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Liste des groupes Thrash Metal Slayer (USA) Reign in Blood
CD, date de parution : 07 Octobre 1986 - American Recordings / Geffen / Def Jam Recordings
Produit par : Rubin Rick
Style: Thrash Metal

NOTE SOM : 18/20
Toutes les notes : 19/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
Re-Issue in 1998 by Def Jam Recordings with 2 bonustracks
1. Angel of Death 04:51
2. Piece by Piece 02:02
3. Necrophobic 01:41
4. Altar of Sacrifice 02:50
5. Jesus Saves 02:55
6. Criminally Insane 02:22
7. Reborn 02:12
8. Epidemic 02:23
9. Postmortem 03:27
10. Raining Blood 04:16
Bonustracks (Re-Issue 1998)
11. Aggressive Perfector (Fast Version) 02:30
12. Criminally Insane (Remix) 03:18
Total playing time 28:25

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590 avis 7 19/20
Chronique
18 / 20
    Fabien, Vendredi 29 Janvier 2010 parlez-en à vos amis  
Sombre & diabolique, écoulé à plus de 80 000 exemplaires suivant les premiers mois de sa parution, Hell Awaits élève directement Slayer parmi les formations thrashmetal les plus influentes et les plus respectées. Concluant rapidement un contrat avec la major Def Jam et s’associant au producteur de renom Rick Rubin, le quatuor assemble en moins d’une année les bases de son troisième album, largement pensé par Jeff Hanneman, et bâti sur des titres lourds s’étendant sur 50 minutes totales.

Pourtant, lorsque Slayer rejoint l’ingénieur du son Andy Wallace à Los Angeles, il change complètement la donne sous l’impulsion de Dave Lombarbo. Sans préméditation, le batteur accélère démentiellement la cadence durant ses prises, entrainant Jeff Hanneman, Kerry King et Tom Araya dans un rythme incroyable. Le gang rebelle californien sort ainsi des studios avec une offrande baptisée Reign in Blood, véritable concentré de thrashmetal de moins d’une demi-heure au final.

Le résultat est sans appel dès les premiers accords. Slayer ouvre en effet les hostilités sur Angel of Death, titre tout droit sorti des enfers, à l’image de l’illustration démoniaque de l'album, signée Larry W.Carroll. Débutant sur un riffing assassin et sur les cris arrachés de Tom Araya, le morceau fracasse tout sur son passage, terrassant l’auditeur sur un riff central de folie et une accélération tout aussi imparable. En outre, loin d’une thématique satanique basique et moyenâgeuse, le groupe ose mettre en musique, à travers Josef Mengele, le quotidien des camps de concentration, l’une des périodes les plus sulfureuses de l’histoire, la matérialisation de la souffrance, l’industrialisation de la mort. Le ton est donné.

Sur les rythmes démentiels de Dave Lombardo, à la frappe parmi les plus précises et les plus puissantes du moment, Slayer garde le pied au plancher, enchainant des Piece by Piece ou Altar of Sacrifice de furie, où s’entremêlent les soli décharnés du couple infernal Hanneman / King. Vicieusement, Slayer ralentit la cadence aux endroits clés, à l’image du break implaccable de Necrophobic ou encore de l’intro tout en loudeur de Jesus Saves, offrant quelques courts instants de répit avant d’enfoncer le clou de plus bel. Ainsi s’achève une face A d’anthologie.

Le rythme de batterie de Criminally Insane, suivi d’un palm muting serré, introduit diaboliquement la seconde partie de l’oeuvre, où s’enchainent riffs, rythmiques et soli imparables, le temps d'un Reborn ou d'un Epidemic tout aussi foudroyants. La magie de Reign in Blood réside en outre dans la force de ses titres, emmenés par les duels de folie entre King & Hanneman, et la singularité de leurs jeux. Seules deux ou trois minutes par plage suffisent pour une pleine expression, où rien n’est décidement laissé au hasard, sans place au superflu.

