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Chronique
 | note : 16/20 | Quand The New Order nous montrait l’évolution d’un thrash classique vers la nouvelle influence de la Bay Area, Souls of Black, leur quatrième album est l’illustration pure et simple du mouvement établi à San Francisco et qui fit les beaux jours du thrash aux Etats Unis dans les années 80/90.
Gorgé d’une multitude de soli que je qualifierai de semi-mélodiques, car s’ils ont indubitablement un côté mélodique comme dans "Absence Of Light", ils peuvent également se révéler plus agressifs et partir en live comme dans "Love To Hate", Souls of Black est un album très homogène, exception faite de "The Legacy" qui fait office de ballade. Attention, celle-ci n’est pas pour autant sirupeuse et se montre à la hauteur de l’album par différentes montées en puissance qui la rende par moment très intense. Elle a également l’intérêt de nous exposer la pure voix claire de Chuck et d’observer son évolution sur les passages plus musclés et de nous montrer la fragilité de la frontière entre le thrash de Testament et un heavy péchu.
Après une courte introduction de guitare acoustique aux sonorités espagnoles, Testament fait tout de suite mouche, notamment dans les refrains, avec son chant aux sonorités mélodiques et très proche de celui de James Hetfield de Metallica. Opposé aux côté résolument rythmique et rentre dedans des riffs de base thrash, le chant de Chuck et les nombreux soli remplissent parfaitement leur rôle complémentaire pour aboutir à un metal pendant lequel on ne sait plus s’il faut pogoter ou chanter. Côté rapidité on voit clairement se détacher deux types de chansons, certaines à l’influence speed comme "Love To Hate" ou "Falling Fast", sans toutefois atteindre l’agressivité du thrash teuton oeuvrant à la même époque, et les chansons au rythme fondamentalement plus lourd et heavy comme "Souls of Black" et "Seven Days Of May". L’album reste toutefois homogène par son côté relativement mélodique pour le style. Par contre, quelque soit l’importance de l’influence heavy, la couleur musicale plus sèche, relativement agressive et sombre de l’esprit thrash prévaut largement et c’est ce qui fait toute la force du style et de l’album.
Avec cet album, Testament mixe magistralement les bases mélodiques heavy avec le côté musclé et rythmique du thrash, et dose efficacement rapidité, agressivité et musicalité.
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Jeudi 04 Aout 2005 |

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