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Liste des groupes Power Mélodique Stratovarius Nemesis
Album, date de parution : 22 Fevrier 2013 - Ear Music
Produit par : Kupiainen Matias, Enregistré à : Finnvox Studios
Style: Power Mélodique

NOTE SOM : 16/20
Toutes les notes : 17/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Abandon 04:51
2. Unbreakable 04:37
3. Stand My Ground 04:14
4. Halcyon Days 05:29
5. Fantasy 04:19
6. Out of the Fog 06:58
7. Castles in the Air 06:02
8. Dragons 04:04
9. One Must Fall 04:27
10. Fireborn (Bonustrack) 04:45
11. Hunter (Bonustrack) 03:27
12. If the Story Is Over 06:06
13. Nemesis 06:33
Total playing time 1:05:52

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90 avis 5 17/20
Chronique
16 / 20
    MetalAngel, Vendredi 22 Fevrier 2013 parlez-en à vos amis  
un futur monument dans le répertoire discographique des nordiques

L’année qui vient de s’écouler fut riche en événements pour Stratovarius. Outre le départ du batteur Jörg Michael, parti vaquer à d’autres occupations moins stressantes et plus passionnantes pour lui, l’enregistrement d’un album live et d’un DVD, les auditions pour retrouver un nouveau frappeur de fûts, le groupe s’est aussi attelé à l’enregistrement d’un nouvel opus, joliment intitulé Nemesis.

Après une œuvre aussi dantesque que celle qui a vu le jour précédemment dans la discographie de notre cher quintet scandinave, j’ai nommé Elysium. On ne pensait pas que le combo irait plus loin encore dans l’expérimentation musicale. Mais, l’arrivée de Rolf Pilve a quelque peu changé la donne et le son du groupe s’est modernisé de manière assez radicale. Bien que l’on puisse retrouver des ambiances similaires à celles présentes sur Polaris ou Elysium, Stratovarius a poussé plus loin l’utilisation de claviers qui, pour le coup, apportent tout au long du disque, une ambiance spatiale rafraîchissante. Par ailleurs, la structure même des morceaux n’a plus rien à voir avec l’époque Tolkki. Il n’y a qu’à écouter le titre qui ouvre l’album, le très bon « Abandon ». L’esprit Polaris n’est pas très loin, mais l’introduction de cette compo est loin d’être habituelle chez Strato. La rythmique est surprenante de mimétisme avec celle de « Martyr Of The Free Word » d’Epica. Et ce changement de cap se vérifiera sur certaines des 10 autres chansons.

Il n’y a trop rien à dire sur « Unbreakable », premier single de Nemesis, si ce n’est que, comme vous avez pu le découvrir auparavant, il s’agit d’un titre catchy et pêchu, qui fera un carton sur scène, tout comme « Stand My Ground », vraiment surprenant…avec son début vraiment heavy. Du jamais entendu chez Stratovarius. Surtout le couplet, carrément thrashy…Jens et Matias s’en donnent à cœur joie lors de duels gratte/claviers magistraux. « Halcyon Days » n’est pas en reste, car ce titre est l’exemple même du nouveau visage musical de la formation des cinq compères. Le titre est la modernité incarnée avec ses passages électroniques. Parfois, on se croirait propulsé sur l’album Prophet Of The Last Eclipse de Luca Turilli. Il s’agit sans en douter de l’un des quatre meilleurs morceaux sur cette magnifique offrande. « Fantasy », quant à lui, est plus anecdotique, malgré ses mélodies que l’on retient dès la première écoute. Contrairement à ce que disait le groupe à propos de ce titre, il n’y a rien d’Abba-esque dedans, rassurez-vous. On est très loin des notes interprétées par Agnetha Fältskog et Anni-Frid Lyngstad. « Out Of The Fog » est plus sombre et plus directe que les compositions qui la précèdent. Des bruits de botte et des chœurs introduisent en beauté presque 7 minutes d’un metal presque typique du Stratovarius nouvelle génération, comportant, cependant des orchestrations moins habituelles et des passages aériens aux claviers. « Castles In The Air » est un mid-tempo intéressant musicalement, mais quelque peu dispensable. Le gros plus de ce titre réside dans les chœurs proches de ceux de l’Armée Rouge dans les ponts. A mettre de côté, malgré tout. L’intro de « Dragons » rappelle étrangement celles des chansons « Walking To My Own Song » et « Fight ! », respectivement gravées sur Elements Part 2 et Stratovarius. « Dragons » est un très bon morceau, dynamique et entraînant, clin d’œil à des tubes tels que « Legions Of The Twilight » ou « Paradise », comme on peut largement le constater dans les couplets. « One Must Fall », neuvième track, est d’une plaisante séduction. Il s’agit d’un morceau à tiroirs, car nombreux sont les changements de rythmes et d’ambiances. Une bombe certaine si elle est jouée sur scène.

