The Dark Element

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe The Dark Element
Nom de l'album The Dark Element
Type Album
Date de parution 10 Novembre 2017
Style Musical
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1.
 The Dark Element
 
2.
 My Sweet Mystery
 
3.
 Last Good Day
 
4.
 Here’s to You
 
5.
 Someone You Used to Know
 
6.
 Dead to Me
 
7.
 Halo
 
8.
 I Cannot Raise the Dead
 
9.
 The Ghost and the Reaper
 
10.
 Heaven of Your Heart
 
11.
 Only One Who Knows Me
 

Acheter cet album

The Dark Element


Chronique @ Eternalis

26 Novembre 2017

Un certain nombre de choix et d’évidences font que l’opus n’est pas forcément la réussite attendue [...]

Nous avions abandonné Anette Olzon sur un premier opus solo peu reluisant, pourtant intitulé "Shine" mais au rayonnement qui fut bien faible. Vivre après avoir fait partie d’une grosse machine n’est pas évident, entre passé forcément encombrant et avenir en forme de questionnement. Il faut parfois des années pour ne plus n’être que le simple « ex membre de … » et certains ne parviennent jamais à s’en défaire.
Nous parlons dans cet article forcément de Nightwish et, dans ce contexte, même plus de dix ans après, Tarja Turunen reste pour beaucoup la première chanteuse du groupe finlandais et nombreux sont ceux qui attendent avant tout des anciens morceaux lors des concerts que les opus solo de la dame (il faut l’avouer, inégaux). Qu’en sera-t-il de Anette Olzon ? Cette dernière ne possède de plus pas l’aura de la finnoise, sa technique n’est pas comparable et son départ de Nightwish fut plus mystérieux que pour Tarja. Ajoutons à cela un premier opus solo plus proche de ses racines, c’est-à-dire pop, et il est évident que le public du combo culte de metal symphonique n’attendait plus grand-chose de la suédoise. C’est finalement autant par curiosité qu’insatiabilité musicale que The Dark Element retentit dans nos oreilles.

The Dark Element ? Qu’est-ce donc ?
Ne nous formalisons pas de l’immonde (après tout, l’ensemble des gouts sont dans la nature parait-il) artwork et des noms entremêlés (petits soucis d’égo ?) qui l’encombre encore plus pour comprendre ce qu’il en est : The Dark Element est le projet conjoint d’Anette Olzon qui s’est associée aux services de Jani Liimatainen (guitariste originel de Sonata Arctica, également compositeur de Cain’s Offering avec Timo Kotipelto), guitariste bien connu du monde musical finlandais. Dès lors, il apparait logique que, suite au relatif échec de "Shine", Anette a décidé de revenir à ce qui lui offrit le succès en officiant avec un guitariste qui a longtemps clamé (tout comme Tony Kakko, son ex compagnon de Sonata) son respect et son admiration envers Tuomas Holopainen.
N’y allons pas par quatre chemins : The Dark Element profite de l’expérience de l’ensemble de ses membres et livre un premier opus carré, professionnel, bien produit et impeccablement emballé dans sa promotion et ses clips vidéos. Cependant, un certain nombre de choix et d’évidences font que l’opus n’est pas forcément la réussite attendue, notamment le fait qu’il enfonce, musicalement parlant, des portes ouvertes et qu’il lui manque un minimum de finesse et de subtilité, certains titres tombant dans la caricature de la vitrine du groupe.

