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| 01 Octobre 2007 - Listenable Records |

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1. Emma 0
2. Ego Bypass Generator
3. Revive My Wounds
4. Isolate
5. Dynamic
6. Neurodrive
7. Ex-Inferis
8. Permafrost
9. Orbital
10. Twelve Megatons Gravity
11. Ethernity
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Alors que je me voyais moribond dans cette nuée de groupes de métalcore mal dégrossis, je vois arriver le second album des suisses de Sybreed. Le nom ne me disait rien et même la plaquette explicative ne me rassurait pas. Du cyber-metal, mouais, mouais, mouais. Ca sentait encore le groupe pas original pour un sous qui a collé deux trois samples et puis basta. Encore une fois mon esprit s’est enflammé trop rapidement car la claque a belle et bien été au rendez-vous. Alors on peut y trouver des éléments qui commençaient à ne plus me faire sourire mais c’est tellement bien fait que je n’ai pu me résoudre…… J’ai headbangé.
Car ce second opus des suisses de Sybreed n’est pas un disque des plus banal. Ou comment l’humilité et le talent se conjuguent pour donner un disque qui sort des sentiers battus et rebattus par les Américains. La base est bien un métalcore alternant chant hurlé et chant pseudo clair mais la prestation de Ben est époustouflante. Aussi à l’aise dans les deux, il gère quasiment autant qu’un Burton C. Bell en grande forme. En parlant avec lui il vous avouera qu’il ne peut s’empêcher de faire un chant New Wave. C’était ça le mot qui me manquait. Ben est fan de New Wave et il nous le prouve. Une belle démonstration.
Mais il n’est pas le seul à être incriminé d’avoir faire un excellent disque. Après moult rebondissements, le groupe s’est retrouvé sans batteur et qui de mieux pour les sauver que notre Zoro national, Dirk Verbeuren ? De leur propre aveu ils se sont permis de faire des choses qui n’auraient pas pu imaginer avec leur batteur précédent. Résultat ça groove, ça envoie le bois sévère et on se régale. Mais le groupe a également su intégrer et digérer toutes ses influences. Résultat on dénote des petits passages black, des passages à la Meshuggah mais avec une grande intelligence d’écriture. Vous l’aurez donc compris ce disque est une mine profonde qu’il faut explorer en détails. Je ne pense pas avoir été le seul à me poser la question. Dès la deuxième écoute ce disque passe de sympa à mortel. Car non content de proposer des riffs ingénieux, c’est l’ambiance froide du disque qui impressionne. Selon le groupe, le son de Sybreed c’est 50% instruments et 50% les machines. Pourtant ces machines ne mangent pas la musique, au contraire elles la soulignent astucieusement. Encore une preuve de grande classe
La production est bien puissante et décollerait les oreilles de n’importe qui. Le mix des machines et des autres instruments est un équilibre solide qui donne froid dans le dos.
Un excellent second album qui va faire parler de lui. Le groupe s’est vu offrir la première partie de Pain fin octobre et il me tarde de voir la machine helvète sur scène. La classe.
2 commentaires |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Souvenez-vous !
2005 : un album unique ayant inévitablement souffert d’un manque de promotion de la part de son label de l’époque. « Slave Design », du jeune groupe suisse Sybreed, explosait les limites préconçus afin de s’affranchir d’une musique unique et hypnotique, les magazines furent en émoi face à un tel chef d’œuvre. Deux morceaux résumant parfaitement le potentiel du quatuor : Bioactive et ReEvolution. Deux titres incroyables de puissance, où les rythmiques syncopées se mêlaient à des vocaux intenses, le tout entouré d’une magnifique couche électronique conférant une froideur et une originalité sans pareille au style pratiqué par le combo. Mais de quel style justement ?
