Iowa

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Nom du groupe Slipknot (USA-1)
Nom de l'album Iowa
Type Album
Date de parution 28 Août 2001
Produit par Robinson Ross
Enregistré à Soundcity Studio
Style MusicalNéo Metal
Membres possèdant cet album1247

Tracklist

1. (515) 00:59
2. People = Shit 03:35
3. Disasterpiece 05:08
4. My Plague 03:40
5. Everything Ends 04:14
6. The Heretic Anthem 04:14
7. Gently 04:54
8. Left Behind 04:01
9. The Shape 03:37
10. I Am Hated 02:37
11. Skin Ticket 06:41
12. New Abortion 03:36
13. Metabolic 03:59
14. Iowa 15:04
Bonustrack (Japanese Release)
15. Liberate (Live) 04:25
Bonustrack (10th Anniversary Edition)
15. My Plague (New Abuse Mix) 03:02
Total playing time 1:06:19

Chronique @ ArchEvil

19 Décembre 2007

La nullité pure qui mit pourtant de nombreux fans dans son sac.

Qui aurait pu prévoir qu'en 1997 apparaîtraient les premiers méfaits d'un des phénomènes metal les plus médiatisés et controversés de tous les temps ? Mais bien sûr... Y a-t-il quelqu'un qui ne connaisse pas Slipknot dans la place ?
Au commencement il y eu Made, Feed, Kill, Repeat... Un album somme toute très honnête sonnant très Death expérimental aux passages carrément clownesques, probablement l'époque la plus constructive pour le groupe. Mais elle fut rapidement oubliée lorsqu'il arriva. Il ou cet orang-outan irascible du nom de Corey Taylor. Ses prestations teigneuses et charismatiques sur l'album éponyme du groupe apparurent au grand jour comme un divertissement amusant mais lassant. Ce deuxième opus ne ressemblait en rien au précédent, les bidouillages expérimentaux léguèrent leur place à la facilité soûlante et à l'efficacité bancale. Slipknot fut un album raté et une raison louable pour maudire le groupe.

Mais Slipknot a marché. Il a même séduit pas mal de jeunes metalheads en quête de rébellion instinctive propre à l'adolescence. Ceci peut paraître être un amalgame effronté et immature, pourtant il suffisait de se promener en agglomération à la sortie des classes pour constater le nombres de fans du groupe, reconnaissables aux nombreux artifices vestimentaires à l'effigie des neufs clowns de Des Moines. Alors que leur succès s'étendait, en 2001 sortit Iowa, nom de l'état respectif des membres. Peu de curiosité à son égard, on pouvait déjà presque écouter la galette d'avance s'imaginant un album insipide et aseptisé. Pourtant, j'ai gravé cet album à l'époque par pure curiosité et son écoute, malgré certaines choses prévisibles, m'a réellement surpris.

