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Deathcore The Black Dahlia Murder Nocturnal
CD paru le 18 Septembre 2007 - Metal Blade Records
The Black Dahlia Murder : Nocturnal, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Everything Went Black 03:17
2. What a Horrible Night to Have a Curse 03:50
3. Virally Yours 03:02
4. I Worship Only What You Bleed 01:59
5. Nocturnal 03:13
6. Deathmask Divine 03:37
7. Of Darkness Spawned 03:22
8. Climactic Degradation 02:39
9. To a Breathless Oblivion 04:57
10. Warborn 04:40

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Chronique
    Fabien, le Jeudi 25 Octobre 2007 parlez-en à vos amis  
Alors que certains groupes scandinaves développent des sonorités US évidentes, à l’instar des redoutables Anata et Aeon, le gang américain de The Black Dahlia Murder s'oriente inversement vers un death mélodique aux accents suédois fortement marqués. Fidèle à son death croisé de touches thrash et même black, le groupe revient avec Nocturnal, son troisième album, tentant cette fois de ressusciter l’atmosphère death metal des années 90’s, optant notamment pour une illustration sombre de Kristian Wahlin, et des paroles crues en référence à cette époque.

Le cru Black Dahlia 2007 est difficile à définir, mêlant toujours des éléments death, thrash et mélodiques des scènes US et européenne, mais dégageant cette fois un parfum rappelant de loin The Gallery et Slaughter Of The Soul (Dark Tranquillity, At The Gates), sans toutefois renfermer autant de rage et de force. Mais pourtant, malgré la diversité de ses éléments, la recette de Nocturnal fonctionne, l’album bénéficiant d’un certain équilibre et d’une cohérence honnête.

Le tempo de Nocturnal est souvent rapide et tapageur, rappelant l’agressivité de Black Dahlia, mais contraste parallèlement avec les passages mélodiques "made in Göteborg" et les soli soignés de John Kempainen, à l’image de Deathmask Divine et Warborn. Enfin, si Trevor Strnad possède une voix écorchée à souhait, qui en rebute manifestement plus d'un, il l’oppose à des growls gutturaux, permettant d'apporter un dynamisme plus appréciable dans son chant.

Mis en valeur par une production équilibrée, et mixant rapidité, agressivité et mélodie, l'album Nocturnal dégage ainsi une énergie honnête et possède une ambiance retro sympathique, clin d'oeil aux influences premières de The Black Dahlia Murder. Le quinquet nord américain confirme dès lors un certain potentiel, délaissant cette fois-ci quelque peu son image deathcore agaçante, au profit d'un death mélodique aux teintes old school déjà un peu plus appréciables.

Fabien.

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9 commentaires
Chronique
18 / 20
    Arachnid, le Samedi 01 Aout 2009 parlez-en à vos amis  
Tous les deux ans, The Black Dahlia Murder nous pondent un nouvel album. C’est comme ça. Sept ans après leur création et donc deux années après le monstrueux Miasma, tout le monde (moi le premier) attendait beaucoup de ce troisième opus des cinq bourrins de Detroit. Dès la vue du titre puis de la pochette signée Kristian Wåhlin (Dissection, Bathory, Emperor…), on se dit que ce Nocturnal va être très black metal, la voix de Trevor et certains passages de leur précédent CD ayant démontré que le groupe pouvait aisément faire du black/thrash tout à fait convenable. Notons donc le soin ultime apporté à ce nouvel album, un soin tout particulier en apparence sérieux mais qui cache une dérision des plus fendardes.

Le CD dans la platine et c’est la grosse claque. The Black Dahlia Murder s’est une nouvelle fois surpassé ! Prenant le meilleur de Miasma tout en l’empreignant d’une toute nouvelle touche moderne qui rend leur style désormais immuable, l’album est un summum du genre. Alors oui : la touche black metal n’est pas que sur la (monstrueuse) pochette, on la sent également dans de nombreux passages, discrètement mais de façon à en ressentir l’influence même mineure, mais surtout dans la voix de Trevor qui prend ici un malin plaisir à surjouer des aigus pour allier la parodie à l’hommage. Le résultat est époustouflant, propre, net, puissant, sans embellissements inutiles.

Dès les premières notes de "Everything Went Black", le ton est donné : ça sera brutal ou ne sera pas. À la fois mélodique et énergique, le rendu final est tout simplement magnifique, cette nouvelle influence glauque donnant une réelle dimension à la musique des Ricains amateurs de musique scandinave. Les soli sont désormais plus présents, plus rapides, plus précis, plus mémorables et plus maîtrisés. Je parle des soli mais ça n’est qu’un simple exemple : tout l’album possède ces adjectifs tant il frôle la perfection musicale à mes yeux. Chant torturé aussi strident que tonitruant, guitares saccadées entre triple-croche aux riffs extraordinairement véloces, batterie du nouveau venu Shannon Lucas (échappé de All That Remains) infatigable donnant de sérieuses envies de bouger le teston tant elle est variée au même niveau que les grattes et de la basse qui accueille pour la première fois le tout nouveau Bart Williams, remplaçant quant à lui un David Lock absent (et c’est bien dommage). Avec ce Nocturnal, impossible de s’ennuyer, chaque titre étant clairement différent des autres tout en se rapportant à une ambiance unique qui les lie entre eux.

L’album-hommage (principalement à Jon Nödtveidt à ce que l’on dit) possède un petit bonus en la présence de l’un des morceaux-phares du disque, le bien nommé "What A Horrible Night To Have A Curse", titre de leur toute première démo. Et oui, les Black Dahlia s’amusent ; chose par ailleurs difficile à croire en écoutant le ton brutal donné à l’album ainsi que ses paroles malsaines au possible. Et pourtant… Absolument rien n’est à jeter, chaque piste s’enchainant à la perfection avec la suivante, toutes mixées à la perfection par un certain monsieur Jason Suecof. Résultat : le tout est sublime, doté d’un son sans pareil. Tant d’éloges pour un groupe presque pompeux de At The Gates diront certains. Je n’en pensais pas moins, mais avec du recul on remarquera que ce troisième opus possède son identité propre, chaque membre apportant sa propre touche pour un rendu très personnel, original et fantastique.

Avec des titres mémorables comme "Deathmask Divine" dont le refrain ne peut que rester gravé en mémoire, "Climatic Degradation", "I Worship Only What You Bleed" ou encore le très glauque "Nocturnal" se terminant sur un sample du film semi-parodique Monster Squad : « …And then there will be no one to stop us ! », rien ne peut effectivement arrêter la machine de guerre. Sûrement un message adressé aux fans pour leur dire que TBDM va continuer à nous en mettre plein la gueule !




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