Chargement ...
Vous allez être redirigé
|
| CD, date de parution : Octobre 1986 - American Recordings / Def Jam Recordings |

 |
Vous devez être membre pour déposer une note
1. Angel of Death 04:51
2. Piece by Piece 02:02
3. Necrophobic 01:41
4. Altar of Sacrifice 02:50
5. Jesus Saves 02:55
6. Criminally Insane 02:22
7. Reborn 02:12
8. Epidemic 02:23
9. Postmortem 03:27
10. Raining Blood 04:16
Bonustracks
11. Aggressive Perfector (Remix)
12. Criminally Insane (Remix)
Total playing time 28:25 |
|
|
|
| Chronique |
 18 / 20 |
|
Sombre & diabolique, écoulé à plus de 80 000 exemplaires suivant les premiers mois de sa parution, Hell Awaits élève directement Slayer parmi les formations thrashmetal les plus influentes et les plus respectées. Concluant rapidement un contrat avec la major Def Jam et s’associant au producteur de renom Rick Rubin, le quatuor assemble en moins d’une année les bases de son troisième album, largement pensé par Jeff Hanneman, et bâti sur des titres lourds s’étendant sur 50 minutes totales.
Pourtant, lorsque Slayer rejoint l’ingénieur du son Andy Wallace à Los Angeles, il change complètement la donne sous l’impulsion de Dave Lombarbo. Sans préméditation, le batteur accélère démentiellement la cadence durant ses prises, entrainant Jeff Hanneman, Kerry King et Tom Araya dans un rythme incroyable. Le gang rebelle californien sort ainsi des studios avec une offrande baptisée Reign in Blood, véritable concentré de thrashmetal de moins d’une demi-heure au final.
Le résultat est sans appel dès les premiers accords. Slayer ouvre en effet les hostilités sur Angel Of Death, titre tout droit sorti des enfers, à l’image de l’illustration démoniaque de l'album, signée Larry W.Carroll. Débutant sur un riffing assassin et sur les cris arrachés de Tom Araya, le morceau fracasse tout sur son passage, terrassant l’auditeur sur un riff central de folie et une accélération tout aussi imparable. En outre, loin d’une thématique satanique basique et moyenâgeuse, le groupe ose mettre en musique, à travers Josef Mengele, le quotidien des camps de concentration, l’une des périodes les plus sulfureuses de l’histoire, la matérialisation de la souffrance, l’industrialisation de la mort. Le ton est donné.
Sur les rythmes démentiels de Dave Lombardo, à la frappe parmi les plus précises et les plus puissantes du moment, Slayer garde le pied au plancher, enchainant des Piece by Piece ou Altar of Sacrifice de furie, où s’entremêlent les soli décharnés du couple infernal Hanneman / King. Vicieusement, Slayer ralentit la cadence aux endroits clés, à l’image du break implaccable de Necrophobic ou encore de l’intro tout en loudeur de Jesus Saves, offrant quelques courts instants de répit avant d’enfoncer le clou de plus belle. Ainsi s’achève une face A d’anthologie.
Le rythme de batterie de Criminally Insane, suivi d’un palm muting serré, introduit diaboliquement la seconde partie de l’oeuvre, où s’enchainent riffs, rythmiques et soli imparables, le temps d'un Reborn ou d'un Epidemic tout aussi foudroyants. La magie de Reign in Blood réside en outre dans la force de ses titres, emmenés par les duels de folie entre King & Hanneman, et la singularité de leurs jeux. Seules deux ou trois minutes par plage suffisent pour une pleine expression, où rien n’est décidement laissé au hasard, sans place au superflu.
Cerise sur le gateau, le middle tempo Postmortem aux riffs invincibles hante l’auditeur, avant de le terrasser sur une accélération impitoyable et un final de folie, l’incontournable Raining Blood, dominé par les rythmes puissants de Lombardo, les guitares meurtrières d’Hanneman & King, et les cris haineux d’Araya. Quatre dernières minutes durant lesquelles Slayer maîtrise ses ambiances à la perfection, l’enfer n’ayant jamais semblé aussi proche.
Aussitôt acclamé comme la plus belle pièce du metal extrême par une majorité du public, Reign in Blood consacre définitivement le thrashmetal au rang de style majeur, dominant d'une courte tête les invincibles Pleasure To Kill, Darkness Descends, Among the Living, Master of Puppets ou Peace Sells de ce terrible cru 1986. Les années passent sans que le succès, la rage, la décadence et la furie de Reign in Blood se démentent, hissant pour de bon Slayer parmi les dieux du genre, maintes fois imité, jamais égalé.
Fabien.
7 Commentaires |
|
| Chronique |
 15 / 20 |
|
L'année 1986 voit la folie de quatre californiens déferler sur le monde tel une pluie de sang, Reign in Blood arrive dans les chaumières. Considéré comme le meilleur album de thrash metal de tous les temps, il est aussi le plus extrême et le plus agressif.