Je parlais de musique clownesque pour qualifier le premier et je crois pouvoir réutiliser cet adjectif pour décrire Iowa, cela dit dans un tout autre contexte.
C'est très simple : Iowa est l'un des plus mauvais, des plus ridicules, des plus lamentables disques qualifiés de metal qu'il m'ai été donné d'entendre et ces propos radicaux n'ont pas réellement besoin de justification à l'écoute de cette horreur.
Comment le décrire ? C'est là que ça devient compliqué. Dur de lui attribuer une étiquette, si ce n'est celle d'un neo metal épicé au proto-death bas de gamme et au caca d'oie.
Le groupe se disait fortement inspiré par Slayer et certaines rythmiques thrash peuvent transparaître au beau milieu de ce joyeux bordel. Mais ne vous y fiez pas...
L'intro met l'auditeur insouciant dans le bain. Des bruits d'hélico parviennent, rien de très inquiétant jusqu'à ce que cette grande gueule de Corey apparaisse déculottée au bord de la carlingue, il râle, il pleure. Car monsieur semble avoir des problèmes de constipation, ces gémissements donnent l'image parfaite d'un pauvre gars hurlant contre cette taupe coincée dans sa galerie.
Alors il est pas content Corey. Oh, non pas content du tout.
Vite, il appelle ses huit poteaux qui arrivent dans un van rouillé, embarquent le pauvre homme et nous bourrent droit dans la gueule. Malgré l'aspect repoussant du véhicule, on aura plutôt tendance à esquisser un sourire à la vue de cette couleur fluo très kitsch à l'image de la brutalité caricaturale et puérile du disque.
Ils sont neuf. Un Corey sans aucun sens de l'expression lyrique, digne d'une peluche qui grogne, un batteur correct mais au jeu inutile, deux guitaristes entraînés à reproduire des riffs tout aussi simplistes que démembrés quand ils ne jouent pas des accords nuls et répétitifs malgré la rythmique qui pourrait facilement feinter le manque de caractère, un bassiste qui suit le troupeau, un sampler et un dj qui dorment quand leurs breaks insignifiants, voir encombrants, sont terminés et deux bouffons de scènes dont la principale activité se résume à taper sur des barils et à faire des gestes obscènes à une foule aux neurones grillées.

Les artifices numériques tentent à donner à l’œuvre une dimension imposante, mais la nullité des compositions l'emporte sur tout.
Toutefois, Iowa possède un atout remarquable : Sa bouffonnerie qui constitue une force désopilante. La voilà la référence au mot clownesque.
Oui, certains passage m'ont réellement fait rire.
The Heretic Anthem, le hurlement d'un Corey qui balance des tartes à la face des spectateurs.
Des rythmiques au son ankylosé sur Disasterpiece ou cette impression de boîtes de conserves qui s'animent toutes seules.
L'incroyable Metabolic, l'apothéose du ridicule, agit tel un sort hilare par sa forme et son fond tout aussi grotesques.
Les misérables essais pour nous faire peur avec Skin Ticket durant lesquels la constipation de notre homme semble refaire surface.
D'un autre côté, il y a ces morceau dont l'imbécilité se traduit en nous tel un sentiment de honte :
New Abortion et ses passages aromatisés au mauvais Hip Hop.
People = Shit pour effrayer sa grand-mère et faire rire le nouveau-né.
Iowa, quinze minutes inutiles et répétitives à écouter Corey se lamenter sur son sort minable.
Un réarrangement du très bon Gently présent sur leur premier opus mais cette fois-ci insulté jusqu'à la moelle.

Tout compte fait, ce Iowa est un disque à écouter au moins une fois dans sa vie. Mais dans quel but allez vous me demander ? Probablement que certains se fendront bien la gueule à son écoute. Iowa pourrait être un fabuleux remède contre la déprime, nous rappelant qu'il existe toujours plus nul que soi. C'est vrai quoi... ne niez pas que cette chose n'est rien d'autre qu'un déchet...

5/20. 2 points pour le contour pro, 2 points pour son potentiel comique et 1 points pour son aura anthologique : La nullité pure qui mit pourtant de nombreux fans dans son sac. Pour le reste, un zéro carré. Oui, un zéro, tu m'a compris, Coco. Maintenant postule chez Zavatta.

