Old Mornings Dawn

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Nom du groupe Summoning
Nom de l'album Old Mornings Dawn
Type Album
Date de parution 07 Juin 2013
Style MusicalBlack Epique
Membres possèdant cet album170

Tracklist

1. Evernight 02:48
2. Flammifer 07:07
3. Old Mornings Dawn 09:29
4. The White Tower 09:35
5. Caradhras 09:32
6. Of Pale White Morn and Darkened Eves 08:22
7. The Wandering Fire 08:02
8. Earthshine 09:33
Bonustracks (Deluxe Box Set)
9. The Darkening of Valinor 04:03
10. With Fire and Sword 06:55
Total playing time 1:04:28

Chronique @ =XGV=

28 Septembre 2013

Pareil en moins bien

Savoir dire stop est une grande qualité chez un artiste. Pouvoir reconnaître que l'on n'a plus d'inspiration et qu'il est temps d'arrêter ou de mettre en pause sa carrière est une preuve d'humilité et d'honnêteté qui honore celui qui en fait preuve. Summoning fait partie de ceux-ci. Le duo autrichien, après 6 albums et 2 EP avait décidé de cesser toute activité, faute d'inspiration. Même sans séparation officielle, les fans se retrouvaient sans ce groupe fabuleux, unique en son genre. L'attente fut longue, mais en cette année 2013, 7 ans après Oath Bound, le groupe revient, apparemment regonflé d'inspiration.
J'ai bien dit apparemment.

Après ce long hiatus, c'est avec fébrilité que l'on place le disque dans la chaîne et que l'on presse le bouton lecture. L'intro démarre alors, mystérieuse et surprenante. Une voix susurre quelques mots dans une langue qui m'est inconnue (je parierais sur de l'elfique), puis viennent par la suite chœurs, flûte et divers effets qui confèrent à cette intro une atmosphère épique, mais, mais... On ne peut s'empêcher de penser aux sublimes intros Rhûn (Stronghold) ou A New Power is Rising (Let Mortal Heroes Sing Your Fame), encore plus efficaces dans ce domaine. Habituez-vous à ce sentiment de "pareil en moins bien", parce que c'est à ça que l'on peut résumer cet album.

Globalement, Summoning ne change pas sa recette. On est toujours en présence de ce Black Atmosphérique qui vise à nous faire voyager dans l'univers de Tolkien (l'auteur du Seigneur des Anneaux, pour ceux qui dorment au fond de la salle). On retrouve donc la fameuse boîte à rythme de rigueur, les même vocaux qui n'ont pas changé d'un iota et le même genre de riffs. Aucune surprise donc sur Old Mornings Dawn, qui s'inscrit dans la lignée de ses trois prédécesseurs. Le fait que Summoning se répète n'a en soit rien de grave. Mieux vaut se cantonner à ce que l'on sait faire plutôt que de tenter des évolutions qui ne marchent pas. Oui, mais à condition que la qualité reste la même.

Or c'est là le reproche principal que l'on peut faire à ce nouvel opus. La majorité des titres, bien que portant la signature Summoning, n'ont pas la force ni la magie des anciens titres. Cette impression que l'on a eu sur l'intro se confirme sur le deuxième titre, Flammifer. Un titre sympathique, mais encore une fois, on a cette impression désagréable de "pareil en moins bien". Et au final, la plupart des morceaux s’inscriront dans cette lignée. Rien de mauvais, rien d'horrible, c’est même plutôt bien fait, mais simplement, l'inspiration ne semble pas être entièrement revenue. Les claviers ne sont plus si envoutants, les mélodies (vraiment) moins mémorables. On voudrait voyager, mais en guise de cheval, on se retrouve avec un âne grabataire.

Heureusement, le groupe a tout de même été capable de sortir un très bon titre sur cet album, à savoir la chanson titre, qui représente tout ce qu'est Summoning. Tout n'est que montée en puissance. On part de quelques notes jouées aux claviers, sur lesquelles s'ajoutent successivement un rythme martial puis une mélodie aux sonorités Folk. Enfin, la guitare et le chant. Peu à peu, la pression monte, de nouveaux éléments s'ajoutent progressivement et on arrive au pinacle, avec les cuivres et le chant clair, sur un passage musical qui semble définir le mot épique dans son sens le plus noble. C'est bien simple, on a l'impression d'écouter une sorte de marche royale. Un titre délicieux, à côté duquel les autres chansons font pâle figure.