Cerise sur le gateau, le middle tempo Postmortem aux riffs invincibles hante l’auditeur avant de le terrasser sur une accélération impitoyable, s'enchainant sur une pièce finale de folie, l’incontournable Raining Blood, dominé par les rythmes puissants de Lombardo, les guitares meurtrières d’Hanneman & King, et les cris haineux d’Araya. Quatre dernières minutes durant lesquelles Slayer maîtrise ses ambiances à la perfection, l’enfer n’ayant jamais semblé aussi proche.

Aussitôt acclamé comme la plus belle pièce du metal extrême par une majorité du public, Reign in Blood consacre définitivement le thrashmetal au rang de style majeur, dominant d'une courte tête les invincibles Pleasure To Kill, Darkness Descends, Among the Living, Master of Puppets ou Peace Sells de ce terrible cru 1986. Les années passent sans que le succès, la rage, la décadence et la furie de Reign in Blood ne se démentent, hissant pour de bon Slayer parmi les dieux du genre, maintes fois imité, jamais égalé.

Fabien.




25 Commentaires

Chronique
15 / 20
    Lordmike, Vendredi 30 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
L'année 1986 voit la folie de quatre californiens déferler sur le monde tel une pluie de sang, Reign in Blood arrive dans les chaumières. Considéré comme le meilleur album de thrash metal de tous les temps, il est aussi le plus extrême et le plus agressif.

Paradoxalement, le disque de thrash metal le plus bourrin de tous les temps est produit par un producteur spécialisé dans le rap, Rick Rubin. Bien que ce ne soit pas sa tasse de thé, il a bien remplie sa part sur ce disque. Le tout sonne bien, le son n'est pas mal du tout.

Et si je parle ici de folie, c'est parce que cet opus est extrême, innovateur et d'une rapidité inouïe. Cette rapidité a d'ailleurs été amenée par hasard. Au départ les deux guitaristes jouaient à leur rythme habituel (ce qui est déjà quelque chose) puis Dave Lombardo a commencé à frapper ses futs un peu plus vite, puis encore un peu plus vite ainsi de suite jusqu'au moment où King et Hanneman ont décidé de le suivre et ont accéléré à leur tour pour déconner. Sauf que eux ont mis les bouchés triple ! Après la séance d'enregistrement ils ont écouté ce que ça donnait et ils ont gardé car ils trouvaient ça bien. Ils ont ensuite décidé de faire de même avec tout le reste de l'album.
Cet album est le plus rapide jamais enregistré, il fait moins de 30 minutes pour 10 titres. Je plains les poignets des 4 chevelus à la fin de l'enregistrement de ce disque. Mais est-ce que ce manque de quantité est remplacé par beaucoup de qualité ? On peut dire que oui, mais c'est assez nuancé.
Alors qu'a t-il à nous offrir en contrepartie de cette durée un peu insuffisante ?

Et bien, il nous offre d'entrée de jeu un Tom Araya en pleine forme poussant un cri aigu qui, dès les premières secondes d'écoute, laisse sur le cul. Angel of Death, le premier titre de cette galette, est un classique du groupe (il est joué quasiment automatiquement à chaque concert que donne le groupe) et pour cause ! Ce morceau botte littéralement le cul !
Cet opus nous offre également un duo King/Hanneman au top de leur niveau, les deux comparses s'éclatent et cela se ressent. Ils transmettent leur énergie débordante à l'auditeur qui ne pense qu'à pogoter comme un dingue sur les titres de cet album.
Sans parler de la prestation de Dave Lombardo (bien loin de faire tâche dans ce groupe) qui pilonne sans modération ses fûts comme un déjanté. Tout l'album regorge de cette énergie et tous les titres sont aussi bon les uns que les autres.
On notera un ralentissement sur l'intro de Jesus saves, cela ne fait pas de mal ça permet de faire un petit break de quelques secondes afin d'éviter la surchauffe.

Bémol : cet album est à écouter en plusieurs fois, je trouve que ce trop plein de vitesse faramineuse et d'agressivité devient assez lassant au bout d'un moment. D'ailleurs, si je n'étais pas en train de le chroniquer, je pense que j'aurais fais une pause à Criminally Insane ou Reborn.
Le tout est épuisant et trop compact pour apprécier pleinement ce que cet album a à offrir. C'est dommage car il y a de très bonnes choses tels que Altar of sacrifice, Necrophobic ou encore Raining Blood (ce dernier est simplement énooorme, un autre classique, enfin non, plutôt LE classique du groupe, automatiquement joué en live).

