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| 1986 - Steamhammer / SPV |

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1. Deathlike Silence 2. Brandish the Sceptre 3. Proselytism Real 4. Equinox 5. After the Deluge 6. Obsessed by Cruelty 7. Fall of Majesty Town 8. Nuctemeron 9. Pretenders to the Throne 10. Witchhammer 11. Volcanic Slut
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Le premier album véritable album de Sodom, Obscessed by Cruelty qui ressortira un an plus tard avec le mini In the Sign of Evil en bonus, marque une nouvelle étape dans l’élaboration de leur style et du style thrash teuton dont ils sont le fer de lance avec Kreator. Si leur premier mini était sous le signe du malin, le premier est quant à lui sans contestation possible sous le signe de l’agressivité et de la rapidité comme nous le montre dès le début l’excellente « Deathlike Silence » qui en plus est extrêmement efficace et entraînante, ce qui ne gâte rien. Au fur et à mesure de l’écoute, on ne peut que constater que la musique s’éloigne de plus en plus du côté black omniprésent de In the Sign of Evil comme le montre des chansons comme "Nuctemeron" ou "Pretenders of the Throne" avec des riffs nettement plus thrash multipliant les à coups, les variations et les rebondissements et la recrudescence de soli sauvages comme dans "Deathlike Silence" et surtout l’abandon d’une rythmique répétitive et oppressante.
Pour autant, Obscessed by Cruelty n’abandonne pas complètement les ambiances noires notamment avec "Proselytism Real" mi tempo et intense et dans le début et la fin oppressantes de "Obsessed by Cruelty" qui nous rappelle aux influences de bases du groupe. De plus, la voix d’Angelripper conserve encore des intonations black année 80 tout au long de l’album, mais plus particulièrement dans "Proselytism Real", qui associée à divers cris donne encore cet aspect thrash black à l’album.
Toutefois, c’est bien la vitesse qui ressort des compositions avec un débit vocal qui s’accélère comme dans "Witchhammer" et des riffs aussi speed que la batterie qui ne goûte guère les ralentis. Rapide, agressif et sombre, les pierres angulaires du thrash teutons sont posées avec cet album indispensable. La noirceur des influences black vient teinter l’agressivité de la musique mais cesse d’en être vraiment l’aspect principal tout en la rendant si caractéristiques. Il suffit d’écouter "Equinox" pour comprendre que deux univers séparent le thrash US traditionnel et le thrash allemand et se plonger sans regret dans un monde de violence brute.
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