D'autres passages d’Old Mornings Dawn feront frétiller vos oreilles, mais "en moins bien", notamment Caradhras et ses sonorités Folk très marquées qui apportent un peu de fraîcheur à cet album.

Ces 7 ans de réflexion auraient-ils été trop courts ? En tout cas, quand on pense que cette année les américains de Caladan Brood ont sorti un meilleur Summoning que Summoning, ça n'est pas très bon signe pour le groupe. Cet album plutôt décevant semble pourtant avoir trouvé son public, certains allant même jusqu'à parler de chef d’œuvre. Dans ces conditions, j'imagine déjà la guerre dans les commentaires de cette chronique. Mais qu'importe, le retour de Summoning est très mitigé. Moins inspiré, moins magique, moins beau... "Pareil en moins bien", comme j'ai déjà dû le dire.

18 Commentaires

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T0n10 - 18 Janvier 2014: Ce qui rejoins ce que je dis au final :)

On est plus sévère (et c'est naturel) quand on juge avec de la perspective que lorsque l'on prend un objet tel quel, pour ce qu'il est, car justement le jugement devient relatif (et donc subjectif), ce que je voulais dire.
La baisse de qualité n'a jamais empêché la qualité, ou quelque chose de moins bon n'est pas nécessairement moyen voire mauvais.

Ce que je dis ne t'était d'ailleurs pas spécialement destiné (je viens de réaliser que tu es l'auteur de la chro). Tu as tout a fait le droit de trouver cet album moyen :)

Le risque est de juger l'album en fonction de "la carrière de l'artiste" et pas pour ce qu'il est. Le fameux piège du "c’était mieux avant" ... xD

Enjoy !
=XGV= - 18 Janvier 2014: Je vois que nous n'avons pas du tout le même point de vue à ce sujet.
Parce que justement, juger par rapport à ce qui a déjà été fait (par le groupe ou par d'autres) revient justement à avoir un jugement plus éclairé sur l'album.

Quelqu'un qui ne connait pas Summoning et qui commence par Old Mornings Dawn a beaucoup plus de chances de le trouver énorme que quelqu'un qui connait bien la discographie du groupe. Pourtant, s'il savait ce qu'a pu produire le groupe avant, il saurait mieux mettre en perspective sa vision de l'album par rapport aux autres et aurait donc un avis plus pointu.
DivineLiquor - 18 Janvier 2014: Les meilleurs albums, c'est ceux que l'on a envie d'écouter, pas vrai? Pour faire court.

Je trouve aussi que les "c'était mieux avant" et les mentions "classique", "chef d’œuvre" que l'on lit sans arrêt relèvent souvent de la facilité.
Si vous pensez qu'il existe un album intouchable, imperfectible (en général ou au sein d'une discographie) alors c'est vrai, mais uniquement pour vous et à une période donnée de votre existence.

Pour moi un mélomane doit sans cesse mettre à l'épreuve ses sentiments à l'égard d'un album, au fur et à mesure que le temps passe et qu'il en découvre d'autres. Sans quoi il se fixe à lui même des limites, ce qui est tout à fait idiot, mais l'esprit humain fait ça tout le temps. Ça le rassure, eh!

Sinon pour en revenir au sujet, je suis content de voir que l'on cite The White Tower parce que c'est vraiment devenu un de mes morceaux préférés de Summoning. Au même titre qu'Old Mornings Dawn et Caradhras!

Les morceaux bonus, sur les trois chroniques c'est vraiment dommage que personne n'en ait fait mention. Ça peut s'écouter un peu partout en streaming si vous ne les avez pas sur votre CD, il faut juste ne pas les confondre avec les versions alternatives de Caradhras et Old Mornings Dawn (intitulées Redhorn et Old Mornings Dusk), qui elles sont tout à fait dispensables.