En bref : Reign in Blood est un album qui comporte de nombreuses qualités et des titres purement gigantesque comme Angel of Death, Altar of sacrifice et Raining Blood mais qui est très compact et rend donc sont écoute assez laborieuse. Il en reste néanmoins un très bon investissement et se doit de faire partie de votre collection de disque.

Je met un 15/20 à cet album.




5 Commentaires
Chronique
18 / 20
    megalex1986, Mardi 08 Fevrier 2011 parlez-en à vos amis  
Reign In Blood, rapide, agressif, violent,...

Monstre du Big Four, créature venue des entrailles de l'enfer pour nous faire délecter de cette musique violente et rapide dénommée Thrash Metal, faisant preuve d'une grande rapidité ainsi qu'une ambiance malsaine. 1981, l'inventeur du Thrash (avec Metallica) est fondé en Californie, se démarquant des autres groupes de par son ambiance et cette force, Slayer va devenir grand... Après avoir sorti Show No Mercy se vendant à 40 000 exemplaires, Hell Awaits sort et rencontre un succès encore plus grand. Retour aux studios, les 4 compères vont sortir Reign in Blood, considéré comme l'album de Thrash le plus novateur, cet opus va faire d'eux des légendes.

1986, Dave Lombardo s'amuse à accélérer le rythme des chansons à une vitesse inouïe, vitesse que suivent Araya, King et Hanneman. Ce n'est que lorsqu'ils écoutèrent les chansons que tout allait changer. Columbia Record fit l'une de ses plus grosses conneries en ne voulant pas sortir cet album, cette bombe. Car Slayer fait fort, texte sur Joseph Mangele, des camps de concentration, la mort, l'enfer,... un petit aperçu du royaume de Lucifer. La musique d'une violence et d'une vitesse jamais réalisée jusque là. L'album sortira le 7 octobre 1986 et distribué par Geffen Record, point de pub pour cette album aux propos choquants, ni même de passages à la radio. Ce qui n'empêchera pas l'album d'atterrir à la 94ième place dans les chartes au U.S.A et à la 47ième place dans les chartes en Angleterre, ce qui lui permettra d'être disque d'or au U.S.A. Le plus étrange/amusant est que le producteur de Reign in Blood, Rick Rubin, est spécialisé dans le rap.

Je vais le dire tout de suite, quand j'ai acheté Reign in Blood, je l'ai détesté. Ayant toujours été habitué au rock et au Heavy Metal, j'ai découvert Metallica grâce à Nothing Else Matters et Megadeth avec la tablature de Hangar 18 (quelle claque !). Bref, je voyais tout le monde dire que Slayer était le meilleur dans le domaine du Thrash Metal et que Reign in Blood était LE plus grand album de ce style, je me suis empressé de l'acheter, et pendant tous le trajet, je regardais cette pochette semblant sortir des enfers, toutes des questions se superposaient dans ma tête à la vue de cette peinture. Arrivé chez moi, je m'empressais de le mettre dans mon lecteur cd, et ensuite arriva le moment fatidique. Le riff d'entrée me poignarda directement le cœur, jamais je n'avais entendu cela, puis vint ce cri qui me fit un frisson jamais ressentit jusqu'à cet instant. Après l'écoute de ce morceau, j'ai rangé le cd. Une semaine plus tard je le sortis et fis l'effort de l'écouter en entier, une fois, puis 2 fois et c'est à ce moment précis que j'ai compris toute la magie de cet album.

Un album de 30 minutes, incroyablement court pour du Thrash mais voila, ces chansons n'ont pas besoins de plus, elles ont justes le temps qu'il faut pour passer ce message de violence pure, ni plus, ni moins. Même si cela parait assez inconcevable des chansons durant 1:40, 2:23 et 2:12. Sur 10 chansons, 7 durent moins de 3 minutes, incroyable quand on sait que Metallica sortait des pièces de 6 minutes de moyennes à la même époque.