"My Sweet Mystery" est le parfait exemple. Premier clip pour ce titre n’étant pas grand-chose de plus qu’un plagiat éhonté (pour une fois, le terme n’est vraiment pas loin de la réalité) du "Storytime" présent sur "Imaginaerum", particulièrement dans le riff principal, les orchestrations et le refrain. On ne peut plus parler uniquement d’inspiration quand tout est si proche. De plus, tant qu’à faire la comparaison, nous sommes forcés d’aller jusqu’au bout et, sur ce terrain, les orchestrations et le travail d’arrangements chez Nightwish est si dantesque que The Dark Element sonne plus comme un enfant voulant ressembler à son mentor. Les samples ne font pas illusions longtemps et l’ensemble fait cheap, même si cela reste efficace, chantant et agréable. L’effet est identique sur "Dead to Me" qui pique aussi énormément à Nightwish, particulièrement dans les nappes de claviers, la façon de riffer sur le pré-refrain et les chœurs qui ne tromperont personne. Le talent intrinsèque est là mais l’inspiration aux abonnés absents. Tout juste l’idée d’ajouter quelques mots de growls pourrait être considéré comme une idée personnelle mais elle est tellement sous exploitée qu’il serait trop généreux d’en parler en ces termes.

Heureusement, l’album n’est pas une succession de morceaux symphoniques et c’est clairement quand The Dark Element cherche à s’émanciper du groupe finlandais qu’il est le plus intéressant. Le morceau éponyme qui ouvre le disque amène des éléments électroniques et un riff très lourd qui laissait justement présager d’une tout autre direction. La voix d’Anette se fait sensiblement plus sombre jusqu’à un refrain où elle est reconnaissable, même si on pourrait regretter la reverb’ très appuyée sur ses lignes vocales, laissant songeur sur le résultat qui en résultera en live. Le très mélodique "Here’s to You", s’il évoque l’époque de "Century Child" au début, s’envole ensuite sur un magnifique refrain (surement l’un des meilleurs de l’album) se fredonnant dès la première écoute et faisant clairement mouche dans un registre moins metal mais d’une efficacité redoutable. Le riff est simple, presque en retrait, les claviers dominent le mix et la section rythmique fait son rôle sans fioritures. Certains trouveront clairement à redire sur le manque de fantaisie, de prises de risques mais The Dark Element se trouve plus personnel dans ce schéma plutôt que dans une dimension plus épique où l’ombre de son grand frère risque d’être à jamais beaucoup trop lourd à porter. Néanmoins, un compositeur comme Jani aurait pu apporter plus et on ne peut que penser que, depuis son départ de Sonata Arctica, son inspiration s’est clairement tarie et qu’il est loin le temps où ses riffs et ses mélodies résonnaient comme des hymnes (même si Tony Kakko y était pour beaucoup).

Nous aurons le droit à de vraies réussites comme "The Ghost and the Reaper", au refrain très arrangé et à la mélodie entêtante, posant un break épique et surtout des parties vocales de hautes volées. "Halo" également, peut-être le meilleur morceau de l’album, empreint d’une certaine poésie mélancolique sur les couplets et d’un refrain qui s’envole et rappellerait presque du Within Temptation sur le placement de la voix. C’est cependant trop peu pour faire plus qu’un album sympathique. Car c’est exactement ce qu’est ce premier album du duo suédo-finlandais. Un opus agréable à écouter, qu’on ressortira de temps en temps par curiosité, comme pour savoir si nous n’avons pas été trop sévère avec lui, mais qui se terminera toujours sur un constat identique, à savoir qu’il y avait quand même mieux à faire qu’un opus cherchant simplement à attirer les fans de son ancien groupe. Il aura au moins le mérite de remettre un coup de projecteur sur deux musiciens plutôt discrets dernièrement, peut-être même d’enclencher une tournée et, pourquoi pas, de revenir avec un second volet équipé de véritables ambitions. Si l’avenir devait être conditionné à l’unique réussite de cet album, ce serait probablement plus difficile. Seul l’avenir nous dira ce qu’il en est …

2 Commentaires

2 J'aime

Partager
Share to Facebook Share to Myspace Share to Twitter Stumble It Email This More...
pielafo - 01 Décembre 2017:

Pourtant je trouvais que ca sentait bon. Apres, on dirai VRAIMENT du Cains Offering. Toujours ces progressions a la Jari qui fait toujours la meme chose depuis Reckoning Night... C'est lassant. 

 
David_Bordg - 02 Décembre 2017:

Vraiment pas terrible ce premier album et je rejoins Pielafo toujours la même progression musicale!

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de The Dark Element


Autres albums populaires en