L’on parle de Meshuggah, de Soilwork ou encore de Strapping Young Lad mais la musique offre bien plus qu’un simple ersatz d’un autre groupe (bien que j’admets que la patte Devin Townsend soit identifiable). Une seule question brûlait nos lèvres, comment réaliser un second album après un tel exploit initial. La réponse se nomme « Antares ».
Malheureusement moins intense et jouissif que son prédécesseur, le nouveau né n’en est pour le moins pas inintéressant, loin de là.
S’ouvrant sur deux morceaux étrangement similaire (Emma-0, Ego bypass generator), le groupe dévoile une facette que l’on avait sans doute pas imaginé à l’écoute de leur premier disque : l’influence de la new wave sur leur musique. En effet, ces deux morceaux contiennent des refrains immédiatement mémorisables et entêtant à la Depeche mode, tout en égrenant ses vocaux extrêmes uniques sur les couplets et cet enrobage électronique qui semble tout de même moins présent ici.
Mais outre la surprise de ces morceaux (pour le moins excellents), c’est au niveau du son que l’étonnement est moins bon. Non pas que la production ne soit pas la hauteur, au contraire, elle se révèle puissante et précise, mais dieu qu’elle est propre et lisse, affadissant l’impact qu’un son plus rude nous aurait collé en pleine figure. C’est, je pense, le principal défaut handicapant, ce nouveau disque fourmillant autrement d’idées.
Le rageur Revive my wounds et ces vocaux ahurissants, le très « dimmu borgien » Dynamic sur l’intro ou encore les glacials Neurodrive (quel morceau !) et Permafrost, où l’électronique se fait plus présente et utilisée avec mæstria. Ce second opus se terminera en beauté sur le très mélancolique Ethernity qui, du haut de ses neuf minutes, prouve que le groupe n’a pas besoin d’être forcément violent pour toucher l’auditeur.
Benoît, le vocaliste, est à fleur de peau tout au long de cet album et l’on ne peut que constater ses progrès de son côté, modulant sa voix avec une aisance peu commune et réalisant des envolées lyriques de toute beauté. La batterie, assurée par Dirk Verbeuren, est d’une technicité affolante et prouve, si ce n’était pas déjà fait, que nous disposons en nos terres d’un batteur vraiment exceptionnel.
Le constat final sera donc positif, même si l’on peut regretter la perte de cette rage qui caractérisait le premier album, au profit d’un son handicapant plus le groupe que le servant à mon sens. Mais force est de constater que du côté de la composition pure, le travail est colossal et que Sybreed demeure une des révélations de ces dernières années en incorporant de l’électronique dans un genre saturé de productions identiques.
L’avenir nous réserve, espérons-le, sans doute le meilleur !
2 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 19 / 20 |
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Après leur dernier excellent album "Slave Design", les suisses nous reviennent avec un nouvel album, ô combien magnifique.
Le style reste le même du métalcore plutôt indus, froid, sombre, et violent. Le chanteur alterne toujours cris et chant clair avec aisance. Une alternance de chants qui apporte beaucoup d'émotions. De plus, on peut ajouter que la basse est plus audible, et que la batterie est beaucoup plus omniprésente (sans la batterie, que serait Sybreed ? )
Cette fois ci, l'ambiance de Antares n'est plus du tout apocalyptique comme son prédécesseur. Ca me fait penser par moment à ce que nous avait livré Samael avec Eternal : des ambiances cosmiques, planantes, de complaintes, comme sur "Ethernity", "Orbiatal" ou "Ex-Inferis"
Les titres "Emma-0", "Isolate", "Neurodrive", et "Permafrost" sont d'une accroche et d'une rythmique époustouflante, avec des ambiances parfois Black Metal, et des refrains qu'on est pas prêt d'oublier (je pense surtout à celui de "Emma-0" avec son 'let me hate you' qui m'est resté en tête tout une journée)
En gros, pas de quoi s'ennuyer. L'album s'ouvre magistralement, et se clôt de la même façon avec un long titre planant et d'une sensibilité étonnante.
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