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Liste des groupes Power Mélodique Stratovarius Polaris
21 Mai 2009 - Edel Music
Stratovarius : Polaris, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Deep Unknown 4.28
2. Falling Star 4.33
3. King of Nothing 6.43
4. Blind 5.29
5. Winter Skies 5.50
6. Forever Is Today 4.41
7. Higher We Go 3.48
8. Somehow Precious 5.38
9. Emancipation Suite: I Dusk 6.58
10. Emancipation Suite: II Dawn 3.41
11. When Mountains Fall 3.12

Bonustrack (Japanese Release)
12. Second Sight

Bonustrack (Digipack)
12. Deep Unknown (Mikko Raita Vinyl Mix) 4.46

Total playing time 54.59

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NEUF
Chronique
19 / 20
    MetalAngel, le Vendredi 17 Avril 2009 parlez-en à vos amis  
Ces dernières années ont été catastrophiques pour Stratovarius, tant sur le plan musical que sur le plan des relations entre les musiciens. Il serait inconvenant de revenir sur les événements qui ont défrayé les chroniques des magazines à scandale du monde entier. En effet, de l'eau est passée sous les ponts et deux combos se sont "formés" sur les cendres de l'ancien groupe : Revolution Renaissance mené par le charismatique et ténébreux Timo Tolkki et une nouvelle mouture de Stratovarius dont la principale nouveauté est l'arrivée en ses rangs d'un jeune génie guitaristique nommé Matias Kupiainen, venu remplacer l'ex-tête pensante de la formation finlandaise. Le premier groupe vient de sortir son premier véritable effort (de groupe, une première pour Tolkki!!) intitulé 'Age Of Aquarius' qui, bien qu'ayant d'indéniables qualités, n'atteint pas le niveau très élevé de 'Polaris', le nouvel opus de Stratovarius, qui en profite pour modifier son logo en supprimant la fire-lily qui avait été son emblème dans le passé et en la remplaçant par une rose des vents stylisée.

Stratovarius nous avait annoncé la couleur d'emblée : 'Polaris' ne change pas le style du groupe radicalement mais le son est à mille lieues de ses précédentes réalisations. L'orientation générale du groupe est plus heavy et plus sombre. Nous sommes très loin de compositions simples et directes telles que "Eagleheart" ou "Kiss Of Judas". D'ailleurs, l'album le plus controversé du quintet, sorti en 2005 et sobrement nommé 'Stratovarius', avait initié cette légère mutation, de sorte que le groupe puisse sortir un peu des sentiers déjà battus maintes et maintes fois depuis 'Episode'. Les riffs sont donc plus lourds et plus mystérieux, ce qui colle bien au concept général de 'Polaris'. Sans perdre les éléments qui ont fait sa renommée tels que les hymnes aisément assimilables, les lignes de clavecin majestueuses et des rythmes effrénés ("Blind", "Forever Is Today", "Higher We Go"), le groupe se permet néanmoins d'évoluer vers un métal plus atmosphérique et plus percutant. Nous avons d'ailleurs, par moments, l'impression d'écouter des groupes comme Sentenced ("Winter Skies", "Somehow Precious"), Metallica, Dimmu Borgir ou Pagan's Mind ("Emancipation Suite : 1.Dusk", "Emancipation Suite : 2.Dawn") ou Kamelot ("When Mountains Fall"). Mais le plus surprenant reste quand même la sensation de se retrouver avec des compositions qui n'auraient pas dépareillé sur les albums de Shaman ou Angra ("Deep Unknown" et "Falling Star", qui rappellent un peu "Ritual" sur le premier album éponyme de Shaman, "King Of Nothing" sur son intro, le reste du titre étant du pur Strato). Toutes ses innovations sont parfaitement assimilées et ne tombent jamais dans le plagiat, puisque Strato garde son empreinte musicale.

