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Electro Gothic The Birthday Massacre Nothing and Nowhere
CD paru le 23 Juillet 2002 - Metropolis Records
The Birthday Massacre : Nothing and Nowhere, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 19/20
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Tracklist
Re-Issue in 2004 by Metropolis Records with a different cover.

1. Happy Birthday 03:37
2. Horror Show 04:10
3. Promise Me 04:16
4. Under the Stairs 04:29
5. To Die for 05:45
6. Video Kid 04:33
7. Over 04:02
8. Broken 03:56
9. The Dream 03:54

Total playing time 38:42

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NEUF
Chronique
20 / 20
    Razort, le Dimanche 11 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
Comment ne pas parler de ce groupe aujourd'hui ? Entrés dans ma vie il y a presque 5 ans, les canadiens de The Birthday Massacre n'ont cessé de bercer mes nuits et mes moments de solitude. Formé à l'origine sous le jolie nom de Imagica - malheureusement déjà prit -, le groupe a décidé de reprendre le titre "The Birthday Massacre" de leur première démo pour jouer sous ce nouvel étendard. Et c'est en 2002 qu'ils sortent leur premier album (portant le titre d'une autre piste de leur démo) : "Nothing and Nowhere".

"Rien et Nul Part" ? Cela ressemble beaucoup à l'idée préconçue et ancrée au plus profond de nous de l'utopie merveilleuse d'un monde à la fois étrange et rassurant. Trois couleurs dominantes peignent le style du groupe : Noir (la nuit, la mort), Rose (la joie, la vie) et le Violet (le bleu de la tristesse mélangé au rouge de la passion). Et avec une telle pochette et les premiers titres "Happy Birthday" (déjà présent sur la démo) et "Horror Show" on se perd rapidement dans un univers féérique et champêtre unique.

Tout semble beau, tout semble irréel, la voix si douce et féminine de la chanteuse Chibi nous berce et nous accompagne dans les campagnes infinies de son monde. On tombe amoureux de cette belle brune qui nous prend la main tout au long de "Promise Me". Alice au Pays des Merveilles a, semble t-il, énormément inspiré l'imagerie du groupe. Le synthé' ne parait même pas ridiculement enfantin, non, bien au contraire. Ce dernier se marie génialement bien avec un son Pop/Rock industriel entrainant.

Gentillet pour la plupart des gros metalleux, mais pas sans intérêt. On aura beau dire ce qu'on veut de ce groupe, il sait toucher ces choses cachées au plus profond de nous, comme pour raviver les souvenirs de notre enfance, de ces contes de fées que nos parents nous racontaient avant de dormir... Et oui, tous grand méchant qui écoute du Immortal et du Behemoth (dont je fais partie) a bien eut une enfance identique à celle des autres... Il ne faut donc pas la renier.

Et qui dit enfance dit - de nos jours - jeux vidéos. Le thème est abordé dans cette célèbre "Video Kid" - dont le clip (live) s'est retrouvé en ligne pour la sortie de ce premier album - musique qui, par ailleurs, m'a fait découvrir la voix toujours aussi étonnante et magnifique de Chibi. Une mélodie qu'on ne peut se sortir de la tête, un refrain entrainant, tout juste magnifique. On danserais presque aux côtés de Mario et Luigi entre deux écrans analogiques : celui de la Réalité et celui du Virtuel. Le thème de l'enfant renfermé dans ces écrans fait réfléchir sur les dangers du jeu mais aussi sur son aspect si rassurant...

Où ai-je entendu pour la première fois ce son me demanderez-vous ? Un fameux Rock One Hors-Série "Gothic/Metal" aura suffit. Ah !... à l'époque ils savaient trouver les perles rares et n'étaient pas rongés par la vermine Tokio Hotel ! *soupir*

Il faudrait décortiquer et analyser en détails chaque piste de cette première merveille de la discographie de The Birthday Massacre, mais comme ceci est déconseillé dans une chronique, je ne peux résumer les trois dernières pistes que par un mot : Magnifiques - comme toutes les autres. "Over" nous fait voyager dans le monde des sentiments, des histoires de cœur qui se terminent et de cette mélancolie qui s'éprend de notre âme pour finalement nous obliger à nous enfermer dans un monde onirique personnel avec "The Dream" qui cloture en beauté cet étonnant "Nothing and Nowhere".

Ce groupe, à l'époque si peu connu, s'est vite retrouvé prisé autant par un public de rockeurs et de gothiques que d'émos et de metalleux. Il touche de façon universelle, il nous isole complètement de la réalité, nous fait vivre des choses que rien d'autre ne peut nous faire vivre (exceptons peut-être le LSD, quoique trop psychédélique et coloré ?) et ce grâce à une musique mélangeant puissance et mélodie, violence et douceur, obscurité et lumière. Des génies que je n'ai pu décrocher de mes oreilles pendant plusieurs mois d'affilés !


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