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| 01 Juin 1989 - Steamhammer |

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1. Agent Orange
2. Tired And Red
3. Incest
4. Remember The Fallen
5. Magic Dragon
6. Exhibition Bout
7. Ausgebombt
8. Baptism Of Fire
9. Don't Walk Away (Tank Cover)
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Si Sodom était un démarcheur avec une carte de visite, il y a fort à parier que c’est la couverture d’Agent Orange qui figurerait dessus tant cet album est devenu une référence pour le groupe. En effet, c’est avec cet album que Sodom pose définitivement les caractéristiques de son thrash en achevant sa conversion largement entamée sur Persecution Mania qui coupe avec son côté thrash black.
Si le thrash proposé par Agent Orange est d’obédience teutonne, c'est-à-dire plus agressif que les groupes de thrash traditionnel US, c’est toutefois sans aller jusqu’à la violence des premiers Kreator. Le rythme de croisière n’en est pas moins soutenu comme le montre l’accrocheuse « Agent Orange » qui ouvre le bal ou encore « Incest» mais on est loin d’une violence brute et froide tout au long de l’album. Agent Orange ne rechigne d’ailleurs pas à utiliser des rythmes plus mi tempo comme dans « Magic Dragon » et surtout des rythmiques bien accrocheuses et rebondissantes. Les soli traditionnels sont également toujours bien présents tout le long de l’album, qu’ils soient chaotiques comme dans « Tired and Red » ou plus mélodiques comme dans « Exhibition Bout ». Le combo ne comptant qu’une guitare, la présence de la basse se fait donc logiquement bien sentir, notamment pendant les soli et les riffs de guitare vont quant à eux droit à l’essentiel, ce qui donne à Agent Orange un côté très accrocheur, incisif et efficace. La principale caractéristique de Sodom est le chant de Tom Angelripper ou plutôt sa voix resté rocailleuse même s’il en a limité la déformation en version thrash / black qu’on retrouve pourtant encore dans « Exhibition Bout ». Cette voix a l’avantage d’offrir un chant très compréhensible en gardant toutefois un timbre agressif et sombre qui rejaillit sur toute la musique.
Parmi des compositions assez homogènes, une chanson ressort particulièrement par son côté rock’n’roll qui n’est pas sans rappeler Motörhead et l’omniprésence de la basse, c’est l’excellente « Ausgebombt » qui est sans conteste la chansons la plus entraînante de l’album et qui n’a pas du tout ce côté relativement agressif qu’on retrouve dans le reste de l’album. Dans un autre registre, c’est « Remember the fallen » qui se place dans un registre nettement plus calme et mélodique jusque dans le chant dans un esprit, toute proportion gardée, bay Area et montre une nouvelle face encore cachée de Sodom. Après une reprise de Motörhead, Sodom tape carrément dans le rock avec la reprise de « Don’t Walk Away » sans tenter de la modifier outre mesure pour finir l’album de façon bien sympathique après plus de 35 minutes de vrai thrash.
Pour les Sodomaniaques fan de la deuxième époque du groupe, cet album est sans conteste un des meilleurs en regroupant la pêche des premières années et l’arrivée à maturité du virage entre deux époques.
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