Paradoxalement, le disque de thrash metal le plus bourrin de tous les temps est produit par un producteur spécialisé dans le rap, Rick Rubin. Bien que ce ne soit pas sa tasse de thé, il a bien remplie sa part sur ce disque. Le tout sonne bien, le son n'est pas mal du tout.
Et si je parle ici de folie, c'est parce que cet opus est extrême, innovateur et d'une rapidité inouïe. Cette rapidité a d'ailleurs été amenée par hasard. Au départ les deux guitaristes jouaient à leur rythme habituel (ce qui est déjà quelque chose) puis Dave Lombardo a commencé à frapper ses futs un peu plus vite, puis encore un peu plus vite ainsi de suite jusqu'au moment où King et Hanneman ont décidé de le suivre et ont accéléré à leur tour pour déconner. Sauf que eux ont mis les bouchés triple ! Après la séance d'enregistrement ils ont écouté ce que ça donnait et ils ont gardé car ils trouvaient ça bien. Ils ont ensuite décidé de faire de même avec tout le reste de l'album.
Cet album est le plus rapide jamais enregistré, il fait moins de 30 minutes pour 10 titres. Je plains les poignets des 4 chevelus à la fin de l'enregistrement de ce disque. Mais est-ce que ce manque de quantité est remplacé par beaucoup de qualité ? On peut dire que oui, mais c'est assez nuancé.
Alors qu'a t-il à nous offrir en contrepartie de cette durée un peu insuffisante ?
Et bien, il nous offre d'entrée de jeu un Tom Araya en pleine forme poussant un cri aigu qui, dès les premières secondes d'écoute, laisse sur le cul. Angel Of Death, le premier titre de cette galette, est un classique du groupe (il est joué quasiment automatiquement à chaque concert que donne le groupe) et pour cause ! Ce morceau botte littéralement le cul !
Cet opus nous offre également un duo King/Hanneman au top de leur niveau, les deux comparses s'éclatent et cela se ressent. Ils transmettent leur énergie débordante à l'auditeur qui ne pense qu'à pogoter comme un dingue sur les titres de cet album.
Sans parler de la prestation de Dave Lombardo (bien loin de faire tâche dans ce groupe) qui pilonne sans modération ses fûts comme un déjanté. Tout l'album regorge de cette énergie et tous les titres sont aussi bon les uns que les autres.
On notera un ralentissement sur l'intro de Jesus saves, cela ne fait pas de mal ça permet de faire un petit break de quelques secondes afin d'éviter la surchauffe.
Bémol : cet album est à écouter en plusieurs fois, je trouve que ce trop plein de vitesse faramineuse et d'agressivité devient assez lassant au bout d'un moment. D'ailleurs, si je n'étais pas en train de le chroniquer, je pense que j'aurais fais une pause à Criminally Insane ou Reborn.
Le tout est épuisant et trop compact pour apprécier pleinement ce que cet album a à offrir. C'est dommage car il y a de très bonnes choses tels que Altar of sacrifice, Necrophobic ou encore Raining blood (ce dernier est simplement énooorme, un autre classique, enfin non, plutôt LE classique du groupe, automatiquement joué en live).
En bref : Reign in Blood est un album qui comporte de nombreuses qualités et des titres purement gigantesque comme Angel Of Death, Altar of sacrifice et Raining blood mais qui est très compact et rend donc sont écoute assez laborieuse. Il en reste néanmoins un très bon investissement et se doit de faire partie de votre collection de disque.
Je met un 15/20 à cet album.
3 Commentaires |
|
| Commentaire |
 20 / 20 |
|
AAARRGGHHH !
A chaque écoute, ça me fait la même chose, une sorte de bouillonnement intérieur comme si tous mes sens se réveillaient tout d'un coup après avoir sommeillé pendant un temps qui semble infini.
Tout cela pour dire que cet album est bon - que dis-je ? - il est très bon, il est monumental, orgasmique, inégalable. Oui, inégalable car en 10 ans, aucun groupe n'a à mon goût et à ma connaissance ne serait-ce qu'égalé cet album dans ce genre qu'est le trash metal made in USA (eh oui, il n'y a pas que du mauvais chez les ricains).
Et hallelujah !
0 Commentaire |
|
| Commentaire |
 19 / 20 |
|
Je pense que cette album fait bien allusion à l'image de SLAYER à l'epoque où c'était un groupe extraordinaire, les inventeur du pur thrash metal avec des morçeaux tel que '' Angel Of Death '' ou Raining Blood. On aurait du mal à croire qu'on les battrait dans cette categorie... pour moi leur meilleur album.
0 Commentaire |
|
| Commentaire |
 19 / 20 |
|
SLAYER n'est pas un groupe de Thrash metal.
SLAYER EST le thrash metal!
Certainement le groupe le plus violent des quatres grands groupes de thrash des 80's (Anthrax, Megadeth, Metallica, SLAYER), cet album est parfaitement représentatif du groupe.
Riffs vicieux et ultra-speeds, batterie-mitrailleuse, basse peu développée il est vrai, mais p**ain que c'est bon!! Et ce bon vieux Araya qui s'arrache les cordes vocales avec des hurlements bestiaux (Angel Of Death, Aggressive Perfector...) ^^.
