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| CD paru le 06 Octobre 1992 - Roadrunner Records |

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1. Insatiable 6.33
2. Forced Repression 6.19
3. Illusion of Freedom 4.52
4. Human Error 6.17
5. Separative Adjectives 5.31
6. Unjustified Reluctance 10.21
Total playing time 39.53 |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Formé en 1988 autour d’Andy Marchione et Brett Clarin, Apparition attire l’attention des labels en 1990, lors de la sortie de son EP Eternally Forgotten, pour le compte de Relapse. Changeant entre temps son nom en Sorrow, le groupe signe alors avec Monte Connor, boss de Roadrunner US, rejoignant ainsi ses confrères new yorkais d’Immolation et de Suffocation, fraichement accueillis au sein de l’écurie.
Dès 1991, la formation enregistre ainsi Forgotten Sunrise, qui ne voit malheureusement le jour qu’en format mini CD, faute à ses sessions écourtées par l’accident d’Andy, immobilisé au plus mauvais moment. Sorrow remet alors le couvert l’année suivante, se dirigeant au Speed Of Sound Recording sous la houlette de Steve Koslowski, pour déboucher enfin sur la sortie de son premier (et unique) album, courant 1992.
Hatred and Disgust distille un death doom relativement sombre, transpirant les atmosphères pesantes de Let Us Pray (Vital Remains). Ses ambiances ne possèdent sont par contre ni l’oppression d’Into Darkness (Winter), ni la mélancolie de Forest Of Equilibrium (Cathedral), rappelant avant tout l’appartenance de Sorrow à la scène death métal.
Débutant sur les rythmiques écrasantes de Mike Hymson et les riffs massifs du duo Clarin / Marchione, Hatred and Disgust dégage de suite son climat particulièrement lourd. Les quelques accélérations sont souvent soutenues par des soli agressifs, à l’image d’Insatiable, Illusion Of Freedom ou Human Error, permettant d’apporter un relief salvateur, qui brise la monotonie des tempos majoritairement lents.
Séduisant par la densité de ses atmosphères, Hatred and Disgust s’adresse bien sûr aux fans du death doom satanique de Let Us Pray, ou suintant de Mental Funeral (Autopsy). Brillamment mis en valeur par un son limpide et profond, l’album s’écoute ainsi très agréablement, bien que son côté parfois massif empêche les morceaux de se détacher pleinement les uns des autres.
Fabien.
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