The Cross of Doom

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Type Album
Date de parution 27 Juin 2016
Style MusicalDoom Metal
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1. Eerie Valley of the Crimson Planet
2. Beyond the Sharp Vine
3. Unearthed (Foes & Woes)
4. Holy Smoke
5. Sign of the Wolf (Pentagram Cover)
6. The Cross of Doom

Chronique @ AlonewithL

02 Juillet 2017

Une seconde jeunesse qui demande à s'exprimer et exige maturité.

Des ruines d'"Acarus", "Stonewitch" est né, mais "Stonewitch" demande à grandir. La formation de heavy doom charentais produit assez rapidement une première démo ("The Godlesss") disponible sur support k7, histoire d'avoir une base studio de départ pour notamment disposer de dates de shows. La troupe prend confiance en elle et souhaite rapidement passer à l'étape d'au dessus qui est d'enregistrer un album. Le projet est réalisé fin 2015 au Caveau, studio à l'origine notamment de productions de "Manzer", de "Hexecutor" et de "Norman Shores". L'ouvrage dessine les contours d'une musique enracinée dans les bases historiques du doom metal. Il reste encore à sublimer cet héritage. "The Cross of Doom" est là comme une pierre funèbre dressée marquant une nouvelle vie, une seconde jeunesse qui demande à s'exprimer et exige maturité. Comme un vin en somme.

L'ouvrage, même pour un album de doom est assez court et compte 6 morceaux, ce qui est en revanche plus coutumier. On commence donc la lecture avec "EerieValley of the Crimson Planet", distinctif par à jeu par à coups et une légère fibre stoner à l'américaine. Tout cela repose sur une ambiance toute tempérée. Le chant de Serge s’accommode plutôt bien avec la musique, mais il semble ne pas porter suffisamment. A l'évidence, il n'a pas été très bien servi à la production. Pour apercevoir une matière plus ténébreuse, il faut aller du côté d'"Unearthed", certes classique, mais accommoder d'à coups plus secs dans un soucis de rendu absolument mélancolique. De plus le jeu guitaristique se révèle élaboré. Les guitares sont à leur aise dans ce volume. Ils ont font une assez savoureuse illustration sur le long titre éponyme, entre arpèges froids et long soli. Néanmoins, ce morceau se confond quelque peu dans sa sobriété et son classicisme. Il donne une sensation étirée et laisse ainsi entrevoir quelques longueurs.

Quand on évoque justement le classicisme dans le doom metal, on se réfère automatiquement à la base, à ce qui identifie le plus le genre, et donc à des sommités telles que "Black Sabbath" et "Pentagram". On retrouve un peu de "Black Sabbath" chez "Stonewitch", bien que cette influence parait brouillée par le chant en mode ricain de Serge. S'il faut voir une influence majeure, et là parfaitement décelable chez eux, il faut se référer à "Pentagram", dont ils épousent aussi les quelques contours stoner de leur carrière plus récente. Nous en avons un parfait exemple avec "Beyond the Sharp Vine" à l'entame bluesy et offrant une partie instrumentale intéressante. Le rapprochement à "Pentagram" se vérifie surtout par la reprise de l'emblématique "Sign of the Wolf", tout à fait potable, mais n'égalant toutefois pas l'originale. "Stonewitch" se montre cependant plus déterminant sur son morceau phare "Holy Smoke", valorisant l'entrain et les changements de rythme. Un de ceux que l'on aimerait retrouver plus souvent dans la jeune carrière du groupe angoumoisin.

Bien que "Stonewitch" ait au préalable sorti une première démo, c'est vraiment à partir de cet album que tout semble débuter pour la formation. On en décèle l'esprit, les influences, mais également ses qualités et ses défauts. "Stonewitch" maintient une sorte d'équilibre pour l'instant malgré quelques fragilités liées à une production sapant le chant, que l'on voudrait plus puissant à l'écoute, mais encore à une composition qui mériterait davantage d'excentricité et de recul par rapport à des influences parfois trop évidentes. Surtout que le niveau technique est bien présent et pourrait s'exprimer pleinement sans pour autant corrompre l'ambiance ou la cohésion. En cela, on devine un départ à tâtons, presque hésitant alors que les membres ne souffrent aucunement d'un manque de dextérité. Au su du réel potentiel de "Stonewitch" ce premier album correctement tenu, que l'on pourrait juger un peu trop court, laisse un soupçon d'amertume, mais laisse aussi entrevoir la possibilité de compositions plus addictives et façonnées à la hauteur des grands groupe de doom metal français.

13/20

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