Bref, c'est un monument du thrash metal, qu'on ne peut qu'admirer, et se détruire les cervicales dessus.
A acheter les yeux fermés.
0 Commentaire |
|
| Commentaire |
 17 / 20 |
|
Reign in Blood... L'écoute de ce disque procure toujours le sentiment étrange de se trouver en présence de quelque chose de grand, de marquant, voire, risquons ce qualificatif, d'éternel. Les morceaux s'enchaînent à une vitesse folle, traversés de riffs démentiels et de solos inouis, passant de titres punks ("Necrophobic", "Reborn") à des sommets de brutalité trash ("Altar of Sacrifice", "Postmortem"). Le "God of drums" Dave Lombardo martèle sans trève ses fûts, et Tom Araya hurle comme un possédé tout au long de ces dix hymnes haineux.
L'auditeur, hagard, le souffle coupé, est laissé pantelant par un tel monument de brutalité pure, hommage cru à la violence et la mort. Cette agression sonore sans faille, ouverte sur l'énorme "Angel Of Death", se clôt avec "Raining Blood" et son riff inoubliable, qui, vingt ans plus tard, continue d'enflammer les fosses partout où se produit SLAYER.
Un de ces disques qui marquent une date dans l'histoire du métal, et qui, aujourd'hui encore, sert de mètre-étalon pour tous les prétendants au titre de groupe le plus violent du monde.
0 Commentaire |
|
| Commentaire |
 18 / 20 |
|
A croire que quand Decibel Storm, l’ancien label de SLAYER, a renoncé à produire cet album, ils avaient les oreilles bouchées quand d ils l’ont écouté!
American Recordings avait flairait le filon en les signant sous leur étoile. Car ce CD même s’il ne dure pas plus d’une demi-heure, est une vraie part de l’imagerie « thrash metal ». D’ailleurs le magazine Kerrang ! (un peu la bible du metal en matière de lecture) l’a élu premier album Thrash de tous les temps… c’est dire !)
Les membres du groupes ont trouvé les idées sur la précédente tournée mais n’étaient pas sûr que cela plaise et ils se sont retrouvés en pleins problèmes de production vis-à-vis de Decibel Storm mais ils ont la chance de rencontrer un certain Rick Rubin qui les a signé de suite chez American Recordings. Pourtant le groupe s’est retrouvé avec seulement 10 titres en boîte et ont eu peur que cela ne suffise pas à la production d’un album. Mais chez American Recording, on leur a dit, vous avez 10 titres ? Alors c’est bon c’est tout ce qu’on veut… Ils voyaient venir la poule aux œufs d’or !
Cet album commence par le sulfureux Angel Of Death, écrit par le sieur Hanneman et son « amour de tout ce qui touche au Troisième Reich. Une chanson sur les camps de concentration qui passe mal… mais pourtant qui est imparable musicalement parlant ! Piece by Piece et Necrophobic viennent s’ajouter de façon rageuse à ce hit précédemment cité. Ensuite Altars of Sacrifice enfonce le clou ; rien à redire du bon Thrash même si c’est le moins bien enregistré de l’album (fin coupée….). Jesus Saves avec sa longue introduction suivie d’une déferlante de violence rapide et toujours ce même refrain cause aussi des soucis juridiques vis-à-vis des autorités pontificales locales qui leur collent des procès pour blasphème, interdisent leurs concerts dans certaines villes.
Criminally Insane fait la part belle à la batterie et une intro calme essaie une fois de plus de masquer la décharge de décibels qui va suivre. Reborn a des relent punk encore plus prononcés que le reste, seulement il y a toujours un riff pour rappeler que c’est de Thrash qu’il s’agit et non de punk Il en est de même pour Epidemic qui rajoute à la violence une parfaite exécution de solos d’une vitesse folle !
Ces trois derniers morceaux servent de transition au célèbre Postmortem avec ces riffs qui reviennent sans cesse se rappeler à vous et où Tom Araya s’égosille… Do you want to die ?
Dans la version originale l’album s’arrêtait après ce titre : Reign in Blood. SLAYER avait gardé le meilleur pour la fin ! C’est un titre Culte du groupe, qu’ils n’oublient jamais de jouer en concert car sans ce titre SLAYER ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Ce titre commence par une intro pluvieuse et des orages vite suivis de riffs entêtants qu’on ne peut qu’aimer.
Sur la version « expanded » de l’album on nous gratifie de deux titres : Aggressive Perfector, devenu aussi un titre de scène pour sa vitesse d’exécution et un remix de Criminally Insane voulu par Tom Araya et Kerry King, pas très satisfait de la première version. A vous de juger !
Donc pour cet album Culte je donne la note de 18/20 car rien n’est à reprocher mais aucune chose n’est parfaite. Cet album a influencé bon nombre de groupes de Thrash. Il a découvert des vocations chez certains : bref, il est parfait ! Surtout replacé dans son contexte temporel.
Votre serviteur dévoué : Nico Thrash
0 Commentaire |
|
|