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| CD paru en 2001 - Roadrunner Records |

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1. (515)
2. People = Shit
3. Disasterpiece
4. My Plague
5. Everything Ends
6. The Heretic Anthem
7. Gently
8. Left Behind
9. The Shape
10. I Am Hated
11. Skin Ticket
12. New Abortion
13. Metabolic
14. Iowa
Bonustrack (Japanese Release)
15. Liberate (Live) |
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| Chronique |
 5 / 20 |
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Qui aurait pû prévoir qu'en 1997 apparaîtraient les premiers méfaits d'un des phénomènes metal les plus médiatisés et controversés de tous les temps? Mais bien sûr... Y a-t-il quelqu'un qui ne connaisse pas Slipknot dans la place?
Au commencement il y eu Made, Feed, Kill, Repeat... Un album somme toute très honnête sonnant très Death expérimental aux passages carrément clownesques, probablement l'époque la plus constructive pour le groupe. Mais elle fut rapidement oubliée lorsqu'il arriva. Il ou cet orang-outan irascible du nom de Corey Taylor. Ses prestations teigneuses et charismatiques sur l'album éponyme du groupe apparurent au grand jour comme un divertissement amusant mais lassant. Ce deuxième opus ne ressemblait en rien au précédent, les bidouillages expérimentaux léguèrent leur place à la facilité saoûlante et à l'efficacité bancale. Slipknot fut un album raté et une raison louable pour maudire le groupe.
Mais Slipknot a marché. Il a même séduit pas mal de jeunes metalheads en quête de rébéllion instinctive propre à l'adolescence. Ceci peut paraître être un amalgame effronté et immature, pourtant il suffisait de se promener en agglomération à la sortie des classes pour constater le nombres de fans du groupe, reconnaissables aux nombreux artifices vestimentaires à l'effigie des neufs clowns de Des Moines. Alors que leur succès s'étendait, en 2001 sorti Iowa, nom de l'état respectif des membres. Peu de curiosité à son égard, on pouvait déjà presque écouter la galette d'avance s'imaginant un album insipide et aseptisé. Pourtant, j'ai gravé cet album à l'époque par pure curiosité et son écoute, malgré certaines choses prévisibles, m'a réellement surpris.
Je parlais de musique clownesque pour qualifier le premier et je crois pouvoir réutiliser cet adjectif pour décrire Iowa, cela dit dans un tout autre contexte.
C'est très simple : Iowa est l'un des plus mauvais, des plus ridicules, des plus lamentables disques qualifiés de metal qu'il m'est été donné d'entendre et ces propos radicaux n'ont pas réellement besoin de justification à l'écoute de cette horreur.
Comment le décrire? C'est là que ça devient compliqué. Dur de lui attribuer une étiquette, si ce n'est celle d'un neo metal épicé au proto-death bas de gamme et au caca d'oie.
Le groupe se disait fortement inspiré par Slayer et certaines rythmiques thrash peuvent transparaître au beau milieu de ce joyeux bordel. Mais ne vous y fiez pas...
L'intro met l'auditeur insouciant dans le bain. Des bruits l'hélico parviennent, rien de très inquiétant jusqu'à ce que cette grande gueule de Corey apparaisse déculotté au bord de la carlingue, il râle, il pleure. Car monsieur semble avoir des problèmes de constipation, ces gémissements donnent l'image parfaite d'un pauvre gars hurlant contre cette taupe coincée dans sa galerie.
Alors il est pas content Corey. Oh, non pas content du tout.
Vite, il appelle ses huits poteaux qui arrivent dans un van rouillé, embarquent le pauvre homme et nous bourrent droit dans la gueule. Malgré l'aspect repoussant du véhicule, on aura plutôt tendance à esquisser un sourire à la vue de cette couleur fluo très kitsch à l'image de la brutalité caricaturale et puérile du disque.