Du tempo de Altar Of Sacrifice jusqu'à l'intro de Epidemic en passant par la lourdeur malfaisante de Jesus Saves, toutes les chansons ont un petit ingrédient qui les rendent unique parmi toutes les autres de l'album. Et ce chant de Tom Araya, tranchant, allant admirablement bien avec la musique, King et Hanneman jouant en synchronisation à une vitesse incroyable pour l'époque et Dave Lombardo qui peut se targuer d'être l'un des meilleurs batteurs au monde comme il nous le démontre sur Criminally Insane (la version remasterisée de l'album possède une autre version de ce morceau avec une intro rappelant des bombes transperçant le ciel et accompagné d'un solo au début) et Epidemic. La version remasterisée comporte aussi la chanson Aggressive Perfector qui faisait partie de la compilation Metal Massacre III de chez Metal Blade Records. Très bonne chanson dans l'ensemble qui s'acclimate bien avec le reste de l'album grâce à sa rapidité.

Grosse marque de fabrique de Slayer : les solos. King et Hanneman les effectuent à une grande (terrifiante) rapidité, parsemés de vibratos et de wha-wha. Et même si certains disent qu'ils n'ont aucune mélodie, le plus important est qu'ils nous transportent car ces solos sont malveillants et torturés, s'acclimatant très bien avec l'ambiance et la rapidité des chansons. Des riffs assassins, voila comment est composé cet album, suivi de la batterie complètement folle mais parfaitement maitrisée de Dave Lombardo.

Postmortem, qui est pour moi l'un de mes morceaux préférés de l'album, avec sa lourde intro nous tombant dessus de tout son poids pour partir à la fin du morceau sur une vitesse incroyable à laquelle s'adjoint le chant de Tom Araya. Dans le final, j'entends des coups de tonnerre, 35 secondes d'une ambiance sombre et pesante, jusqu'à ce qu’arrive ce riff joué en chœur par les 2 guitaristes pour ensuite laisser la batterie tout détruire sur son passage. Cette pluie sanglante venait tout à cout de m'initier au Metal extrême, Raining Blood clôt cet album de la plus belle des manières.

Malgré le fait que cet album parait brouillon au début, on arrive avec le temps à déceler tous les ingrédients de cet album qui en font un monument unique au monde du Metal.




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17 / 20
    MercuryShadow, Vendredi 21 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Reign in Blood... L'écoute de ce disque procure toujours le sentiment étrange de se trouver en présence de quelque chose de grand, de marquant, voire, risquons ce qualificatif, d'éternel. Les morceaux s'enchaînent à une vitesse folle, traversés de riffs démentiels et de solos inouis, passant de titres punks ("Necrophobic", "Reborn") à des sommets de brutalité trash ("Altar of Sacrifice", "Postmortem"). Le "God of drums" Dave Lombardo martèle sans trève ses fûts, et Tom Araya hurle comme un possédé tout au long de ces dix hymnes haineux.
L'auditeur, hagard, le souffle coupé, est laissé pantelant par un tel monument de brutalité pure, hommage cru à la violence et la mort. Cette agression sonore sans faille, ouverte sur l'énorme "Angel of Death", se clôt avec "Raining Blood" et son riff inoubliable, qui, vingt ans plus tard, continue d'enflammer les fosses partout où se produit SLAYER.
Un de ces disques qui marquent une date dans l'histoire du métal, et qui, aujourd'hui encore, sert de mètre-étalon pour tous les prétendants au titre de groupe le plus violent du monde.




