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| 1998 - Zero Corporation |

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1. Smoke And Mirrors
2. Church Of The Machine
3. Sonata
4. In The Dragon's Den
5. Through The Looking Glass - Part I, II, III
6. The Relic
7. Orion - The Hunter
8. Lady Of The Snow |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Dire que Symphony X est l’omni (objet métallique non identifié : ça commence à être connu aujourd’hui !) du métal progressif serait loin d’être un euphémisme. Il est en tous cas un de ces rares groupes à savoir rallier les fans de plusieurs courants musicaux sans pour autant que l’on puisse évoquer quelconque idées bassement mercantiles dans l’esprit de Michael Pinella (claviers) et Micheal Romeo, sans doute un des guitaristes les plus doué de la planète (juste derrière Vai et Satriani à mon gout et au même niveau que Petrucci et Kiko Loureiro).
Car, une fois n’est pas coutume, si ce "Twilight In Olympus" est une sacrée tuerie, c’est en partie grâce à ce génial musicien, sachant mettre de côté l’égo et proposé des riffs ultra assassins (mais ultra techniques aussi !) qui font autant jubiler le "metalhead" que le fan de shred. Le bourrin (un adjectif trop peu utilisé pour le prog !) "In The Dragon’s Den" se démarquera particulièrement de l’album à ce niveau là, car très court (à peine quatre minutes) et intense, au démarrage à la batterie rageuse et au refrain détruisant tout.
Mais si ces morceaux sont sympathiques (c’est peu dire), les plus intéressants restent sans contexte les longs morceaux épiques, aux multiples rebondissements et à la tournure musicale souvent inédite.
Si "The Divine Wings of Tragedy" et "The Odyssey" possédaient chacun un titre-track de respectivement vingt et vingt-cinq minutes ( ?), cet album aura la particularité d’avoir deux morceaux de dix minutes, de plus très différents l’un de l’autre.
Le premier, le fantastique, phénoménal, exceptionnel (je vais épuiser mon dictionnaire de superlatifs) "Church Of The Machine" ou le progressif en état de grâce, à son paroxysme ultime : symbole de perfection à l’état pur.
D’un départ relativement minimaliste et mystérieux, arrive tour à tour les claviers (ha, ces notes brisant la narration resteront pour toujours mes parties de claviers préférés), la batterie, les guitares et le chant. Russel Allen, chanteur hors-pair et incroyable de variété, sachant autant proposer des mélodies intimiste et superbes que pondre des refrains hymniques ou encore chanter dans des registre plus extrême (ou même plus opéra parfois). Les neuf minutes de ce titre passe très vite, d’autant plus que le morceau se finit très rapidement, presque trop car c’est en plein milieu d’un riff que débute ensuite l’intro "Sonata".
Quand à "Through The Looking Glass", il passe en revue toutes les facettes de Symphony X, que ce soit les riffs agressifs, les arrangements complexes et distillés un peu partout, les cassures au piano ou encore les redoutables accélérations de double pédale. Tout y est, orchestré par la voix sans faille de Russel, toujours aussi empreinte de perfection et de metal (ce qui manque parfois à ce genre de groupe trop souvent coincé dans des délires psychédéliques !).
Face à de tels pavés, les autres titres passeraient presque pour de la figuration mais il n’est pas question de renier la qualité du titre d’ouverture "Smoke and Mirrors", au riff dément et aux orchestrations soignées. Un riff toujours aussi tordu et semblant se divisé indéfiniment en une quantité infini d’autres riffs, et un Russel Allen à la fois mélodique et rageur, une fois de plus impérial.
Un album sans réelle faille, mais pas forcément supérieur aux autres opus de Symphony X, ces derniers nous ayant quelques peu habitué à ce déluge d’excellence. Un gage de qualité certain qui n’aura jamais manqué d’être récompensé par des fans exigeants mais passionnés. La récompense d’un travail avant tout sincère et profondément humain.
Préparez-vous à découvrir le crépuscule des Dieux !
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