 
T0n10 - 19 Janvier 2014: "Quelqu'un qui ne connait pas Summoning et qui commence par Old Mornings Dawn à beaucoup plus de chances de le trouver énorme que quelqu'un qui connait bien la discographie du groupe. Pourtant, s'il savait ce qu'a pu produire le groupe avant, il saurait mieux mettre en perspective sa vision de l'album par rapport aux autres et aurait donc un avis plus pointu."
C'est cela que je trouve dommage. Le fait de s'enfermer dans des idées ou des attentes de ce que devrait être ou faire tel ou tel groupe.
Si un album me fait voyager (en tout cas pour du Summoning), pour moi c'est mission accomplie. De savoir qu'il est plus ou moins bon que son prédécesseur n'est pas un critère très objectif sur la qualité propre du disque. Encore une fois tu as tout a fait le droit de trouver cet album moyen en tant que tel. Mais le trouver moyen bof juste parce qu'ils ont fait mieux avant me semble en revanche sévère.
Alors au diable les avis pointus, voire pointilleux ... il ne nous reste qu'à prendre un peu de recul vis-à-vis de tout ça. On a tout à y gagner :)
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Chronique @ grendel

28 Septembre 2013

après sept ans d’absence, Summoning est revenu tel un guerrier de ses cendres

Sept ans : voilà le temps qu’il aura fallu patienter pour voir la sortie du nouvel opus du groupe phare de Black épique, Summoning. Les deux membres du groupe Autrichien nous avaient laissés sur le chef d’œuvre Oath Bound en 2006 qui avait fait l’unanimité parmi les adeptes du groupe dont je fais partie et reviennent cette année avec le bien nommé Old Mornings Dawn. L’attente aura donc été très longue, surtout depuis l’annonce d’un nouvel album début 2012, qui fut enregistré en fin d’année pour sortir en ce mois de juin 2013. Alors Silenius et Protector vont t-ils réussir à nous faire voyager comme ils l’ont fait sur Oath Bound ?

Sept ans plus tard, Summoning ne change en rien sa recette de Black Epic, au rythme très lent, nous faisant parcourir l’univers de Tolkien, la Terre du Milieu et nous comptant des histoires d’Elfes, d’Orcs, de batailles, d’honneur… Le tout accompagné de chœurs, d’orchestrations, de synthés et de claviers polyphoniques. Je tiens à dire qu’il m’a fallu plusieurs écoutes afin d’arriver à m’immerger totalement dans ce nouveau voyage. Un album de Summoning requiert du temps pour l’appréhender, pour en distiller chaque détail. Premièrement l’artwork est comme souvent chez Summoning magnifique, celui-ci définit parfaitement le sentiment d’évasion que le groupe arrive à instiller chez l’auditeur. L’album débute donc sur l’intro Evernight, des murmures probablement en langue Elfique qui s’ensuivent d’une mélodie assez lumineuse accompagnée de chœurs féminins et masculins et d’une batterie assez martiale, une sorte d’appel à la bataille. Summoning laisse donc de côté, en ce début d’album, l’obscurité avec laquelle il nous avait quitté sur Oath Bound pour nous faire entrer dans la lumière et cela se confirme avec le titre qui s’ensuit : Flammifer. Celui-ci nous emmène sur le navire Vingilot, bâtiment censé apporter la lumière et l’espoir parmi les Peuples Libres de la Terre du Milieu. Dès les premières notes du titre, nous remarquons immédiatement la production plus claire que ce à quoi nous a habitué le groupe. Les guitares sont moins saturées, chose qui avait tendance à m’agacer par le passé et les nappes de claviers moins kitshs viennent s’y superposer en parfaite adéquation. On sent que le groupe a gagné en maturité, les morceaux sont tous longs, 9 minutes en moyenne et les rythmiques sont dignes de ce que Summoning nous a offert jusqu’à maintenant, toujours parfaites.