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18 / 20
    Nico Thrash, Vendredi 21 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
A croire que quand Decibel Storm, l’ancien label de SLAYER, a renoncé à produire cet album, ils avaient les oreilles bouchées quand d ils l’ont écouté!
American Recordings avait flairait le filon en les signant sous leur étoile. Car ce CD même s’il ne dure pas plus d’une demi-heure, est une vraie part de l’imagerie « thrash metal ». D’ailleurs le magazine Kerrang ! (un peu la bible du metal en matière de lecture) l’a élu premier album Thrash de tous les temps… c’est dire !)
Les membres du groupes ont trouvé les idées sur la précédente tournée mais n’étaient pas sûr que cela plaise et ils se sont retrouvés en pleins problèmes de production vis-à-vis de Decibel Storm mais ils ont la chance de rencontrer un certain Rick Rubin qui les a signé de suite chez American Recordings. Pourtant le groupe s’est retrouvé avec seulement 10 titres en boîte et ont eu peur que cela ne suffise pas à la production d’un album. Mais chez American Recording, on leur a dit, vous avez 10 titres ? Alors c’est bon c’est tout ce qu’on veut… Ils voyaient venir la poule aux œufs d’or !
Cet album commence par le sulfureux Angel of Death, écrit par le sieur Hanneman et son « amour de tout ce qui touche au Troisième Reich. Une chanson sur les camps de concentration qui passe mal… mais pourtant qui est imparable musicalement parlant ! Piece by Piece et Necrophobic viennent s’ajouter de façon rageuse à ce hit précédemment cité. Ensuite Altars of Sacrifice enfonce le clou ; rien à redire du bon Thrash même si c’est le moins bien enregistré de l’album (fin coupée….). Jesus Saves avec sa longue introduction suivie d’une déferlante de violence rapide et toujours ce même refrain cause aussi des soucis juridiques vis-à-vis des autorités pontificales locales qui leur collent des procès pour blasphème, interdisent leurs concerts dans certaines villes.
Criminally Insane fait la part belle à la batterie et une intro calme essaie une fois de plus de masquer la décharge de décibels qui va suivre. Reborn a des relent punk encore plus prononcés que le reste, seulement il y a toujours un riff pour rappeler que c’est de Thrash qu’il s’agit et non de punk Il en est de même pour Epidemic qui rajoute à la violence une parfaite exécution de solos d’une vitesse folle !
Ces trois derniers morceaux servent de transition au célèbre Postmortem avec ces riffs qui reviennent sans cesse se rappeler à vous et où Tom Araya s’égosille… Do you want to die ?
Dans la version originale l’album s’arrêtait après ce titre : Reign in Blood. SLAYER avait gardé le meilleur pour la fin ! C’est un titre Culte du groupe, qu’ils n’oublient jamais de jouer en concert car sans ce titre SLAYER ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Ce titre commence par une intro pluvieuse et des orages vite suivis de riffs entêtants qu’on ne peut qu’aimer.
Sur la version « expanded » de l’album on nous gratifie de deux titres : Aggressive Perfector, devenu aussi un titre de scène pour sa vitesse d’exécution et un remix de Criminally Insane voulu par Tom Araya et Kerry King, pas très satisfait de la première version. A vous de juger !

Donc pour cet album Culte je donne la note de 18/20 car rien n’est à reprocher mais aucune chose n’est parfaite. Cet album a influencé bon nombre de groupes de Thrash. Il a découvert des vocations chez certains : bref, il est parfait ! Surtout replacé dans son contexte temporel.
Votre serviteur dévoué : Nico Thrash




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    Razgoth, Dimanche 08 Août 2010 parlez-en à vos amis  
Los Angeles, Californie,7 octobre 1986. Date de la sortie du troisième album d’un groupe de « Thrash Métal » appelé Slayer. Son nom : Reign in Blood.

L’album est produit par un label de Hip Hop connu, Def Jam Records. Les critiques tombent, un succès. Le public est conquis. Mais des polémiques se créent, l’album est considéré comme d’une violence très choquante (vous imaginez en plus à l’époque), le groupe a des problèmes concernant une soit disant appartenance à certaines idéologies nazies à cause de la chanson Angel of Death qui évoque certaines atrocités commises par le médecin allemand Joseph Mengele. Malgré les polémiques l’album, en six semaines est disque d’or aux Etats Unis.

Nous sommes actuellement en 2010 et il est considéré comme un des meilleurs albums de groupes Thrash de tout les temps.

L’album dispose de 10 chansons, principalement composé par Kerry Altar et Jeff Hanneman, et dure trente minutes.