Stratovarius ne serait pas Stratovarius si le groupe n’incluait pas une ballade sur ces albums. C’est devenu une tradition pour notre quintet préféré. Sauf que, cette fois-ci, elle ne clôt pas son nouvel opus, telles que pouvaient le faire « When Moutains Fall », « A Drop In The Ocean » ou « Celestial Dream ». « If The Story Is Over » est une magnifique composition, peut-être la plus belle des ballades du groupe, si l’on excepte « Forever ». On prend beaucoup de plaisir à se la repasser plusieurs fois d’affilée. Une réelle réussite. La rondelle se termine majestueusement par l’éponyme « Nemesis », un titre fort et progressif, parfaite conclusion pour montrer à ses fans que le combo, tel un phénix, a su renaître malgré les nombreuses séparations auxquelles il a dû faire face, le dernier en date étant, peut-être, pour lui le plus déchirant, Jörg Michael ayant été l’un des instigateurs du son Stratovarius durant la seconde partie des années 90.

En lisant ces lignes, vous l’aurez certainement deviné, Stratovarius va extrêmement surprendre et prendre aux tripes. Les nouveautés éparpillées tout au long du disque sont les fondements d’une nouvelle ère pour nos Scandinaves. Une bien belle démonstration de ténacité et d’inspiration, issue de l’expérience de chacun des membres du groupe et des leçons tirées du passé. Stratovarius est désormais une formation soudée, au sein de laquelle la collaboration est de mise aujourd’hui, unissant le vécu des quarantenaires et la fougue des plus jeunes. Les influences de chaque musicien ont permis de réunir le meilleur et d’enregistrer ce qui s’avèrera être un futur monument dans le répertoire discographique des nordiques. Du beau travail qu’il me faut saluer humblement. Chapeau bas, messieurs !!

Chronique également diponible sur notre site Stratovarius France www.Stratovarius.fr




20 Commentaires
Chronique
17 / 20
    Eternalis, Lundi 25 Fevrier 2013 parlez-en à vos amis  
"Nemesis" parvient à renouveler le répertoire de Stratovarius

Et Stratovarius redevint grand…immense…en créant ce monument répondant au nom d’Elysium. Planant de nouveau tel un maître sur une scène dont il fut l’investigateur puis le destructeur, les Finlandais parvenaient enfin à retrouver leur dû, quelques vingt années après leurs premières armes.

Les errances du passé, les problèmes humains et financiers, les soucis psychologiques, les egos surdimensionnés ainsi que les pensées personnelles furent annihilés pour un bien commun et créatif, afin de donner à ce grand disque en forme de chant de cygne pour certain. Stratovarius pourrait-il dépasser le niveau exceptionnel qui avait été atteint sur l’ultime piste éponyme de son treizième album ?
Si "Polaris" avait été accueilli avec enthousiasme, mais demeurait timide dans la prise de risques, ceci étant notamment lié à la nouvelle prise de fonction de Mathias Kupiainen derrière le poste de guitariste/compositeur, "Elysium" permettait à l’homme de s’affirmer dans cette double casquette, tout en produisant le disque dans son propre studio sous la houlette des plus grands. Revenu à un style technique et flamboyant, épique et grandiose comme nous ne l’avions pas entendu depuis les grandes épopées de "Visions" ou "Infinite", le conte de ces champs élyséens noircis par le monde moderne était sans doute l’œuvre la plus imposante qu’ils avaient créée, et de loin la plus sombre et mélancolique de leur histoire.