Ils sont neuf. Un Corey sans aucun sens de l'expression lyricale, digne d'une peluche qui grogne, un batteur correct mais au jeu inutile, deux guitaristes entraînés à reproduire des riffs tout aussi simplistes que démembrés quand ils ne jouent pas des accords nuls et répétitifs malgré la rythmique qui pourrait facilement feinter le manque de caractère, un bassiste qui suit le troupeau, un sampler et un dj qui dorment quand leurs breaks insignifiants, voir encombrants, sont terminés et deux bouffons de scènes dont la principale activité se résume à taper sur des barils et à faire des gestes obscènes à une foule aux neurones grillées.
Les artifices numériques tentent à donner à l'oeuvre une dimension imposante, mais la nullité des compositions l'emporte sur tout.
Toutefois, Iowa possède un atout remarquable : Sa bouffonnerie qui constitue une force désopilante. La voilà la référence au mot clownesque.
Oui, certains passage m'ont réellement fait rire.
The Heretic Anthem, le hurlement d'un Corey qui balance des tartes à la face des spectateurs.
Des rythmiques au son ankylosé sur Disasterpiece ou cette impression de boîtes de conserves qui s'animent toutes seules.
L'incroyable Metabolic, l'apothéose du ridicule, agit tel un sort hilare par sa forme et son fond tout aussi grotesques.
Les misérables essais pour nous faire peur avec Skin Ticket durant lesquels la constipation de notre homme semble refaire surface.
D'un autre côté, il y a ces morceau dont l'imbécilité se traduit en nous tel un sentiment de honte :
New Abortion et ses passages arômatisés au mauvais Hip Hop.
People = Shit pour effrayer sa grand mère et faire rire le nouveau né.
Iowa, quinzes minutes inutiles et répétitives à écouter Corey se lamenter sur son sort minable.
Un réarrangement du très bon Gently présent sur leur premier opus mais cette fois-ci insulté jusqu'à la moëlle.
Tout compte fait, ce Iowa est un disque à écouter au moins une fois dans sa vie. Mais dans quel but allez vous me demander? Probablement que certains se fendront bien la gueule à son écoute. Iowa pourrait être un fabuleux remède contre la déprime, nous rappelant qu'il existe toujours plus nul que soi. C'est vrai quoi... ne niez pas que cette chose n'est rien d'autre qu'un déchet...
5/20. 4 points pour son potentiel comique. 1 points pour son aura anthologique : La nullité pure qui mit pourtant de nombreux fans dans son sac. Pour le reste, un zéro carré. Oui, un zéro, tu m'a compris, Coco. Maintenant postule chez Zavatta.
81 commentaires |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Slipknot, composé de 9 « campagnards » sortit de Des Moines Iowa dont principalement Corey Taylor au chant, Mick Thompson à la guitare, Shawn Crahan au « percussions », et Joey Jordison à la batterie, sort en 2001 son deuxième album justement nommé Iowa. Leur musique a évolué vers quelque chose plus massif et death metal par rapport au premier album. En effet, la brutalité est très mise en avant notamment grâce à des vocaux plus brutaux et un son de guitare plus puissant. Bref, Slipknot mise ici sur un néo death metal incisif mais toujours mélodique.
Signé sur le label Roaddrunner records ultra connu pour avoir signé des groupes comme Korn, Limp Bizkit, Deicide et autres, Iowa est doté d’une production très puissante de part un son assez cru et déchiré. On ne décèle aucun défaut majeur.
Musicalement, les riffs de guitares sont très puissants tout en étant assez mélodiques ce qui apporte à la musique une grande diversité de riffs qui n’est pas pour déplaire. Les riffs de death metal sont plus présent que sur le premier album et Iowa est donc plus brutal de oart cette évolution. La batterie de Joey Jordison est rapide, majoritairement en mid tempos énergiques mais elle sait faire parler la poudre avec des blasts beats et le calme avec des mid tempos lents et lourds. Le chant de Corey est plus death metal hurlé que claire même s’il s’est largement amélioré de ce point de vue. Les mélodies, surtout sur Left Behind, sont très recherchées et entraînantes. Assurément, le chant est le gros plus de cette album.
Bref, c’est un excellent deuxième album de Slipknot.
