Re-Issue in 2002 by Nuclear Blast with 2 bonustracks.
1. The Sulphur Feast 4.10
2. Bizarre Cosmic Industries 5.51
3. Planetarium 4.01
4. The Last of Dragons 6.28
5. Bringer of the Sixth Sun 6.32
6. Dragonheart 4.52
7. Planetary Black Elements 5.50
8. Chariots of Thunder 5.48
Bonustracks (Re-Issue 2002)
9. New World Order (Clubmix) 4.26
10. New World Order (Metalmix) 3.53
Covenant, issu de Bergen, fait partie de la seconde vague des groupes de black metal norvégiens, aux côtés de Dimmu Borgir ou Gehenna. Avec leurs albums respectifs In Times Before the Light & Stormblast, Covenant et Dimmu sont rapidement remarqués par l’écurie Nuclear Blast, qui décide, à l’époque, de miser gros sur le devenir de cette scène. L’histoire des deux groupes est ainsi assez liée, puisque, après des albums black traditionnels, usant certes déjà de claviers, les deux se métamorphosent alors en une entité black symphonique, beaucoup plus ambitieuse.
Ambitieux est en effet le mot qui désigne le mieux Nexus Polaris ; Le duo Blackheart / Nagash (Dimmu) s’adjoint des services d’Hellhammer (Mayhem), de Sverd (Arcturus), d’Astennu (Dimmu) et de Sarah Jezebel (Cradle Of Filth), pour livrer une œuvre black à la fois sombre, féerique & symphonique, servie par un son d’une puissance impressionnante.
La musique est basée sur une assise rythmique sans faille, grâce à la précision du jeu de batterie d’Hellhammer, et aux riffs de guitares du couple Blackheart / Astennu, tout aussi millimétrés et tranchants. Sverd remplit quant à lui chaque titre de nappes de claviers, utilisées à la fois en tant que piano classique, et instrument symphonique. Enfin, les vocaux de Nagash, principalement black mais très variés, se mêlent admirablement aux supports lyriques de Sarah Jezebel Deva. L'ensemble est ainsi emprunt d’une grande somptuosité, joué par des musiciens, tous virtuoses dans leur domaine respectif.
Tous les titres forment de surcroît un album d’une homogénéité exemplaire, bien que possédant chacun une coloration propre, que ce soit la superbe partition de piano au sein du morceau Bizarre Cosmic Industries, l’envolée lyrique de Sarah Jezebel sur Planetary Black Elements, ou encore la puissance des riffs de Chariots Of Thunder, et son final parmi les plus majestueux jamais entendus.
Le concept de Nexus est également très différent des thèmes habituellement abordés dans la scène black, puisque le groupe parle des étoiles, du cosmos et d’intelligence extra-terrestre. Cela se ressent sur le choix de l’illustration, un dessin d’Andreas Marshall, qui dévoile une déesse indiquant le chemin des étoiles, telle la statue du célèbre F.A.Bartholdi, indiquant le chemin de la liberté.
Peut-être moins connu que Dusk And Her Embrace, Enthrone Darkness Triumphant, Aspera Hiems Symfonia ou Storm Of The Light’s Bane, Nexus Polaris est pourtant tout aussi déterminant ; il fait partie des albums ayant contribué à l’évolution du black metal, vers des contrées encore inexplorées, et lui forgeant une nouvelle facette, celle du mariage entre son côté sombre et celui grandiose du metal symphonique.