Dans ce contexte, une grande tournée emmena les hommes aux quatre coins de la planète. Le groupe fut malheureusement dans l’obligation d’en annuler une partie en raison du cancer dont fut victime le frappeur de toujours Jörg Michael qui, malgré un retour en 2012, décida de quitter définitivement le groupe pour un mode de vie plus sain et proche des siens. C’est donc un nouveau « jeune » qui intègre les rangs finlandais avec Rolf Pive (vingt-quatre ans au compteur), pour apporter sa nouvelle vision d’une section rythmique qui s’était déjà bien complexifiée et densifiée avec l’arrivée du terrible Lauri Porra à la six-cordes (nous parlons évidemment d’une basse).
Aux premières écoutes, il est donc à peine surprenant que "Nemesis", nouvel album aux couleurs bien plus agressives et apocalyptiques (j’évoque bien sûr le titre et l’artwork) se montre plus dominateur et direct, montrant régulièrement les crocs et lorgnant parfois vers un speed aux riffs presque thrash. C’est le cas, pour ne citer que lui, du single "Umbreakable" qui, en partant d’un mid tempo très traditionnel (même s’il montre en filigranes la voie que prendra le disque), avec un Timo Kotipelto toujours autant en voix (bien qu’il n’abuse désormais à aucun moment de son immense technique) mais surtout un Jens Johansson très présent et plus électronique dans ses sonorités qu’à l’accoutumée. Des chœurs montent en même temps que le refrain n’apparait, avant un break au riff monstrueusement brut de décoffrage pour du Strato qui débouche sur un soli simple mais très efficace.

Sans être véritablement innovant, "Umbreakable" donne le ton et entreprend d’introduire les morceaux de bravoure que seront "Halcyon Days", "Out of the Fog" ou le merveilleux "Castles in the Air". Autant de morceaux ambitieux et novateurs, sans être de longues pièces épiques comme le groupe nous avait habitués (aucun titre ne dépasse sept minutes). "Halcyon Days" est en soi un petit ovni très technique et rapide sur lequel les sons électroniques et cyber prennent une place presque prépondérante, pendant qu’un riff vif et énergique se taille la part du lion sur un coulis de chœurs liturgiques des plus imposants. La première intervention du refrain en devient marquante, introduite par des effets presque techno, avant de livrer cette merveille de refrain qui ne vous quitte plus une seule seconde après être rentré en tête, à l’harmonique fabuleuse et à la mélodie vocale tellement simple qu’elle en devient géniale (comme à la grande époque). Le break va même plus loin, en se dépareillant même de quelconques soli pour uniquement plonger dans une ambiance cybernétique et glaciale, sur laquelle des chœurs angéliques viennent se poser avec une grâce formidable.
"Castles in the Air", plus conventionnel, se veut la suite logique de composition comme "Lifetime in a Moment" ou "Soul of the Vagabond", avec une ligne de chœurs magistrale et surtout une puissance de frappe collant un véritable uppercut, en se focalisant sur la lourdeur et non la vitesse (cette ligne de basse vrombissante, tout comme ce refrain…). On ressent d’ailleurs une très forte continuité dans le jeu de Rolf vis-à-vis de l’héritage laissé par Jörg. "Out of the Fog" se veut dans une veine similaire, la voix de Timo étant suivie par ses compères sur le refrain afin de créer une grande densité vocale. La puissance de la musique ressort parfaitement par le riff tranchant au possible de Mathias, ayant lui-même réalisé un nouveau travail d’orfèvre du point de vue de la production.

Forcément, Stratovarius sans ses compositions speed ne serait pas, et ces dernières sont évidemment présentes ici, avec une fraicheur toujours aussi impressionnante pour un groupe de cette envergure. "Dragons" dégage ainsi une chaleur et un positivisme incroyable pendant qu’"Abandon" parvient parfaitement à faire entrer l’auditeur dans l’album. Le tempo de caisse claire donne d’entrée le ton, pendant que Timo nous accueille avec son timbre si caractéristique, avant un refrain simple à retenir introduit par une petite descente de toms très intéressante sur le plan technique. Les claviers, discrets, se cachent derrière des chœurs qui ne quitteront presque jamais l’album. Très rapides et emplis de vibratos, les « twin battle » entre Jens et Mathias sont délectables, tout comme ceux, toujours aussi écœurants, de "Stand my Ground", dont la teinte néo-classique rappelle avec nostalgie les premières heures tout en incarnant un refrain très moderne et sombre. "Nemesis" vient terminer l’album dans une veine similaire, peut-être un peu trop traditionnelle même, mais dans une extrême cohérence avec le reste du disque, se terminant sur un passage angélique bienvenu.