6 commentaires |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Aïe, l'épineux sujet Slipknot! Le groupe qui a réalisé le plus beau hold-up commercial de ces dernières années dans le monde pourtant peu vendeur du métal s'attire toujours un amour fou de la part de ses fan, à la hauteur des commentaires désobligeants (pour rester poli) émis par ses détracteurs. Il serait en effet facile de ne voir en eux qu'un cirque bien organisé, à grand renfort de masques et de délires pyrotechniques, dont le seul but est de cibler les vaches à lait portant baggies et dreadlocks.
Oui mais voilà, la discographie de Slipknot ne va pas vraiment dans le sens de cette thèse; et un album du gabarit d'"Iowa" est à même de faire taire ceux qui, dans la sphère des "anti", daigneront faire preuve d'un peu d'objectivité. La violence, quoique toujours controlée, est le maître-mot de ce disque, soutenue par des riffs tonitruants ("Disasterpieces") et une section rythmique ultra-carrée ("People=Shit", "The Heretic Anthem").
Le chant se fait tour à tour grognement, murmure malsain et hurlement totalement déchaîné. A cet égard, les progrès effectués par Corey Taylor entre le premier album éponyme et "Iowa" sont saisissants, notamment lors des plages de moiteur glauque que sont "Gently", "Skin Ticket" et le morcau-titre, "Iowa". Sa voix porte littéralement tout l'album, et il s'impose ici, n'en déplaise à certains, comme l'un des tout meilleurs chanteurs de sa génération.
Avec "Iowa", Slipknot a donc accouché d'un disque brutal, qui lui a permis de prouver qu'il n'était pas le groupe d'un seul album, confirmer son statut de groupe phare du métal, et se gagner le respect de ses pairs, Slayer en tête. Un seul reproche peut-être, la longueur excessive de l'ensemble provoque quelques baisse d'attention vers la fin du disque. Les critiques ne se sont évidemment pas tues pour autant, mais bon, ne dit-on pas que l'on mesure aussi la réussite au nombre de détracteurs?
P.S.: Suite à certaines remarques croisées sur le forum, je précise que cette chronique n'a pas pour but d'être objective. Il se trouve qu"Iowa" est le disque qui m'a tiré d'une lourde dépression lors de ma première année de prépa, et mon jugement sur cet album est forcément lié à l'importance qu'il a eu durant cette période de ma vie.
9 commentaires |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Ca faisait un bon petit moment que je voulais chroniquer cet album. Il ne me manquait qu'une bonne occasion pour m'y mettre et c'est chose faite.
Iowa succède à l'album éponyme, qui était beaucoup plus expérimental et où le groupe était encore à tatonner pour se trouver une identité musicale et Iowa marque donc un tournant définitif quant à l'orientation du groupe.
Cet album commence par une bien étrange intro « 515 » qui n'est autre que l'indicatif téléphonique de... l'Iowa évidemment. Pas de grande surprise mais cet album est le portrait de cet etat du middle east vu par le groupe. Leur frustration, haine, sentiment d'exclusion, la révolte, le chaos, chaque chanson est une facette de ce qu'a été leur vie dans cette vaste campagne perdue où rien de palpitant ne se passe.
Le dernier morceau éponyme rappelle étrangement ce à quoi le groupe était habitué dans les tous débuts, chanson longue, expérimentale à l'ambiance plutot étrange dans la même veine que « Killers are Quiet » ou « Scissors ». A noter que « Gently » qui était sortie à l'origine sur le tout premier opus du groupe, est ici reprise pour la 3éme fois sur un album, sans doute encore la volonté de rappeller leurs racines.
Dans l'ensemble Iowa est un bon album pour les fans du genre, celui auquel le groupe peut s'identifier le plus, plutôt classique de dire çà, mais il reste jusqu'à présent leur disque le plus personnel. Beaucoup plus abouti que les 2 précédents, Iowa contient donc quelques petites perles incontournables et qui ont amplement contribué au succés du groupe lors de sa sortie. « The Heretic Anthem », « People=Shit », « Left Behind », « Disasterpiece » sont autant de morceaux cultes qui les ont propulsés parmis les groupes les plus écoutés du jeune public.
Gros label, masques, provocation, grosse promo et tournées géantes, Slipknot a bien compris les rouages du succés et les exploitent à fond n'en déplaisent à beaucoup et Iowa en est le parfait infantement.
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