211 Commentaires

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AVENGERxDEVIL - 13 Septembre 2015: Juste pour l'info, l'intro de l'album (515), ce n'est pas Corey qui hurle mais le DJ Sid. Après le décès d'un membre de sa famille (je crois) il est rentré au studio et c'est mi à hurler comme un défoncé, les gars ont décidé de l'enregistrer et de le mettre comme intro de leur album. Des bruits d'hélico?? t'es sérieux xD?? peut importe je trouve l'album très bon et originale. Je suis toujours intéressé aux critiques positives ou négatives d'un album que j'aime, mais je dois dire que la tienne était loin d'être instructive. Tu ne parles que très peu des points faibles de l'album. Tu ne fais que "chier" dessus et va même pour ridiculisé leur fans.
JeromeG - 08 Janvier 2016: C'est très en retard que je découvre cet album et le groupe d'ailleurs, à l'époque, je n'étais pas apte à écouter réellement car trop exclusivement Death Metal. Ce style est toujours celui qui se diffuse presqu'exclusiement dans mes enceintes mais je suis beaucoup plus ouvert d'esprit qu'auparavant. Pour en venir à cet album de Slipknot, ben je trouve cela plutôt bien cool, gros son et grosse énergie, de bons plans musicaux je trouve et une réelle ambiance
imprègne l'album. Je n'ai lu que la note de la chro et quelques commentaires, j'ai vite préféré me contenter de mon appréciation présente puisque je ne connais pas l'histoire du groupe et je prend la musique pour ce qu'elle est, sans référence aucune dans ce style, ni recul ^^ Après, il est probable que la durée du LP soit un peu trop longue hahaha
J'en profite pour découvrir leur album éponyme, première impression est que je commence à comprendre la préférence de certains pour ce dernier...
TheHeadbangers - 18 Mars 2017: ArchEvil, c'est assez rare de voir des chroniques aussi naze ! Autant j'aime pas vraiment cet album autant ta chronique est totalement déplacée ^^

Ca transpire la frustration et le manque d'ouverture d'esprit. Tu n'es pas obligé d'essayer de tourner au ridicule le groupe et les fans pour démonter un album que tu n'aimes pas, concentre toi sur l'analyse de la musique ca sera suffisant si c'est réellement si nul que ça.

A moins que tu adaptes le niveau de tes papiers ou niveau que tu attribues à l'album chroniqué, et dans ce cas ca serait une franche réussite.
Al_Maazif - 08 Avril 2017: Bon même si c'est une chronique collector, j'avoue qu'il faut faire gaffe à qui chronique quoi pour pas que ça tourne au trollage général, ce qui ne fait avancer personne.

Pas leur meilleur album, pas leur pire non plus, clairement surestimé des ados et nostalgiques, objectivement vraiment moyen mais pas le pire album jamais sorti non plus.
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Commentaire @ MercuryShadow

10 Juin 2005
Aïe, l'épineux sujet Slipknot! Le groupe qui a réalisé le plus beau hold-up commercial de ces dernières années dans le monde pourtant peu vendeur du métal s'attire toujours un amour fou de la part de ses fan, à la hauteur des commentaires désobligeants (pour rester poli) émis par ses détracteurs. Il serait en effet facile de ne voir en eux qu'un cirque bien organisé, à grand renfort de masques et de délires pyrotechniques, dont le seul but est de cibler les vaches à lait portant baggies et dreadlocks.
Oui mais voilà, la discographie de Slipknot ne va pas vraiment dans le sens de cette thèse; et un album du gabarit d'"Iowa" est à même de faire taire ceux qui, dans la sphère des "anti", daigneront faire preuve d'un peu d'objectivité. La violence, quoique toujours controlée, est le maître-mot de ce disque, soutenue par des riffs tonitruants ("Disasterpieces") et une section rythmique ultra-carrée ("People=Shit", "The Heretic Anthem").
Le chant se fait tour à tour grognement, murmure malsain et hurlement totalement déchaîné. A cet égard, les progrès effectués par Corey Taylor entre le premier album éponyme et "Iowa" sont saisissants, notamment lors des plages de moiteur glauque que sont "Gently", "Skin Ticket" et le morcau-titre, "Iowa". Sa voix porte littéralement tout l'album, et il s'impose ici, n'en déplaise à certains, comme l'un des tout meilleurs chanteurs de sa génération.
Avec "Iowa", Slipknot a donc accouché d'un disque brutal, qui lui a permis de prouver qu'il n'était pas le groupe d'un seul album, confirmer son statut de groupe phare du métal, et se gagner le respect de ses pairs, Slayer en tête. Un seul reproche peut-être, la longueur excessive de l'ensemble provoque quelques baisse d'attention vers la fin du disque. Les critiques ne se sont évidemment pas tues pour autant, mais bon, ne dit-on pas que l'on mesure aussi la réussite au nombre de détracteurs?