Extrêmement cohérent, c’est justement sa grande force, à défaut de parfois disposer du titre qui permettrait de complètement le faire passer dans la catégorie des très grands albums. Sans réussir à parvenir jusqu’à dépasser le génial opus précédent, "Nemesis" est une excellente suite, de plus très différente, parvenant à renouveler le répertoire de Stratovarius et prouver que les Finlandais sont encore bien loin d’avoir écrit tout ce qu’ils avaient à jouer. S’il est écrit que le groupe fut un précurseur, il n’est pas encore mentionné la date où l’inspiration se sera suffisamment tarie pour les faire disparaitre. Espérons que ce moment n’arrive simplement jamais.




10 Commentaires
Chronique
15 / 20
    dark_omens, Vendredi 11 Avril 2014 parlez-en à vos amis  
Un album très appréciable mais pas exempt de défauts...

Pour rédiger la chronique de ce Nemesis, nouvel effort des Finlandais de Stratovarius, épargnons-nous la tâche ingrate, et surtout inutile, consistant à rédiger ce sempiternel paragraphe détaillant les déboires mouvementés qui conduisirent le groupe et son guitariste emblématique à se séparer. Faisons-le d'abord parce que l'épisode appartient maintenant à un passé relativement éloigné. Et faisons-le ensuite, et surtout, parce qu'il apparaît évident, fort de deux albums relativement réussis (Polaris (2009) et Elysium (2011)), que Timo Kotipelto et ses complices ont définitivement tourné la page.

Puisque nous en sommes à évoquer les changements de line-up soulignons juste, et rappelons, que le départ récent de Jorg Michael, batteur mythique aux talents incommensurables, a été pallié par l’arrivée de Rolf Pilve. Faisant, de ce fait, de Timo Kotipelto et de Jens Johansson les membres les plus anciens de ce collectif. Mais cessons les bavardages inutiles et analysons dès à présent ce nouveau cru finnois.

Alors que l'EP Unbreakable nous laissait quelque peu circonspects sur les qualités de ce nouvel opus, Abandon vient d'emblée dissiper ces doutes. Très efficace et très séduisant, ce premier titre, au préambule et au final particulièrement vif, bouleverse un peu, de surcroît, ces confortables certitudes que d'aucuns pouvaient avoir concernant un groupe jugé trop mélodique. Etonnamment, au-delà de ce positivisme ambiant, et normal puisque après tout nous ne sommes pas ici en compagnie d'un groupe de Black Metal mais de Power Metal, il règne ici une profondeur et une gravité très intéressantes. Un sérieux et une noirceur qui, sans égaler celle de certains de ces compatriotes dévoués aux arts noirs ou aux mouvances plus radicales, est terriblement attrayante. Ce phénomène est parfaitement symbolisé d'ailleurs par ces guitares qui, en des moments bien choisis, se font, toutes proportions gardées, très agressives. Mais aussi par ces passages plus sombres, ou par d'autres soudainement spécialement intenses, ou également par certains très surprenants (Stand my Ground, Out of the Fog ou encore, par exemple, Halcyon Days et ses séquences électro). Loin de ce Power Metal parfois superficiel que nombre de formations nous servent, Stratovarius fait donc preuve ici d'une maturité tout à fait appréciable.

Même Unbreakable, malgré son classicisme, est bien plus plaisant ici. C'est dire.

Malheureusement ce beau tableau n'est pas totalement idyllique. Des morceaux tels que Fantasy et Castles in the Air, viennent, en effet, ternir un peu l'ensemble. Sans véritablement démériter, ils ne parviennent pas à se démarquer suffisamment de cette signature symptomatique du quintette, a contrario de certains autres ici. Tant et si bien qu'ils nous offrent une vision, sans doute, un peu trop coutumières percluse d'automatismes un peu trop familiers. Toutefois ce défaut mineur ne constitue rien de véritablement handicapant pour cette fresque convaincante malgré tout.

If the Story Is Over, ballade émérite, vient quant à elle, apporter une touche de douceur attachante à ce disque. Ce titre s'accompagne d'une certaine simplicité qui aura de temps à autres, autrefois, fait défaut à un groupe aux ambitions parfois, selon votre humble serviteur, un peu trop démesurées.

Nemesis est donc un album très appréciable pas exempt de défaut, notamment dans ses phases les plus traditionnelles, mais pourvu de suffisamment de qualités pour contenter ceux qui se laisseront séduire. Par ailleurs, il est également pourvu de suffisamment d'originalité pour éveiller la curiosité de ceux qui seront restés attachés à certaines convictions aprioristes concernant Stratovarius.




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