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| 1998 - Vulture Records |

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1. Funeral Inception
2. Devoid of Truth
3. Despise the Sun
4. Bloodchurn
5. Catatonia |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Successeur attendu du cultissime Pierced From Within, Despise the Sun voit le jour en 1998, sous la forme d’un MCD. Le line-up reste stable, à la notable exception du poste de batteur, qui revient cette fois à Dave Culross, officiant alors chez Malevolent Creation.
Niveau production, on trouvera difficilement un groupe de death metal plus échaudé à ce niveau que Suffocation. Portant comme un fardeau le ratage sur ce point de Breeding the Spawn, les New-Yorkais sont devenus intransigeants sur ce point, et c’est à nouveau Scott Burns en personne qui se voit reconduit, après le résultat époustouflant obtenu sur Pierced From Within.
En terme de son, il s’avère que Despise the Sun fait presque encore plus fort que son prédecesseur. Une puissance bluffante, un mix superbe, mettant une fois encore en valeur le couple rythmique basse/batterie (quoique la quatre cordes se fasse plus discrète que sur Pierced), un équilibre parfait entre les growls légendaires de Frank Mullen et le tranchant des guitares.
Le death metal de Suffocation s’éloigne cependant notoirement de la complexité de Pierced. Privilégiant des structures plus massives et directes, du moins sur les quatre premiers morceaux (Catatonia est une pièce rapportée de Human Waste), Suffocation semble avant tout chercher l’efficacité au détriment de la technicité pure.
Quelques traits particulièrement parlants : l’absence totale de soli ( !), des riffs pas particulièrement pointus mais jouant plutôt sur la densité, guère plus de deux breaks par morceau, une batterie moissonneuse-batteuse qui alterne peu ses tempi.
Devoid Of Truth est particulièrement significatif de cette évolution (deux riffs martelés dégageant malgré tout une puissance de feu terrifiante).
Suffocation revient de fait à une structure de death metal conventionnel, fleurant même le old-school par moments. Pourtant, le résultat est décapant. Le terrifiant Despise the Sun et son riff roulant qui dévaste tout sur son passage est par exemple d’une efficacité redoutable, prompt à s’incruster dans les têtes et à défriser les plus blasés. Franck Mullen semble encore évoluer dans des sphères plus stratosphériques qu’habituellement, peut-être davantage mis en relief par le feu roulant plus linéaire des compositions.
La salve déflagrante et dévastatrice rase tout sur son passage en à peine douze minutes. Un feu nourri sans respiration ni figure de style. Mais quel impact…
On s’en remet au final à Catatonia pour retrouver les contours plus marqués du death technique à la New-Yorkaise si caractéristique de Suffocation, ce qui offre le premier solo du disque, les premières constructions à tiroirs et changements de rythmes intempestifs et saccadés.
Finalement, la démarche du groupe peut quelque peu interpeller. A considérer ce qui pourrait être vu comme des griefs (la durée bien trop courte, le virage vers un death plus classique et direct qui tranche avec la personnalité atypique de Suffocation,…), on pourrait émettre un avis mitigé à l’égard de Despise the Sun.
Ce serait omettre un élément fondamental : l’efficacité du disque est telle qu’elle doit être considérée comme une formidable preuve du talent de Suffocation. Le gang New-Yorkais prouve justement ici qu’il ne doit pas seulement sa reconnaissance à la complexité de son style, mais qu’il est avant tout une formidable machine de guerre, capable d’engendrer un death metal d’une grande pureté, même dans des formes plus conventionnelles. Et ça, c’est la grande classe.
D’un point de vue historique, Despise the Sun marque également la fin de l’ère historique de Suffocation, qui splitte quelques temps plus tard, ne revenant sur le devant de la scène qu’en 2004 avec Souls to Deny, soit huit ans après. Cela ne le rend qu’un peu plus indispensable.
8 commentaires |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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4 ans après la découverte de ce groupe par l'intermédiaire de ce maxi, je peux dire que leur musique me fait toujours le même effet. A savoir, le meilleur réveille-matin !!! Dès le départ de "Funeral Inception", c'est la claque ! Production très massive, puissante, chaleureuse avec des grosses caisses au son percutant. Riffs assassins, malsain et brutaux, breaks placés à la perfection car c'est une habitude chez ce groupe, phrasés de chants incisifs, profonds et mémorables, Dave Culross reste cette moissonneuse-batteuse redoutable, bien connu pour avoir joué dans MALEVOLENT CREATION. Par rapport à "Pierced From Within" et "Effigy of the Forgotten", les compositions sont plus simples aux niveaux des structures et plus courtes. Moins de riffs pour des titres plus directs et efficaces, un peu dans la veine de certains morceaux de l'album "Eternal" de MALEVOLENT CREATION. Mais bien sur, le style reste unique grâce aux jeux des guitaristes Doug Cerrito et Terrance Hobbs et à la voix si particulière de Frank Mullen.
Seul morceau se rapprochant des albums est "Catatonia", logique puisqu'il apparaissait sur le premier maxi "Human Waste" datant de 1990. Cette version est plus rapide et propose quelques modifications aux niveaux de la partie pré-solo et du solo lui-même. Au final, ce maxi est bien trop court mais très intensif.
Suffocation reste un des maîtres incontesté du death métal, et ce n'est pas près de s'arrêter !!
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