Mon coup de cœur ira au morceau suivant, le titre éponyme Old Mornings Dawn, commençant lui aussi de manière assez lumineuse avec ces orchestrations, cette batterie martiale, auxquels vient s’ajouter le chant black toujours aussi écorché, mais qui, comme les guitares, est moins agressif pour les oreilles, le titre prend son envol et fait décoller l’album au moment du refrain, des chœurs masculins tels des chevaliers en armures, alignés et attendant les ordres de charger chantant des hymnes guerriers afin de se donner du courage, de se rappeler d’où ils viennent et ce qu’ils s’apprêtent à défendre. Tout l’honneur de ce qui fait le Black épique se retrouve dans ce morceau. J’avais moi-même envie de me lever de mon siège, jeter mes écouteurs, mettre mon casque, mon armure et brandir mon épée dans mon salon tout en chantant avec eux ! On se dit à la fin de ce morceau que ça y est l’album est lancé.

Mais Summoning délaisse par la suite le côté lumineux pour sombrer dans la mélancolie sur le titre The White Tower, faisant référence à la cité de Minas Tirith, les claviers et les guitares deviennent plus plaintifs, on imagine donc une cité au bord du désespoir, résiliée à accepter son destin qui sera la mort. Une voix féminine vient se superposer par intermittences et ce qui faisait de nous un guerrier accompli sur les premiers morceaux de l’album s’écroule complètement, la bataille est perdue, nous n’avons plus qu’à rester étendus et à attendre que la faucheuse nous emmène loin de ce monde fait de sang et de souffrances. Le titre Caradhras est dans la même veine mélancolique, nous emmenant au sommet de ce col emblématique de l’univers de Tolkien. Où tout espoir de survie est nul et non avenu, le groupe nous dépeint des paysages mélangeant le blanc de la neige et le gris de la roche, mais la mélancolie de ce paysage est aussi accompagnée de la puissance que peut inspirer ce sommet, le riff sont un peu plus lourds et les orchestrations plus épiques, comme si le passage de ce col était un acte obligatoire pour nous mener à la victoire de notre quête. Les chœurs masculins entendus en début d’album viennent le confirmer à la moitié du titre.

Of Pale White Morns est pour moi le morceau qui représente le plus le côté monolithique du groupe, avec ce refrain qui se répète inlassablement, accompagné de quelques chants féminins en arrière plan qui se contentent juste d'apposer leurs voies en tant qu'instruments, on a l'impression de parcourir un chemin de croix durant 9 minutes, mais soyons d'accord, le côté répétitif ne veut absolument pas dire ennuyeux, Summoning le prouve sur ses compositions toutes longues mais plaisantes à écouter, le temps semble comme figé et le morceau pourrait bien durer 30 minutes de plus nous ne les verrions pas passer tant il nous hypnotise.

The Wandering Fire quand à lui démarre de manière un peu plus synthétique toujours avec la boîte à rythme et les synthés chers au groupe jusqu'à ce que viennent s'apposer une douce flûte et la saturation des guitares, le titre commence calmement mais dispose par la suite d'une montée en puissance qui arrive à nous faire dresser les poils sur tout le corps, ces mêmes frissons que nous pouvions ressentir à l'époque de Stronghold tout en restant classique.

Old Mornings Dawn est un album qui s’écoute en entier d’une seule traite, de manière attentive de la même manière que l’on pourrait suivre un film, chaque titre a sa place et s’imbrique parfaitement dans l’ensemble. Le dernier morceau, Earthshine peut surprendre, voir en décevoir certains. En effet le groupe nous ayant laissés sur Oath Bound avec un Land of the Dead magnifique, magique même, et qui a marqué tous les adeptes du groupe. Le morceau débute sur des touches de piano, instrument absent sur toute la durée précédente de l’album, la composition se révèle assez différente, plus taillée à coups de haches. La voix est plus écorchée et moins typée black en même temps car elle tend plus dans les tonalités graves, je la qualifierais plus plaintive qu’agressive. Les chœurs que l'on a tant attendus sur les 3/4 du titre arrivent comme une providence à la fin de celui-ci mais de manière très éphémère puis disparaissent pour clore l'album. Le morceau s’apparente plus aux soldats ayant soufferts le martyr sur les champs de bataille, l’honneur, la gloire, ici tout est tombé à plat, l’échec et la mort sont tout ce qui a découlé de la guerre. L’album se termine donc de manière tragique mais pas mélancolique comme l’avait fait Oath Bound.

