Afterwords

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Nom du groupe The Gathering
Nom de l'album Afterwords
Type Album
Date de parution Septembre 2013
Style MusicalMetal Atmosphérique
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1. S.I.B.A.L.D.
2. Echoes Keep Growing
3. Areas
4. Afterwords
5. Tuning in, Fading out
6. Gemini III
7. Afterlights
8. Sleep Paralysis
9. Bärenfels

Chronique @ Sowilo

05 Novembre 2013

On se doutait bien de l’aspect secondaire de ce disque, et l’écoute le confirme.

L’année dernière, The Gathering sortait Disclosure, leur dixième album. Discrètement, sans tapage médiatique, loin, on pourrait croire, des années 90 où leur nom s’était installé au rang de ceux qui ont comptés pour la musique metal. Pourtant, loin du profil de groupe moribond qui n’en finit plus de décroître, les confrères ont suivi depuis longtemps une route très personnelle, libre de contraintes stylistiques et se moquant des barrières entre les genres. Leur musique est devenu moins grandiloquente, plus intimiste, mais non moins travaillée et innovante. Disclosure continuait avec assurance ce chemin, qui s’éloignait toujours plus de ses origines sans jamais vendre son âme. Et manifestement, le groupe avait besoin de s’arrêter un peu sur cette réussite, puisqu’ils nous proposent aujourd’hui Afterwords, essentiellement composé de « remakes » de Disclosure et de quelques nouveautés. On se gardera bien de qualifier cet objet de nouvel album, et on lui réservera une bonne dose de méfiance. Et au final, voici ce qu’on y trouvera.

Décryptons d’abord le menu. Le groupe semble bannir le terme de remix pour celui de « remake », prétextant avoir fait de véritables nouveaux morceaux avec le matériel original. Vous l’appellerez comme vous voudrez, mais concrètement, le groupe a déstructuré les chansons pour recoller les bouts différemment, utilisant beaucoup d’électronique comme liant. Présenté comme ça, ça n’est pas très sexy, mais c’est un peu l’idée que je nomme remix d’habitude, en ce qui me concerne. J’aurais peut-être appelé remake des réenregistrements complets, interprétés différemment. C’est ce qu’ils ont fait avec « Gemini III », et uniquement celle-là. Bref, l’important est de savoir à quoi on a à faire. Et pour finir de casser les mythes de la track list, deux pistes qui semblent être des nouveaux morceaux, s’approchent plutôt d’interludes instrumentaux. Bon, on a dit ce qui est fâcheux, c’est fait, mais on ne va pas tirer de conclusions hâtives pour autant et écouter tout ça de plus près.

La confrérie n’est pas née de la dernière pluie, et sait faire du son. De ce côté-là, on ne sera pas déçu, il y a de quoi tendre l’oreille, profiter des hauts et des bas, des petites finesses et des gros sons qui sont toujours là où il le faut. Ceci dit, comme vous l’aurez déjà compris, l’orientation est électronique, cette fois plus que jamais. Les racines metal n’ont jamais été aussi loin. Ca n’empêche pas de retrouver des ingrédients qui ont fait la force de Disclosure, à l’image de cette intro pleine de guitare planante gonflée à la réverb', et accompagnée de longues notes de cuivres et de vocalises féminines. De l’huile essentielle de Disclosure, que je vous dis.

Il y a quand même un peu de neuf dans Afterwords, à commencer par la chanson qui porte ce titre. On y retrouve, seul au micro, Bart Smits, qui growlait pour le groupe à ses débuts, avant l’arrivée d’Anneke. Ici, point de growl évidemment, mais un nom qui vient assez rapidement en tête (du moins dans la mienne), Depeche Mode. Un petit côté Dave Gahan se dégage du chant du bonhomme, avec un certain arrière goût gothique en plus. Cette espèce de new wave trip rock passe plutôt bien et constitue un des bons moments du disque. A côté, « Areas », une reprise d’une chanson des années 80 que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve. Le fait est que l’air dépayse pour du The Gathering, avec ces petites lignes de claviers et ces espèces de grillons en arrière plan. On aura là les seules véritables nouvelles lignes de chant du disque pour Silje. Là encore le groupe nous embarque dans quelque chose d’inattendu de leur part, avec un ton plus léger.

Question nouveau matos, il n’y a donc pas de quoi y passer des heures, et il va falloir se rabattre sur les remix.
Le groupe nous prend par la main, nous rassure avec des éléments que nous connaissons déjà, (des lignes de chant, des arrangements etc.), et nous emmène dans quelque chose d’ambiant, de reposant, d’atmosphérique. Là, ils arrivent parfois à faire du neuf avec du vieux, à en sortir quelque chose de vraiment inexploré avant. A deux reprises, on trouve une ambiance presque ethnique, tribale, avec des samples de voix joués au clavier. Agréablement intrigant, ces passages me rappellent une B.O d’un vieux jeu d’aventure PC, Lost Eden. Je sais, il y a certainement mieux comme comparaison, mais galérez à retrouver ça et venez m’en reparler…
Malheureusement, pour quelques trop courts passages innovants, on a beaucoup de creux, de passages utilisant des bouts de leur modèle sans trop savoir quoi en faire. La splendide « Heroes for Ghosts » se retrouve avec le remix le plus vide du disque, la mélodie de cuivre reprise venant attirer enfin notre attention, mélancolique, presque la plainte du fantôme de l’original demandant qu’on laisse sa beauté en paix.

On se doutait bien de l’aspect secondaire de ce disque, et l’écoute le confirme. Oh non, il n’est pas mauvais, il est même une très bonne occasion de se laisser emmener sur des terrains différents par un groupe qui nous promet de garder nos repères tout en voyageant un peu. Il lui manque juste de la substance, de la force personnelle. L’inévitable comparaison avec son modèle lui sera toujours dommageable, alors que ce sont ces mêmes auditeurs qui s’y intéresseront potentiellement. A vous de voir.

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rammstein59 - 13 Décembre 2013: j'ai assisté à leur concert sur Lille il y a quelques semaines afin de découvrir le chant de Silje Wergeland, j'ai été agréablement surpris. Elle est magnifique que se soit sur ses chansons et celles chantées par Anneke. La musisque est toujours aussi envoûtante et prenante. Bravo à Gathering et si vous avez la chance qu'ils passent par chez vous je vous conseil d'aller écouter leur musique en live. Merci Gathering.
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