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| CD paru le 10 Mars 2005 - Karmageddon Media |

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1. Army of the Despised 4.18
2. 7 Months of Suffering 5.37
3. Concrete Sarcophagus 3.28
4. 1567 - Under the Blood Campaign 4.08
5. The Haunted Ravines of Babi Yar 2.39
6. Origin 2.58
7. The Cruel Hunters 5.43
8. 1917 - Spring Offensive 4.03
9. The White Crematorium 10.53
Total playing time 43.52 |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Garde à vous !
Après un premier essai réussi : The Apotheosis (2003) chez Cold Blood Industries, les bataves remettent le couvert deux ans plus tard avec The White Crematorium et un line-up identique.
The Monolith Deathcult nous propose ici une pochette blanche maculée de sang qui tranche avec celle très sombre de leur premier album, mais qui colle plutôt bien au titre de l’album évoquant les gens morts dans le froid des goulags. Si l’artwork est quelque peu différent, la musique reste du Death Metal intense qui colle au mur l’auditeur dès les premières secondes d’ Army Of The Despised où l’on peut toujours ressentir les influences de Nile.
Par contre le son a gagné en netteté depuis The Apotheosis et le quatuor a décidé de profiter de la technologie moderne et ne se cachent pas d’utiliser quelques artifices afin d’obtenir ce gros son, il est écrit en toute lettre dans le livret : Sjoerd Visch : Battery, analog percussion and triggering, une franchise dont pourraient s’inspirer certains « pseudo-puristes ».
En tout cas le combo est toujours fasciné par la guerre et la mort et les photos en treillis et armes sont de rigueur ici. Des titres comme 1917 – Spring Offensive, véritable turie (ca tombe bien) sur lequel TMDC mérite le nom de machine de guerre, ou Concrete Sarcophagus confirment leur goût, ce dernier renferme d’ailleurs quelques passages électros et atmosphériques qui préfigurent de l’orientation musicale future de TMDC.
Pour le reste les morceaux démarrant en trombe comme 1567 – Under The Bloodcampaign déboîtent tout sur leur passage et certains côtés ne sont pas sans rappeler la violence de Panzerchrist.
Le clavier, tout en restant discret et utilisé avec parcimonie commence à être entendu ici (sa présence sur The Apotheosis était infinitésimale) mais heureusement sans dénaturer leur Death, l’instrumentale atmosphérique The Haunted Ravines Of Babi Yar faisant un excellent pont entre les deux moitiés de l’album.
Tout au long de ce CD The Monolith Deathcult parvient sans toutefois là dépasser, à égaler l’intensité de leur première offrande tout en ayant une production encore meilleure. Les hollandais ont peut-être perdu un poil de spontanéité mais y ont gagné en cohérence et en précision (le dévastateur et chirurgicale Cruel Hunters entre autre), tout bien pesé The Apotheosis et The White Crematorium se valent, d’où ma note identique.
Entre un premier album plutôt brut de décoffrage et un Triumvirate (2008) d’avant-garde, vous pouvais aussi choisir The White Crematorium qui n’est ni l’un ni l’autre, même si le bond du 1er au 2ième n’est pas aussi important que du 2ième au 3ième.
Enfin on notera une petite tranche de rigolade dans ce monde de brute avec un passage de folklore de l’est à la fin du lent et très Dark, The White Crematorium pour clore le CD. Qui a dit que les militaires n’avaient pas le sens de l’humour ?
Repos !
BG
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