Quoiqu’il en soit, après sept ans d’absence, Summoning est revenu tel un guerrier de ses cendres et a su dire aux autres (Caladan Brood) qu’ils peuvent essayer de le copier, mais que jamais il ne sera égalé, il est le maitre du Black épique et le sera à jamais. L’attente a été longue mais elle en valait la peine. Leur œuvre est variée, mature et restera dans les mémoires des adeptes du groupe. La production plus claire, la saturation moins agressive, les voix féminines, tous ces petits détails contribuent à rendre l'ensemble moins obscur que par le passé et plus atmosphérique. Chaque écoute est une nouvelle découverte, peu de groupe peuvent prétendre à provoquer un tel sentiment d’évasion et de voyage en des contrées riches et inconnues, Summoning est de ces groupes. En espérant ne pas avoir à attendre de nouveau sept longues années pour la suite…

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AlonewithL - 20 Octobre 2013: Ce sont les personnes qui ne sont pas précises. Les notes, on leur fait dire ce que l'on veut. Comparer tout album que l'on possède au niveau de l'excellence c'est déjà ne pas faire preuve de beaucoup de distance et trahit le manque d'expérience en la matière. Point barre!
DivineLiquor - 21 Octobre 2013: Ce que j'ai voulu dire, c'est à quoi bon offrir une telle précision quant on voit ce qu'il en est fait? Je trouve au contraire que plus la marge est serrée, plus cela incite à réfléchir, à prendre de la distance, et plus la note va parler au final. Je tire de mon expérience que le système par étoiles est le plus pertinent. À partir du moment où l'on note de la musique et pas des copies de bac, on ne peut de toute façon pas être aussi "précis" qu'on le voudrait. L'art n'est pas quantifiable. Maintenant je sais bien qu'une refonte de la notation sur SoM est difficilement envisageable, c'est juste qu'à force de lire des remarques sur les notes des chroniqueurs (et de voir des moyennes aussi ridiculement élevées), j'ai souhaiter balancer ça. Excusez la manière, mais l'air de rien peut-être être que ça en interpellera certains. Aussi je n'ai pas cité RYM tout à fait au hasard, si quelqu'un saisit l'ouverture... Et sinon, longue vie à Summoning !
DivineLiquor - 21 Octobre 2013: Oups, c'est "quand on voit", "souhaité balancer" et flûte je ne sais plus espacer mon texte.
=XGV= - 21 Octobre 2013: Moi qui suis habitué à une notation sur 20, passer à une notation sur 5 étoiles me frustre pas mal, justement parce que je perds la précision à laquelle je suis habitué. C'est comme ça que ça fonctionne sur SOM et on ne va pas changer parce que certains sont incapables de réfléchir avant de noter. L'évolution logique serait surtout de trouver une solution pour que les gens arrêtent ces notations extrêmes... Mais ça, c'est un très vieux débat, sur ce site.
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Commentaire @ Manowar666

25 Septembre 2013

Fermez les yeux, Old Mornings Dawn s’occupe de vous transporter dans le monde merveilleux de Tolkien