'Polaris' est un album fort et assez hétérogène. Il choquera les fans les plus fervents du groupe finlandais, mais ravira la majorité tant il a d'atouts dans sa manche : une exécution magistrale, un son clair et puissant, des morceaux alambiqués et très progressifs, une fraîcheur bienvenue, ainsi qu'une personnalité musicale bien définie. Il s'agit là d'une des meilleures productions de ces dix dernières années, ce qui est un exploit pour un album de "transition" avant d'entamer sérieusement les hostilités avec un deuxième album avec Matias. Pour l'heure, le groupe a retrouvé une nouvelle vitalité et une joie de vivre qui s'entend et se ressent tout au long de ce douzième enregistrement. Le fait de s'être isolé au coeur d'une forêt, loin du tumulte ambiant des villes, a permis au groupe de renouer avec la sérénité et ses repères qu'il avait perdus quelques saisons de cela. Stratovarius fait désormais partie d'un très petit club de groupes ayant réussi à se relever d'une manière aussi héroïque et déterminée d'une chute vertigineuse vers les abîmes de la désillusion et de la colère. Le fait que "petit Timo" chante magnifiquement sur ce disque, ceci grâce à une maîtrise plus importante de la fluidité de son organe vocal, est la preuve flagrante d'une liberté retrouvée dans l'expression personnelle de chaque membre qui peut définitivement se lâcher et s'exprimer autant qu'il le souhaite pour le plus grand bien du quintet. L'union fait définitivement la force de Stratovarius, qui semblait être plus un simple 'projet' auparavant.

'Polaris' est aujourd'hui le début d'une nouvelle ère dans l'histoire très secouée de Stratovarius. Il est l'instigateur d'un succès redoublé et du franchissement de nouvelles marches vers l'apogée de la gloire de notre formation préférée. Une belle réussite qui sera, sans aucun doute, reprise festivement par tous les fans lors des futures tournées du groupe dans nos contrées. 'Polaris' est l'étoile qui a montré la voie d'un futur radieux et serein à Timo Kotipelto et ses compères. Stratovarius est finalement toujours bel et bien vivant et le restera de façon définitive.

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13 commentaires
Chronique
14 / 20
    Eternalis, le Dimanche 31 Mai 2009 parlez-en à vos amis  
Décrire un album attendu au tournant par des milliers de fans en émois est forcément un exercice hasardeux.
Stratovarius joue en partie sa carrière sur ce nouvel album. En effet, "Polaris" sera l’album ou ne sera pas, s’il devait échouer lamentablement, la fin du groupe serait définitivement publique, et l’absence de Timo Tolkki cruciale.
Faisant suite à de nombreuses paroles échangées par presse interposées, chacun traitant ouvertement l’autre de lâche ou d’hypocrites, le véritable duel (semblant inévitable) se jouera bel et bien entre Polaris et "Age of Aquarius" (second opus de Revolution Renaissance, le nouveau groupe de Tolkki).

D’entrée, il est très clair que Stratovarius a voulu imposer un visuel ambitieux et grandiloquent, à l’image de cette superbe cover (tranchant radicalement avec le terne atwork de l’éponyme Stratovarius). Représentant un ange, quittant la Terre pour rejoindre l’étoile la plus brillante de notre système (l’étoile Polaris), la pochette semble symboliser l’envie de montrer au monde que le groupe en est devenu un vrai, uni et qu’il peut monter dans des sphères célestes sans l’ombre omniprésente de Tolkki (compositeur de plus de 95 % de la carrière du groupe tout de même).

Affichant un nouveau guitariste à peine plus vieux que l’existence du groupe ; Matias Kupiainen, Stratovarius déclare avoir pour la première fois effectué un vrai travail de groupe, fait tout à fait exact lorsque l’on observe que la plupart des morceaux viennent de plusieurs plumes (Timo Kotipelto et Matias semblant avoir beaucoup travaillés ensemble).
Mais le plus dur était de savoir, finalement, à quoi voulions nous nous attendre ? A un album révolutionnaire ? A un album de pur Stratovarius après la déconvenue éponyme ? A un album de speed mélodique visitant d’autres espaces sonores ?

Car justement, voilà le grand dilemme de ce disque. N’y allons pas par quatre chemins, "Polaris" est un excellent album. Il nous rassure quand au futur du groupe qui, il est aujourd’hui certain, n’en finira clairement pas là. Mais au fond de nous, que nous murmure cette petite voix que nous osons à peine entendre…qu’est "Polaris" ? Simplement…un album de plus… ?

