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1988. Impressionné par son jeu de batterie, et apprenant la séparation de Terrorizer, David supplie Pete de rejoindre Morbid Angel en Floride. Dans le même temps, Shane transmet sa fascination des démos de Terrorizer à Dig Pearson, boss d’Earache Records. 1989. Alors que Morbid Angel, fraîchement signé chez Earache, s’apprête à enregistrer Altars Of Madness aux Morrisound Studios, sous la houlette de Tom Morris, Shane convainc de son côté Jesse & Oscar d’enregistrer un album de Terrorizer, à titre posthume. Pearson envoie alors les deux bonhommes rejoindre Pete à Tampa, leur dégotant l’assistant de Jim & Tom Morris, le jeune Scott Burns, qui ne possède quasiment à son actif que les productions de Slowly We Rot & Beneath The Remains, d’Obituary et Sepultura. Faute au répertoire incomplet de Terrorizer, Oscar prête plusieurs titres de Nausea, à l’instar de Corporation Pull In & Need to Live, ou encore de Condemned System & World Downfall qui figurent sur le split-LP commun aux deux groupes. David enregistre alors la basse en substitution d’Alfred, récemment incarcéré, tandis que Jesse enregistre seul toutes les lignes de guitares, Oscar ayant oublié une bonne moitié des titres depuis la séparation ! Ainsi, en huit heures, entre deux sessions de Morbid Angel, Terrorizer parvient à mettre 16 titres en boite ! Grâce au professionnalisme de Pete et David, le couple basse batterie fonctionne parfaitement, Pete livrant l’un de ses plus beaux jeux de batterie, alternant blasts, double pédale et accélérations avec une adresse et une finesse déconcertantes. Jesse balance alors ses riffs incroyablement rapides, mais aussi terriblement précis & tranchants, à l’image des intemporels World Obliteration & Fear Of Napalm, lui valant alors son intégration immédiate au sein de Napalm Death à la fin de l’enregistrement, en remplacement de Bill Steer, désormais à plein temps dans Carcass. Puis, Oscar couronne le tout, grâce à ses éructations puissantes et fichtrement entraînantes, sur ses paroles contestataires. Scott Burns se surpasse également, offrant l’un des ses meilleurs enregistrements, à la fois clair et bigrement incisif, le propulsant directement parmi les ingénieurs du son les plus réputés du death métal, aux côtés de son homologue britannique, le grand Colin Richarson (Napalm Death, Carcass, Bolt Thrower). Ainsi, bien que sa mise en place paraisse fastidieuse au premier abord, World Downfall s’enchaîne à la perfection, bénéficiant de toute la fraîcheur et de l’alchimie entourant la scène death grind du moment. Synthèse parfaite entre le hardcore grind britannique (Napalm Death, Doom, Extreme Noise Terrror) et le death grind états-unien (Repulsion, Master, Nausea), véritable passerelle entre les deux scènes, l'album s’impose directement parmi les missiles les plus déterminants d’Earache, et du death grind en général, bénéficiant immédiatement d’une vénération absolue. Les années passent, tandis que World Downfall demeure une référence encore intouchable & invincible, culte à en mourir, de sa première à sa dernière seconde. RIP Jesse. Fabien.
En effet World Downfall est l'album culte par excellence. Terrorizer est un des premier groupe qui pose les fondements, avec Carcass et Napalm Death, du grindcore. Doté d'un line -up de feu Oscar Garcia au chant, Jesse Pintabo (futur Napalm Death) à la guitare, David Vincent (Basse) et Pete Sandoval (Batterie) tout deux Morbid Angel, Terrorizer va droit au but et offre un grindcore excellent très rapide mais aussi avec un groove impressionnant. Je dirai personnellement que c'est l'un des trois meilleurs albums de grindcore jamais sorti. Bien sur l'album a été enregistré au mythique Morrisound studio de Tampa, studio qui a vu et voit encore passé les meilleurs groupes de la scène métal extrême. Il faut le dire la production tue et est vraiment très puissante pour l'époque. Un travail de chef. World Downfall démarre avec un after world obliteration qui annonce la couleur de tout l'album car oui, peut-être que certains vont dire que les morceaux sont à peu près pareils mais c'est bien de grindcore qu'on parle. La musique est composé de riffs rapides et entrainants qui cassent tous sur leurs passages mélés à une batterie allant à 100 km/h mais adoptant aussi un rythme typiquement punk et énergique. Les vocaux de Oscar Garcia sont quand à eux très Napalm Death (Barney). Bref, c'est un album que tous les fans de grindcore se doivent de posséder.
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