2013… Un magnifique grand cru pour le metal. Une année nous offrant « 13 » le très médiatisé album de come-back de Black Sabbath, le beaucoup plus discret mais dévastateur « labyrinth » de Fleshgod apocalypse, bref vous l’aurez compris, nous avons étés très gâtés en cette belle année !
Mais très loin du heavy, du technical death metal et autres genres, on trouve des perles dans les contrées fantastiques du metal atmosphérique aussi…
C’est ainsi que Summoning, le duo Autrichien, annonce sa reformation sur leur site car l’inspiration leur serait revenue ! Miracle penserons tous les fans du désormais légendaire groupe d’epic black metal, les nouveaux auditeurs se rendrons compte de la bénédiction que fut cette reformation tôt ou tard.
Le site du groupe poste régulièrement des nouvelles concernant l’avancement de l’album… Les fans trépignent d’impatience… Le compte à rebours est lancé…
ENFIN, l’album arrive sur le marché. Fouinant par hasard dans une franchise de disque connue (et excessivement chère), je tombe sur ce Old Morning Dawns. Peu importe le prix cette fois ci, l’achat est impératif !
Lecture du disque…
L’introduction de l’album commence sur des murmures dans une langue qui m’est totalement étrangère, normal me direz vous, puisque qu’elle est dans une langue inventée par Tolkien lui-même ! S’en suit du synthé comme on l’aime chez Summoning, les murmures vous bercent doucement les oreilles… Une vraie délectation.
Puis vous pénétrez dans le monde de Tolkien.
Tout se bouleverse dans votre esprit, en actionnant la lecture de l’album vous avez étés traînés de force dans un monde mystérieux et épique. Dès les premières secondes vous avez ses images dans l’esprit : un guerrier au sommet d’une montagne, accomplissant quelque quête, bravant la neige et parcourant librement la terre du milieu… La musique de Summoning permettra à votre esprit de vous offrir bien plus épique que n’importe quel film racontant le conte de Tolkien.
Les chants percent la musique une fois encore, comme depuis les débuts du groupe, ils sont un accompagnement dans la musique, un guide dans la terre du milieu le temps de l’album.
La guitare en fond accompagne elle aussi les sons divers de la musique, et s’associe parfaitement au rendu final qui est totalement homogène. Les percutions résonnent en nous et contribuent elles aussi à la perfection de la musique.
Aucune imperfection. Maîtres Silenius et Protector maitrisent parfaitement leur art.
L’histoire (car oui, ce n’est plus un album, mais une véritable histoire fantastique que vous avez entre les mains) est tantôt puissante, attachante, douce, mélancolique comme sur le très bon Earthshine qui clôture l’aventure.
Dans la parfaite lignée des derniers albums, Old Mornings Dawn est une perle, un véritable trésor. Et Napalm Records l’a compris, l’album comme les plus anciens a eu le droit à de multiples rééditions vinyles de toutes les couleurs imaginables…
Vous l’aurez compris : fermez les yeux, Old Mornings Dawn s’occupe de vous transporter dans le monde de Tolkien. Le retour à la réalité est dur, mais grâce à Summoning vous pourrez voyager quand bon vous semble pour le restant de votre vie dans l’autre monde, celui du fantastique.

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NerZhul - 25 Septembre 2013: =XGV= En effet, Old Mornings Dawn est un peu moins bon. Donc on lui met 19 et pas 20 (Caladan Brood le mérite par contre :p)
Dromedario - 25 Septembre 2013: Perso moi je suis plutôt d'accord avec XVG...
Si jamais cet album vaut 19, que le dernier Caladan Brood vaut 20, je me demande alors combien peuvent valoir des chefs d'oeuvre comme Oath Bound (je sais je parle que de celui là, mais ça a été... une véritable révélation).
Et même si j'avoue que je dois le réécouter (et c'est ce que je vais faire prochainement), cet album vaut pour moi un 16 ou 17 grand max.

Pour le cas Caladan Brood, il est vraiment bon mais je ne comprends pas comment on peut lui attribuer un 20...
Dro'
godgrinding - 26 Septembre 2013: Pour moi, cet album est meilleur que Oath Bound, mais peut-etre est-ce du à la seule chanson "Old Mornings Dawn" (c'est juste un ressenti perso).
Et Summoning ne va pas non plus réinventer son style à chaque album, mais plutot l'approfondir, rappelons que Silenius sort de dépression suite à son infarctus... Il y a pire comme catharsis.
Je suis assez d'accord avec le chroniqueur quand il dit que l'album est un magnifique voyage (j'y retrouve des éléments de Stronghold et de Let Mortal Heroes Sing Your Fame, avec un je ne sais quoi plus sombre), mais je suis aussi d'accord pour dire que l'album de Caladan Brood lui est supérieur (ou alors je suis contre l'avis de chaucuns :P)
Enfin pour moi, c'est l'album que j'attendais le plus ces 7 dernières années, donc forcemment, je ne suis plus très objectif.
Darkkeeper - 26 Septembre 2013: Comme XVG et d'autres, j'ai trouvé cette chronique un peu trop subjective, bien que j'ai également beaucoup apprécié ce dernier Summoning.

Toutefois il y a un détail qui me dérange beaucoup : Summoning n'a jamais splitté (donc il n'y a pas lieu de parler de reformation). Ce n'est qu'un détail, mais ne parlons pas de malheurs...
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