P.S.: Suite à certaines remarques croisées sur le forum, je précise que cette chronique n'a pas pour but d'être objective. Il se trouve qu"Iowa" est le disque qui m'a tiré d'une lourde dépression lors de ma première année de prépa, et mon jugement sur cet album est forcément lié à l'importance qu'il a eu durant cette période de ma vie.

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DarkRenegade - 30 Janvier 2008: gregdevil666,c'est facile d'être une tuerie en live quand la moitié des membres ne sert à rien =_=°
Detonation - 08 Juin 2009: ce sont les seuls a avoir eu l'idée d'ajouter 2 percussionistes pour rajouter une meilleure frappe au batteur, on entend mieux les percussions (tant mieux) et c'est bien le but. On s'en moque du nombre qu'ils sont, tant qu'ils font une musique qui n'est pas mauvaise. Escusez moi, mais dans les orchestres symphoniques ils sont 60 mini, on entend 25 a tout casser mais ça a jamais géné personne. Alors 9 alors qu'ils aurait pu etre 5 ça dérange pas (batteur, chant, guitare, sample, basse). L'originalité est qu'ils ont rajouté des instruments que d'autres non pas pensé a rajouter (percussions, DJ (sauf LP)).
iliketovomitvomit - 25 Août 2010: @Detonation: m'enfin, les interventions des djs et percu, je ne les avait meme pas remarquées alors...
rhinobucket75 - 01 Septembre 2012: C''est un album bien meilleur que l'éponyme. Iowa est vraiment fantastique.
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Commentaire @ Metzly

23 Fevrier 2007
Ça faisait un bon petit moment que je voulais chroniquer cet album. Il ne me manquait qu'une bonne occasion pour m'y mettre et c'est chose faite.
Iowa succède à l'album éponyme, qui était beaucoup plus expérimental et où le groupe était encore à tâtonner pour se trouver une identité musicale et Iowa marque donc un tournant définitif quant à l'orientation du groupe.
Cet album commence par une bien étrange intro « 515 » qui n'est autre que l'indicatif téléphonique de... l'Iowa évidemment. Pas de grande surprise mais cet album est le portrait de cet état du middle east vu par le groupe. Leur frustration, haine, sentiment d'exclusion, la révolte, le chaos, chaque chanson est une facette de ce qu'a été leur vie dans cette vaste campagne perdue où rien de palpitant ne se passe.
Le dernier morceau éponyme rappelle étrangement ce à quoi le groupe était habitué dans les tous débuts, chanson longue, expérimentale à l'ambiance plutôt étrange dans la même veine que « Killers are Quiet » ou « Scissors ». A noter que « Gently » qui était sortie à l'origine sur le tout premier opus du groupe, est ici reprise pour la 3éme fois sur un album, sans doute encore la volonté de rappeler leurs racines.
Dans l'ensemble Iowa est un bon album pour les fans du genre, celui auquel le groupe peut s'identifier le plus, plutôt classique de dire ça, mais il reste jusqu'à présent leur disque le plus personnel. Beaucoup plus abouti que les 2 précédents, Iowa contient donc quelques petites perles incontournables et qui ont amplement contribué au succès du groupe lors de sa sortie. « The Heretic Anthem », « People=Shit », « Left Behind », « Disasterpiece » sont autant de morceaux cultes qui les ont propulsés parmis les groupes les plus écoutés du jeune public.
Gros label, masques, provocation, grosse promo et tournées géantes, Slipknot a bien compris les rouages du succès et les exploitent à fond n'en déplaisent à beaucoup et Iowa en est le parfait enfantement.

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