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Liste des groupes Thrash Metal Slayer Reign in Blood
CD paru le 07 Octobre 1986 - American Recordings
Slayer : Reign in Blood, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. Angel of Death 04:51
2. Piece by Piece 02:02
3. Necrophobic 01:41
4. Altar of Sacrifice 02:50
5. Jesus Saves 02:55
6. Criminally Insane 02:22
7. Reborn 02:12
8. Epidemic 02:23
9. Postmortem 03:27
10. Raining Blood 04:16

Bonustracks
11. Aggressive Perfector (Remix)
12. Criminally Insane (Remix)

Total playing time 28:25

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NEUF
Chronique
19 / 20
    LaBalafre, le Vendredi 13 Avril 2007 parlez-en à vos amis  
Un rite initiatique du Metal extrême ! Depuis sa parution en décembre 1986, sur une scène mondiale traumatisée par une telle offrande, Reign in Blood est le sacre qui confère la dignité de vrai fan de Metal. De Metal fier et viril, sauvage et sans mièvrerie, entendons-nous…

De fait, Reign in Blood a coupé l’Histoire du Metal en deux comme…disons Jésus-Christ a coupé celle de l’Humanité, ou la Révolution de 1789 celle de la France.

C’est donc une balafre de sang, une entaille inexpiable que cet album opère à travers l’âme et l’esprit de l’auditeur. Quelle est donc cette musique ?

Est-ce cette basse obsessionnelle, cette batterie enfin usée comme d’un instrument riche en nuances ? Sont-ce ces riffs de guitare en murailles, ces airs impérieux, martiaux et souverains ? Certes non. Cela suffirait à inscrire SLAYER comme une légende ; mais non comme un mythe. Or, un mythe est créateur. Créateur d’un nouvel Ordre. Quel est ce nouvel Ordre SLAYERien, celui de la Slaytanic Wehrmacht ?

Peut-être ces guitares solistes aux tons si aigus ou étrangement rauques, qui déchirent l’atmosphère compressée des riffs rythmiques ? Ces solos cascadants, déstructurés, cubistes…Oui, je crois que là se situe l’originalité de SLAYER : d’avoir introduit en musique ce qu’en peinture l’on nommerait l’art moderne. Personne ne se détachait auparavant des architectures harmoniques classiques, pluriséculaires, héritées du jazz (dont est né le rock, rock dont est issu le metal) ou d’autres musiques (classique…). SLAYER a emprunté au punk sa volonté de destruction, de négation, par delà les convenances, mais a su, a osé créer un style propre, en affirmant. C’est donc avec Reign in Blood que le Metal se sépare définitivement du rock et de la pop, non plus seulement par les mots.

Et c’est cet art que je nomme « déstructuré », que SLAYER a su évoquer dans ses textes, - textes toujours pleins d’une introspection morbide. Il a su pénétrer à travers l’horreur moderne. Il n’est qu’à citer le célébrissime « Angel Of Death », qui ose mettre en musique le quotidien des camps de concentration. Donc l’analyser. Nous sommes à l’époque du machinisme, dont nous avons hérité la Culture par naissance : elle est notre substance. Mais dès lors, si nous en adorons des aspects, il faut savoir en supporter et prévenir les autres. C’est à cette seule condition que nous saurons, nous autres hommes modernes, diriger notre Destin commun. Autrement, nous le subirons perpétuellement, pleurant ensuite ; jusqu’à ce qu’une autre Culture nous délivre de nous-même en nous brisant.

SLAYER a donc osé aller en avant dans notre destinée, non s’enfuir dans des rêves réactionnaires d’un Moyen-Âge perdu (type certains groupes de Black Metal), de trivialités alcooliques et sordides (Pantera et System of a Down) ou d’exotisme ridicule agrémenté du mythe du bon sauvage, faussement révolutionnaire (Sepultura et encore System of a Down). Que l’on puisse accuser SLAYER de nazisme à la suite de ce morceau prouve bien le plaisir vulgaire du scandale, tant de ses détracteurs que de ses fans. Et leur imbécillité. La force de SLAYER est d’aller jusqu’au bout de la décadence.