Oui, c’est également l’impression globale qui ressort…Stratovarius est vivant, et son âme préservée, ça ne fait aucun doute. Le combo qui avait, grâce à une horlogerie diabolique de composition et de tournées, réussie à s’imposer dans le monde entier et sortir des chefs d’œuvres comme "Episode", "Visions" ou "Infinite" respire encore. Mais voilà, il en ressort une impression étrange, presque malsaine…comment un groupe séparé de son principal compositeur peut-il proposer un album aussi cohérent avec le reste de sa discographie ?

"Deep Unknown" introduit très bien les hostilités et l’on retrouve avec bonheur ce son si caractéristique, puissant et plein de rondeur, avec énormément de claviers (prenant des teintes plus modernes), des solis virtuoses et la diva Kotipelto, qui se targue même de composer des lignes de chant qui n’avaient pas été aussi originales depuis un bon nombre d’années. Et surtout un refrain qui fait tant de bien, accrocheur et divin.
On ressent complètement les finlandais, la voix inimitable de Timo, cette énergie positive.

Mais là où l’effet est immédiat sur ce titre ou une bombe comme "Highwer We Go", pouvant rappeler la musicalité de "Freedom" de par son positivisme et son refrain absolument magistral, certains titres se révèlent bancals, presque trop ambitieux.
Strato ne s’est clairement pas imposé de barrières, mais sans doute qu’ils ne disposent pas encore de la totale maitrise dont pouvait avoir Tolkki.
Un morceau comme "King of Nothing", très intéressant musicalement, plus proche d’un Dream Theater dans la fusion guitare / clavier (à noter que la production à souvent tendance à donner tant de distorsion aux clavecins qu’ils écrasent les grattes), technique mais très lourd (que ça fait plaisir de retrouver l’inestimable talent de Jens Johansson) souffre par le chant inadapté de Timo, manquant clairement d’émotions. Pourtant, les relents passionnants de claviers, torturés et soutenus par des chœurs somptueux, sont proches de l’effervescence musicale, mais la ligne principale de Kotipelto va a contre courant du reste.
A l’inverse, "Blind", malgré son intro évoquant trop "Visions", est marqué par un riff assassin et un tourbillon de solo faisant penser au Angra actuel (époque "Temple of Shadows", "Blind" ressemblant nettement à "Temple of Hate") mais surtout une maitrise tout au long du morceau. Il ne serait pas faux de citer ce titre comme le plus réussi de l’album, tant le refrain majestueux, la partie de double pédale et les séquences solos sont magnifiques.

Là où l’album se révèle imperfectible sur les titres courts, directs et simples (le très beau "Falling Star", "Deep Unknown", "Highwer We Go", "Forever is Today" rapellant fortement "Millennium"), il semble se chercher sur les compositions plus ambitieuses, à l’image justement de "King of Nothing" ou de "Emancipation Suite: I Dusk" à l’atmosphère faussement égyptienne (synthétique mais bien peu naturelle) bien loin de la grandeur d’un "Babylon".
Une certaine conformité, une grandeur superficielle font que cette pièce musicale de sept minutes ne décolle jamais, et voit encore un Kotipelto bancal (la performance sur la totalité de l’album reste très très bonne !).

Voilà donc ce que l’on pensera de "Polaris", un bon album à défaut d’être la totale réussite espérée, qui a le mérite au moins de laisser entrevoir un avenir prometteur.
Finalement, si l’on écarte purement la corruption de l’opus précédent, Polaris s’affiche dans la droite lignée de "Infinite" et "Elements", sans cette réelle nouveauté attendue. Il émane certes un sentiment de fraicheur mais le groupe pourra t-il continuer ainsi ? Mattias semble avoir composé avant tout comme un fan du groupe, et non comme un compositeur, ce qui occulte une capacité de renouvellement.
Mais sans rien révolutionner dans le monde redevenu parfaitement rodé de Stratovarius, "Polaris" est un excellent album (quoique tirant un peu trop sur la longueur vers la fin…) que l’on écoutera encore et encore…jusqu’au prochain effort…


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