Essayez de trouver une traduction de "The Berzerker", vous trouverez certainement un truc du genre "Les fous furieux". Mais cela ne suffira pas pour décrire la musique des 4 Australiens... Ils pratiquent un viol auditif extrême, qui leur vaut parfois le titre de "Groupe le plus extrême du monde", titre qui je l'avoue est parfois mérité. Mêlant un son de gratte ultra saturé, gras et lourd à souhait, une batterie qui sonne électronique, à la manière des batteries Hardtech (mais il y a un véritable batteur derrière, pas une boîte à rythmes...), et deux voix hors du commun (dont une est réalisée par le guitariste) qui suffiraient à elles seules à faire sauter la charpente de votre maison. Dès la première écoute, cet album éponyme fracasse les tympans, arrache le carrelage et défonce les enceintes. Plus besoin de faire la poussière sur vos boomers, mettez donc "The Berzerker" dans votre platine et écoutez.
Mais l'agression soNore n'est pas dépourvue de mélodies, et un titre comme "Forever" est là pour Nous le prouver : c'est un véritable petit bijou qui pour moi suffit à lui tout seul à justifier l'achat de cet album. Riffs simples mais efficaces et ultra accrocheurs, structure à la tronçonneuse, voix démesurément brutales, ce morceau dévoile toute la puissance et le talent d'un groupe qui secouera les nerfs des amateurs de Grind les plus avertis. On retrouve d'ailleurs à travers "MoNo Grind" ou encore "IgNorance" des accents Grindcore, le BPM affole le compteur, et l'impression finale est celle qu'un renard qui vient de traverser une autoroute pourrait avoir.
Mais cette brutalité ne plaît pas à tous, et Notamment à cause du son électronique de la batterie. En somme, un album à réserver aux amateurs d'extrême, du vrai, ou aux curieux qui ont le coeur bien accroché. The Berzerker, on adore ou on déteste...