Le 9 octobre 1990 sort le nouvel album de mes furieux préférés (
SLAYER) :
Seasons in the Abyss.
C'est le dernier album avec Dave lombardo à la batterie avant son retour pour le
Christ Illusion tour. À mon goût, la performance de ce dernier à ce moment est meilleure que sur
Christ Illusion, enfin du moins je trouve.
Il est pour moi l'album le plus abouti et le mieux réussi de la carrière de
SLAYER, autant dans les textes que dans la composition des instrus.
Il est d'ailleurs l'un des rares albums à avoir été étiqueté avec la mention "
Parental Advisory" pour ses textes particulièrement violent.
En effet les textes se rapportent aux horreurs de la guerre (
War Ensemble), au meurtre (
Dead Skin Mask, inspiré par le serial killer
Ed Gein), à l'apocalypse (
Skeletons of Society et
Seasons in the Abyss) et au satanisme (
Born of fire, Spirit in black et
Temptation).
Cet opus est plus convaincant que le
Reign in Blood (qui est pourtant déja un très bon album). Qu'est-ce que
SLAYER a de mieux à nous proposer cette fois ?
Et bien ils nous offrent une atmosphère dans ce disque. Et oui, ce dont manquait malheuresement
Reign in Blood et qui le rendait assez épuisant et lassant à force.
Cet album possède donc une atmosphère qui transporte littéralement l'auditeur, il provoque d'autres émotions que la rage et la violence (seules choses présentes sur
Reign in Blood). Atmosphère instauré sur le précédent album
South of Heaven, plus poussé sur
Seasons in the Abyss.
Seasons in the Abyss est d'ailleurs un très bon compromis entre
South of Heaven et
Reign in Blood, il mélange des éléments des deux albums pour en former un encore plus énorme.
Il a gardé une certaine rapidité comme sur les excellents
War Ensemble (morceau par lequel le groupe débute tous ces concerts) ou encore
Hallowed Point ainsi que cette mélodie et cette émotion nouvelle sur des titres tels que Spirit in black ou
Blood red.
Le tout rend un opus d'une qualité sans nom ! C'est bien simple, j'ai passé plus de 40 minutes à taper du pied et à headbanguer comme un dératé (ma nuque s'en souvient).
Je vais maintenant décrire quelques titres qui, je trouve, méritent d'être pris à part.
Le titre d'ouverture :
War Ensemble. Certainement le morceau le plus rapide de l'album, petit clin d'oeil à
Reign in Blood et à ceux qui pensaient que
SLAYER ne pouvait plus produire de riffs ultra rapides après la sortie de
South of Heaven. Première claque de cet album qui fait taper du pied comme un forcené à en fracasser son parquet.
Dead Skin Mask est certainement le morceau le plus étrange et torturé de l'album (aussi un de mes préférés). L'instrumentale est lourde, Tom Araya narre le début du morceau et le finit accompagné d'une voix féminine pas vraiment en bon point.
SLAYER à rarement pondu un titre aussi malsain et dérangeant.
Skeletons of Society, une batterie au son trybal, des guitares magiques, un refrain de pure beauté, l'un de mes morceaux préférés de l'album.
Temptation est quand à lui un titre très intéressant. Un morceau où 2 voix décalées forme les parties de chant. Cet effet est purement dû au hasard. A la base, Araya a enregistré sa voix pour
Temptation puis l'a réenregistré plus tard d'une autre manière, la 2ème version fut placé là où se trouvait la première version que le producteur avait oublié de supprimer. Les deux versions se sont donc superposées, en entendant le résultat le producteur a trouvé que le résultat donnait un bon titre et il l'a donc incorporé sur l'album tel quel. Il a eu bien raison car ce morceau est un titre qui fait secouer la tête (j'en ai encore mal à la nuque ^^) de l'auditeur. On constate une reprise de la rapidité des riffs.
Côté production, on a pas à se plaindre non plus, le son n'est pas crade et le tout sonne plutôt bien.
SLAYER nous livre donc là le meilleur album de leur discographie, un album plus technique et plus recherché qui mêle des ingrédients de
Reign in Blood et de
South of Heaven. C'est l'album à posséder si on veut connaître les multiples facettes de
SLAYER en un album.
18/20