1/ Angel of Death
2/ Piece by piece
3/ Necrophobic
4/ Altar of sacrifice
5/ Jesus saves -
6/ Criminally Insane
7/ Reborn
8/ Epidemic
9/ Postmortem
10/ Raining Blood

Angel of Death commence les hostilités, c’est un voyage vers les camps de la mort qui est en train d’arriver, les premières paroles : « Auschwitz, the meaning of pain ! », en Français, Auschwitz, la signification de la douleur. Ça promet. Aucun répit. Vous êtes déjà mort.
On enchaine avec Piece by Piece, rapide, la chanson ne dure que 2 minutes, Araya a un chant carré, il maitrise parfaitement son art.
Fini ?
Necrophobic, on continue, on a pas le temps de dire ouf ! Les riffs vont tranchent en deux en 1m40 avec un solo de Altar tel un éclair !
Altar of Sacrifice reste dans la lignée de ses prédécesseurs avec Araya qui n'est pas content, et Altar qui nous continue ses solos de guitares, un morceau entrainant.
Jesus Save commence tranquillement, rythme lourd en lent, puis redémarre sur les chapeaux de roue, « JESUS SAVE ! JESUS SAVE ! » , on recommence les riffs tranchants et rapides, avec solos à nouveaux.
Criminally Insane, Reborn et Epidemic, suivent et restent, eux aussi, dans le même esprit. Où sont les mauvaises chansons ou les morceaux sans intérêts dans cet album ? Pour l’instant aucun.
Nous arrivons à Postmortem, avant-dernier morceau, qui est très entrainant dès le début, ca vous donne envie de headbanguer comme un dingue, riffs excellents, chant posé, puis cri résonnant, ça monte, ça descend, ça ralentit, ça redémarre, et à la fin, vous sentez que nous nous dirigeons vers la dernière chanson qui annonce la mort, celle qui sera le clou du spectacle. Do you want to die?

Coup de Tonnerre. Raining Blood.

Bruit d’orages, d’éclair et d’une pluie de sang, explosion et destruction ! Slayer nous a gardé le morceau ultime pour la fin, c’est un apocalypse qui détruit tout sur son chemin, c’est une rage inouïe qui anime nos musiciens, Araya crache sa rage, la batterie se déchaine et les guitares ronronnent, c’est vraiment l’apothéose. Coupe de tonnerre. C’est fini.


Alors, que vaut la bête? C’est un monstre, une boucherie, c’est violent, c’est du Thrash comme on en a jamais vu, c’est hors du commun, en seulement trente minute, Slayer vous envoie en enfer dans un océan de sang, vous n’avez aucun répit dans cette montagne russe infernale, vous n’avez aucun autre choix que de rester coller à votre siège. De toute ma vie de metalhead, je n’ai jamais vu un album de Thrash atteindre un tel niveau. Rien n’est à jeter, c’est un chef d’œuvre ultime. Slayer a prouvé que le Thrash, c’est lui !




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15 / 20
    Brozzy21, Dimanche 16 Novembre 2014 parlez-en à vos amis  
Reign In Blood est bon, mais ce n’est pas le meilleur disque de thrash de tous les temps.



« Reign in Blood meilleur album de thrash de tous les temps », « Reign in Blood meilleur album du monde » … Stop les gars, on va se calmer tout de suite. Je risque d’en fâcher plus d’un, mais remettons les pieds sur Terre et disons ça sans fioritures : Reign in Blood est bon, mais ce n’est pas le meilleur disque de thrash de tous les temps.

Si vous êtes encore en train de me suivre après avoir lu mon intro et vu ma note, c’est que vous voulez en savoir plus. Donc Slayer, après le violent « Hell Awaits » décide de retourner en studio et change de producteur : bienvenue Rick Rubin, génie parmi les génies, qui s’occupait à l’époque presque uniquement de rap/hip-hop mais qui s’est rapidement donné une crédibilité dans le milieu du metal avec cet album. C’est d’ailleurs cet album qui a imposé Slayer comme une référence du thrash.

