The Fire
2. Don't Wake Me Up (Those Who Never Wear White)
3. Dive
4. What's Done Is Done
5. The Water Fields
6. Is Your Soul For Sale?
7. A Distant Light Was Shining
8. Regarding Kate
9. Rise To The Occasion
10. Hey
11. This Is Now Farewell

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6,92 €
Chronique
    Julien, le Mardi 25 Septembre 2007 parlez-en à vos amis  
Au fil de deux bons albums et de grandes tournées au sein de belles contrées, les The Old Dead Tree ont su se construire une « fan base » assez importante. Il faut dire que le groupe se donne les moyens de réussir en nous proposant une musique aussi facile d’accès que captivante pour les puristes. Et oui j’ai lu dans le magazine de la Fnac (pour ne pas les citer) que The Old Dead Tree est une sorte de Opeth à la française en plus pop. Rapport à certaines lignes de chant peut être, ou à quelques riffs. Qui sait, en tous cas ce disque va en faire bouger plus d’un ça c’est sûr.

On pouvait craindre après le départ de l’un des compositeurs principaux mais que nenni. L’arbre ne s’est pas déraciné pour autant et au contraire l’arrivée de sang neuf s’est faite avec facilité. Passé ce point nous voilà donc face à The Waters Field. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce disque est bougrement bien fichu. Rien n’est laissé au hasard, chaque note, chaque arrangement, tout est bien ficelé. Les compos en elle-même arrivent à allier homogénéité et diversité. Etonnant comme concept non ? Simple, le disque donne une impression compacte mais pris un à un les titres sont bien riches avec diverses influences. Tantôt plutôt funky, tantôt plutôt symphonique, tantôt plutôt pop, ce disque révèle toute sa richesse au fur et à mesure des écoutes. Le chant est très prenant par son intensité et il faut dire que l’ami Manuel y met tout son cœur. Que ce soit en chant death impeccable ou en chant clair, peut être un peu trop Musesque à mon goût, l’intensité est là. La musique vit à travers sa voix. A la manière d’un Opeth, The Old Dead Tree déverse sa musique en alliant force et volupté. Le message est clair et bien rendu par les compos.
Le son est limpide et l’on sent le gros travail qu’il y a derrière. Dommage cependant que le chant soit mis autant en avant. Même s’il est captivant il prend parfois trop le pas sur le reste. Pas une grand mal pour autant.

Ce Water Fields était le disque à faire. Le groupe possède ainsi une grosse bombe qui pourra les faire véritablement exploser aux yeux de tous. Accessible et pas inintéressant pour autant, The Old Dead Tree va marquer cette rentrée avec sa classe et son panache.


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2 commentaires
Chronique
20 / 20
    Icare, le Lundi 06 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
Aaaah, ce somptueux album....
Si j'avais déjà écrit une chronique dithyrambique sur le premier album de mes frenchies préférés, que dire de celle qui va suivre? Que ce n'est qu'une suite d'éloges mièvres, de louanges totalement subjectifs et de compliments disproportionnés? Peut-être. Toujours est-il que The Water Fields est l'une de ces oeuvres musicales qui vous touchent au plus profond de votre être, vous transportent loin, très loin, dans des sphères épurées où la beauté règne en maître, vous happent dans un tourbillon d'émotions superbes et vous chavirent les sens de par leur intensité.
Comment décrire ce voyage intemporel et si troublant où tout fusionne en une perfection ultime? Pour faire simple, disons que le groupe a sublimé sa recette miracle et est parvenu à intensifier tous les éléments qui faisaient sa force et son identité: les mélodies sont encore plus touchantes et entêtantes, les riffs profonds et habités empreints d'une mélancolie poignante sont, paradoxalement plus rentre-dedans, et la batterie s'emballe plus que jamais pour des titres plus violents et plus sombres. La voix claire de Manuel est toujours aussi juste et limpide, poignante d'émotions et d'intensité, et sert de véritable fil conducteur aux mélodies superbes, d'une profondeur à couper le souffle, qui se succèdent tout au long de cette galette. Du coup, les éructations death, utilisées avec plus de parcimonie, ont un impact décuplé, d'autant qu'elles épousent souvent à la perfection les lignes mélodiques les plus intenses, et l'apothéose est atteinte quand les deux voix fusionnent sur des passages dantesques à vous chavirer l'âme (la fin de Rise to the Occasion, à vous tirer des larmes!!!). Ici, le style si particulier de The Old Dead Tree, qui joue sur les contrastes entre violence et mélancolie pour transporter l'auditeur, est magnifié: jamais les chansons n'auront été si riches et variées, et pourtant, l'album conserve tout du long une cohérence parfaite. C'est que les changements s'opèrent à l'intérieur même de chaque titre, tous finement travaillés, révélant des émotions diverses et contenant toujours une explosion bouleversante qui s'empare de vos sens, vous possédant littéralement et réduisant votre être à un simple réceptacle d'émotions pures d'une intensité addictive (la fin de Regarding Kate).
Finies les mélopées un peu naïves et les élans d'enthousiasme juvénile un peu maladroits que les plus exigeants pouvaient éventuellement reprocher à The Nameless Disease, le groupe a gommé tous ses défauts en complexifiant ses compositions et en accentuant les contrastes qui font la beauté de sa musique. C'est simple, ici, pas de faux pas, aucune faute de goût, rien à jeter. Si certaines mélodies peuvent paraître un peu difficiles d'accès à la première écoute, ou si quelques passages peuvent encore sembler un peu insipides (le couplet gentillet de Is Your Soul For Sale), c'est que les chansons s' appréhendent dans leur ensemble, et ces quelques faiblesses aident justement à faire ressortir avec une force inouïe ce magma de beauté, de mélancolie, et de tristesse qui ne manque jamais d'exploser et qui nous plonge irrésistiblement dans un état de béatitude mélomane et de rêverie contemplative.
Bref, je pourrais m'étaler pendant plusieurs pages sur la magnificence de cet album, sur la beauté et la profondeur de la musique et sur les émotions profondes et intenses que ces superbes mélodies me procurent, mais je préfère me contenter de vous en recommander corps et âme l'écoute et de conclure qu'il s'agit simplement pour moi de l'album le plus marquant et le plus sublime que j'ai jamais eu la chance d'écouter, ni plus ni moins. The Nameless Disease est le témoignage ultime d'un groupe, l'apothéose magnifique d'un sous-genre musical, et un grand chef-d'oeuvre de métal, qui, en admettant que cette dernière existe, vient caresser du doigt les ailes dorées de la perfection.


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