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| CD paru en1997 - Black Sun Records |

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Recorded when the band's name was CROWN OF THORNS.
1. Angels Die 2. Beautiful Evil Soul 3. In Bitterness and Sorrow 4. The Black Heart 5. World Within 6. The Serpent Garden 7. Kill (The Priest) 8. Misery Speaks 9. Hunger 10. Death of God
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Fort d’un premier album assez magistral, le quintet suédois décide de ne pas changer une équipe qui gagne et réinvesti avec le même line up le studio Paulsson pour y enregistrer le successeur de The Burning. Le groupe semble en tout état de cause avoir accentué son imagerie antichrétienne avec une pochette explicite du réputé Necrolord.
Le piège aurait été de reprendre strictement les mêmes recettes et d’assurer tranquillement un « The Burning bis » en moins inspiré, à la manière d’un Grave avec You’ll Never See. Crown of Thorns n’a pas joué la sécurité et Eternal Death (1997) se démarque suffisamment de son prédécesseur tout en gardant la moelle principale. En effet de suite après l’intro acoustique de Angels Die, on retrouve cette frénésie Death / Thrash mais cette fois le côté Black metal est plus prononcé notamment dans je jeu de guitare usant de linéaires mélodiques allant jusqu’à rappeler Dissection ou Sacramentum. Il ne serait pas étonnant justement que la sortie de l’excellent Far Away From the Sun l’année précédente ai influencé le Death de Crown of Thorns.
Pour ce qui est du son en revanche il est sensiblement dans la même veine et privilégie le côté sec et énergique par rapport au gros son américain, l’alliance des riffs débridés et des mélodies est en tout cas très réussi sur In Bitterness and Sorrow démontrant une virtuosité certaine des guitaristes mettant une touche Heavy / Speed dans leur Death Metal, de plus la voix de Johan Lindstrand est toujours aussi rageuse, soutenant brillamment ses musiciens. Plus déroutant est le pavé The Black Heart (8 : 32) ou Marko Tervonen et ses sbires se mettent en mode épique à la old Enslaved / Gehenna pour s’orienter vers un Black / Death mélodique, mais le challenge est relevé, cette chanson ne jurant absolument pas au milieu de ce Eternal Death.
Crown of Thorns fait donc évoluer son Death vers des choses plus Black et mélodiques dans l’ensemble, mais les titres furieux ne sont pas en reste avec notamment Kill (The Priest) à la furie presque Grind ou Janne Saarempää atomise sa pauvre caisse claire, ou Beautiful Evil Soul montrant une fois de plus un mélange subtile mais agressif entre Death et Black.
Bis repetita pour clore l’album : Death of God un nouveau pavé de 10 : 08 se met en travers de notre chemin, balançant dans un premier temps un Death / Thrash suivi d’une nouvelle escapade Black épique centrale et d’un final enflammé très proche de l’intense Forget The Light qui achève le disque précédent.
Après un premier jet brillant, Crown of Thorns transforme l’essai, et sans non plus parvenir à le dépasser, donne un très bon successeur à The Burning en incluant juste ce qu’il faut de nouveaux éléments. En tout cas, difficile d’accuser Crown of Thorns de suivisme ou de plagiat tant sa musique est marquée d’une forte identité, nous pardonnerons donc les rares passages redondants et apprécierons à sa juste valeur ce dernier album sorti sous ce nom (*).
(*)Voir chronique de The Burning
BG
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