Allons déjà faire un tour du côté de la sublime pochette réalisée par Larry W. Caroll, professeur de dessin. Evidemment, encore une fois, les accents frais et bucoliques ne sont pas de la partie : on a le droit à une pochette sombre comme il le faut, avec le diable en chèvre, des prêtres en enfer, des couleurs sang/vomi et tout ce qui va avec. Quelque part, en voyant ça, on sait plus ou moins à quoi s’attendre une fois le CD dans le lecteur …

Pourquoi « plus ou moins » ? Même en connaissant Slayer et ses deux premiers albums, personne ne pouvait s’attendre à « Reign in Blood » : une tornade de puissance, de textes sombres et de rapidité dont on sort ébouriffé. Dès l’opening, le ton est donné. « Angel of Death », désormais une chanson incontournable du groupe, commence sur un riff ultra-speed puis le hurlement inhumain de Tom Araya, une introduction à la hauteur de la suite. Dave Lombardo matraque sa batterie, Hanneman et King jouent plus vite que jamais et nous gratifient d’un joli solo, et Araya crie plus qu’il ne chante...bref, ce premier morceau est une grosse claque. Les paroles elles aussi sont violentes, puisque le premier couplet commence par « Auschwitz, the meaning of pain/The way that i want you to die ». Pour la joie et la bonne humeur, on repassera.

Et c’est là que selon moi les choses se dégradent. Après « Angel of Death », on assiste à une succession de morceaux, certes bien ficelés et fort respectables, mais très répétitifs. Slayer a voulu gagner en rapidité et en puissance, mais cela se fait au détriment d’une partie de leur créativité. « Piece By Piece », « Necrophobic », « Reborn » … Ces chansons sont bonnes mais se ressemblent, et finalement ne se détachent que très peu du lot. Des riffs semblables, la batterie toujours frappée à la même vitesse et mention spéciale à « Reborn » où le chant d’Araya réussit à m’énerver : On s’ennuie un peu. Je dis un peu car la puissance empêche de s’endormir, et les morceaux ne sont pas mauvais et possèdent quelques jolis soli.

Ceci dit, cela n’empêche pas Slayer de nous donner de très bons morceaux en cours de route. Je pense notamment ici à « Jesus Saves », à l’introduction plus lente mais qui prend le temps de poser une certaine ambiance ou au très sympathique riff de « Postmortem » qui pour le coup est vraiment travaillé et où Tom Araya (désolé, mais le chant a une grande place chez Slayer) chante de façon bien plus « mélodieuse » si je puis dire.

Après cette longue traversée de l’Enfer teintée de paroles lugubres dont nous ne nous sommes pas encore relevés, l’album se clôt de façon aussi époustouflante qu’il a commencé, par le sublime « Raining Blood ». Après la pluie, le tonnerre (référence à la chanson éponyme de Black Sabbath ?) et quelques notes de batteries menaçantes, King et Hanneman nous dévoilent leur potentiel avec l’énorme riff fin de cet album, désormais devenu un classique. L’alternance couplet/bridge est efficace, le rythme ne se perd pas, et après quatre minutes de pur délire hystérique et un dernier solo partant en live, la pluie revient et nous annonce que le repos est arrivé : l’écoute de Reign in Blood est finie.

Alors pourquoi cette note « basse » qu’est 15 ? Parce que j’ai cherché à noter la qualité de l’album et non son influence. J’ai essayé de ne pas me laisser tenter de faire une chronique laudative car Slayer est un groupe classique du metal, et que la plupart des avis convergent vers un « génial », un « classique », ou un « le meilleur », mais plutôt de garder la tête froide et de me poser la question : Finalement, Reign in Blood mérite-t-il sa réputation de meilleur album Thrash ? Désolé, mais pour moi c’est non. Il est indéniable que Slayer a su donner au Thrash ses lettres de noblesse en imposant une vitesse, des paroles et un son extrême qui a définit les contours du genre avec Metallica, et qu’il est une source d’inspiration infinie depuis sa sortie. Cependant, l’album en lui-même est un poil répétitif et peine à trouver une véritable ambiance sombre mis à part sur « Raining Blood » et « Angel of Death », ce qui n’empêche pas ses morceaux d’être bons et bien produits. Un 15 donc, qui risque d’énerver les puristes, mais pour citer Nietzsche (et faire un clin d’œil à Eternalis) : "Veux-tu avoir la vie facile ? Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui".




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