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Solefald Black for Death: an Icelandic Odyssey : Pt. II |  |
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| CD paru en Novembre 2006 - Season Of Mist |

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1. Red for Fire / Black for Death
2. Queen in the Bay of Smoke
3. Silver Dwarf
4. Underworld (Instrumental)
5. Necrodissey
6. Allfathers
7. Lokasenna Pt. 2
8. Loki Trickster God
9. Spoken to the End of All (Poem)
10. Dark Waves Dying (Instrumental)
11. Lokasenna Pt. 3
12. Sagatelller |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Voici la seconde partie du diptyque entamé avec l'album Red For Fire, intéressant mais un peu inégal. Black For Death se devait donc d'apporter en premier lieu une suite avec toujours des orchestrations bien senties, et d'autre part une conclusion digne de ce nom.
À l'écoute du monstrueux morceau introductif, simplement intitulé Red For Fire + Black For Death, on se dit que c'est vraiment très bien parti! Furieusement black par moments, efficacement expérimental, homogène, alternant brutalité extrême et passages mélodiques, c'est tout bonnement imparable. On serait tenté de dire que le titre vaut l'achat à lui tout seul.
La suite n'a pas la même force (à quelques exceptions près), mais Black For Death est plus équilibré que son prédécesseur. On retrouve avec Queen In The Bay Of Smoke et Allfathers les instrumentations qui portaient Red For Fire ainsi qu'une influence Arcturus. Le saxophone revient lui aussi mais cette fois dans Underworld, un court instrumental jazzy surprenant (il n'est pas dérangeant, loin de là mais on se demande ce qu'il fait dans le concept), quant à l'autre instrumental, Dark Waves Dying, c'est une nouvelle fois un régal grâce à la dextérité des musiciens et à leur façon d'utiliser leurs ''outils'' (le violon et le saxophone donnent ici un effet phénoménal).
Pour être plus clair au niveau des émotions, je dirais que l'on se laisse aisément happer dans cette épopée scandinave grâce à une atmosphère encore plus grandiose que sur le premier volet. C'est un peu comme si celui-ci survolait le terrain alors que cette fois nous sommes plongés au milieu de la bataille.
Il y a des défauts également entre ces perles, à l'image de Silver Dwarf et Necrodyssey, tous deux dispensables car en deçà des autres titres non seulement du point de vue de l'inventivité, mais aussi du ressenti. En effet on ne perçoit pas ici les paysages impressionnants ou les dangers du périple conté à travers ces deux albums. Les ambiances sont mises à part, et les répétitions (comme sur les moins bons morceaux de Red For Fire) ne font que rendre encore plus fades ces chansons. On trouve aussi comme sur Red For Fire un poème sur fond instrumental qui n'amène musicalement rien. Pourtant, l'idée n'est pas mauvaise : Lokasenna part 2 et surtout part 3 sont aussi des textes déclamés sur un fond instrumental, mais ils mettent en place une atmosphère nettement plus intéressante, mystérieuse, sombre, en un mot : prenante. La partie 3 introduit d'ailleurs le choc final, Sagateller, qui ne fait pas défaut à nos attentes : tous les ingrédients qui donnent son intérêt au diptyque y sont réunis. Alternance voix claires / voix hurlées, montée en puissance, et un assaut épique final à couper le souffle, sur une double pédale effrénée. Ce que l'on attend chaque fois qu'une épopée se termine, on nous l'offre ici !
Belle conclusion, que ce soit le final (le trio Dark Waves Dying, Lokasenna part 3, Sagateller) ou l'album en lui-même. Ce n'est certes pas parfait mais les erreurs de parcours sont bien rattrapées et l'écoute successive des deux disques offre un voyage inoubliable.
Les albums cotés séparément, je donne 14/20 à Red For Fire, et 17/20 à Black For Death. Plus homogène dans son ensemble, l'œuvre entière me semble mériter 16/20.
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