Lugburz

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Nom du groupe Summoning
Nom de l'album Lugburz
Type Album
Date de parution 20 Mars 1995
Enregistré à Hoernix Ton und Licht
Style MusicalBlack Epique
Membres possèdant cet album213

Tracklist

1. Grey Heavens 01:44
2. Beyond Bloodred Horizons 03:37
3. Flight of the Nazgul 07:07
4. Where Winter Forever Cry 04:04
5. Through the Valley of the Frozen Kingdom 06:22
6. Raising with the Battle Orcs 05:44
7. Master of the Old Lure 04:14
8. Between Light and Darkness 03:29
9. The Eternal Lands of Fire 03:36
10. Dragons of Time 06:01
11. Moondance 04:46
Total playing time 50:44

Chronique @ Paganwinter

16 Juin 2010
En bon arriviste que je suis, je détecte un léger vide non chroniqué sur la page consacrée au premier monument érigé par les célèbres artistes autrichiens de Summoning, et je saute sur l’occasion.

Tout le monde connaît Summoning, une certitude. Tout le monde est affranchi concernant l’énorme influence des œuvres de Tolkien dans l’esprit des membres du groupe, un état d’esprit qui se veut d’ailleurs la seule et unique inspiration, hormis le caractère musicale que Tolkien, lui, n’a certainement pas inventé.

Mélange tonitruant de frasques toutes fraîchement apparues avec le seconde vague Black Metal et de contes narrant diverses aventures ayant pour théâtre la terre du milieu, mise en image, là encore je n’apprend rien à personne, dans le trilogie désormais célèbre du Seigneur des anneaux. Quoi qu’il en soi, Summoning avait approché le sujet bien avant Peter Jackson, en 1995, là ou tout commence avec Lugburz, premier album synonyme de recherche pour Protector et Silenius, accompagné pour l’occasion par un batteur.

Il va de soi que l’on parle ici, très simplement, de la moins bonne donation du groupe à la scène musicale. Oui, Lugburz portera toujours l’étiquette désobligeante de petit poucet, moins bon que toute sa lignée de grands frères, mais dans ce sens, porteur d’originalité. Pour être franc, même si l’album ne vaut ni un Minas Morgul ou encore moins un Stronghold, il s’agit tout de même d’un album de Summoning, ce qui va sans dire, un bon album, unique en son genre, que tout fans doit absolument posséder.

Pour rappel, le groupe était alors composé de trois membres, particularité indéniable du fait qu’il s’agisse de l’unique prestation d’un batteur vrai de vrai sur une œuvre du groupe. Disons simplement que Silenius et Protector ont voulu s’éloigner du Metal traditionnel, par le suite, et que le pauvre batteur, lui, s’est retrouvé au chômage. Discutable ou non, il en est pas moins que la boîte à rythme proposée sur les opus suivants est tout simplement fantastique.

Pour revenir à Lugburz, au passage agrémenter d’un superbe atwork, Summoning oblige, ce fût l’album, qui l’est encore évidemment, qui se rapproche le plus d’un produit typiquement ‘’métalistique’’. Des compositions toutes saufs banales qui pourtant se reconnaissent bien volontiers dans l’orientation Black Metal d’antan. On n’est alors pas encore dans le domaine du déploiement de force de l’album suivant et tout reste très terre à terre, hormis les nombreuses mélodies qui composent le disque, qui elles sont sacrément innovantes. Mélange habile donc de tradition Black Metal et sauce Summoning qui sonnent déjà comme reconnaissables entre mille. Il s’agira simplement pour les rares auditeurs qui ne possèderaient pas ce disque, mais certains des suivants, de se mettre à l’écoute de ‘’Flight of the Nazgul’’ pour se rendre compte que Summoning a simplement toujours été Summoning.

Un son plus brute, moins soigné et plus raw, balancé plutôt maladroitement d’un de vos haut-parleur à l’autre. Des blasts qui semblent venir d’un lointain conte de fée, jamais réutilisés par la suite, ça va sans dire et des vocaux nettement moins somptueux et innovants que ceux que l’on connaît actuellement. Brut et sans trop de finesse, hormis mélodiquement et conceptuellement.

On se retrouve donc à écouter un disque laissant présager la grosse révélation qui suivra. Là est bien entendu le problème. Comment prendre son pied avec Lugburz si l’on est vitaminé par un monument comme Stronghold. Eh bien, accepter un retour en arrière, reprendre ses gants de puristes à l’ancienne et chercher la beauté, puisque elle existe sur Lugburz, cachée derrière un son aléatoire. Une beauté, puisque l’adjectif convient comme un gant à Summoning, qui ne nous est pas offerte ici sur un plateau. Ouvrez vos esprits et chercher la petite bête dans se fatras de bonnes idées et vous arriverez sûrement à passer un bien agréable moment, un moment Summoning en quelques sortes.

A posséder absolument et à ne pas négliger, oh que non.

Paganwinter

8 Commentaires

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dark_neo - 16 Juin 2010: Des petites fautes d'orthographe mais en tout cas merci!
 
mariosmash - 06 Avril 2011: Je viens de chopper cet album sur leboncoin (avec 2 autres summoning!) j'ai hate de m'y plonger.bonne chronique.
Nekusei - 21 Juin 2011: Mon préféré du groupe même si j'aime aussi le second..
 
mariosmash - 21 Juin 2011: Après plusieurs écoutes, un bon album, plus black que les suivant sans doute à cause (ou grâce) à la vraie batterie.

Du bon.
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Commentaire @ Kuroikarasu

25 Novembre 2008
Voici le premier véritable album des Autrichiens de Summoning et le premier constat, c'est que l'on est encore loin de leur futur style atmosphérique/épique. Ils jouent ici du true black très "orthodoxe" avec des rythmiques rapides jouées à coup de riffs grésillants, de batterie violente et de quelques notes de clavier encore très rares cependant. Tous les morceaux présents ici (beaucoup d'instrumentaux) proviennent des démos antérieures mais réarrangés afin d'obtenir un meilleur son et surtout des vocaux assez rauques plus accrocheurs et distincts. La basse est extrêmement présente et sert vraiment de ligne directrice à toutes les compos, reléguant la guitare à l'arrière-plan.
Voilà, tout fan se doit de posséder cet album mais il n'est pas conseillé à ceux qui veulent découvrir la musique de Summoning, parce que trop éloigné de leurs productions actuelles. La plupart des morceaux sont sympathiques et posent quelques gimmicks que l'on retrouvera plus tard comme marques de fabrique de ce groupe.

1 Commentaire

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sebmorgul - 01 Août 2010: bonne chronique,le cote extreme du groupe jeter a la gueule!album indispensable!
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