Citons au passage « Reborn », hymne de rébellion éternelle, ressuscitée, de l’Idéal contre toute morale, même issue de l’Idéal ! Ainsi que l’enchaînement « Postmortem-Raining Blood », invocation magique et rebelle de l’homme solitaire, ayant renié de gré ou de force tout lien social, sociable, et d’amitié humaine.

Car, au final, c’est ici que se situe le mesmérisme étonnant de Reign in Blood : SLAYER, dans les rangs de sa Slaytanic Wehrmacht, n’instaure pas une amitié : nous ne sommes pas « potes », au sens trivial. Non, mais des camarades et des frères. Une camaraderie virile et fraternelle : voici ce que SLAYER a su créer à travers la violence inouïe de Reign in Blood. Et c’est à la guerre que se forme la fraternité du front…par le règne du sang.

P.S. : Je crois tout de même que le seul défaut de cet album est de n’avoir pas su développer le jeu de la basse, alors qu’il est un des rares à l’époque à posséder un chanteur bassiste. C’est ce qui lui interdit le 20 /20. Je renvoie donc, afin de compléter cette épopée du Thrash Metal, à ma chronique du "Cliff’Em All" de Metallica.


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15 commentaires
Chronique
15 / 20
    Lordmike, le Vendredi 30 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
L'année 1986 voit la folie de quatre californiens déferler sur le monde tel une pluie de sang, Reign in Blood arrive dans les chaumières. Considéré comme le meilleur album de thrash metal de tous les temps, il est aussi le plus extrême et le plus agressif.

Paradoxalement, le disque de thrash metal le plus bourrin de tous les temps est produit par un producteur spécialisé dans le rap, Rick Rubin. Bien que ce ne soit pas sa tasse de thé, il a bien remplie sa part sur ce disque. Le tout sonne bien, le son n'est pas mal du tout.

Et si je parle ici de folie, c'est parce que cet opus est extrême, innovateur et d'une rapidité inouïe.
En effet, cet album est le plus rapide jamais enregistré, il fait moins de 30 minutes pour 10 titres. Je plains les poignets des 4 chevelus à la fin de l'enregistrement de ce disque. Mais est-ce que ce manque de quantité est remplacé par beaucoup de qualité ? On peut dire que oui, mais c'est assez nuancé.
Alors qu'a t-il à nous offrir en contrepartie de cette durée un peu insuffisante ?

Et bien, il nous offre d'entrée de jeu un Tom Araya en pleine forme poussant un cri aigu qui, dès les premières secondes d'écoute, laisse sur le cul. Angel Of Death, le premier titre de cette galette, est un classique du groupe (il est joué quasiment automatiquement à chaque concert que donne le groupe) et pour cause ! Ce morceau botte littéralement le cul !
Cet opus nous offre également un duo King/Hanneman au top de leur niveau, les deux comparses s'éclatent et cela se ressent. Ils transmettent leur énergie débordante à l'auditeur qui ne pense qu'à pogoter comme un dingue sur les titres de cet album.
Sans parler de la prestation de Dave Lombardo (bien loin de faire tâche dans ce groupe) qui pilonne sans modération ses fûts comme un déjanté. Tout l'album regorge de cette énergie et tous les titres sont aussi bon les uns que les autres.
On notera un ralentissement sur l'intro de Jesus saves, cela ne fait pas de mal ça permet de faire un petit break de quelques secondes afin d'éviter la surchauffe.

Bémol : cet album est à écouter en plusieurs fois, je trouve que ce trop plein de vitesse faramineuse et d'agressivité devient assez lassant au bout d'un moment. D'ailleurs, si je n'étais pas en train de le chroniquer, je pense que j'aurais fais une pause à Criminally Insane ou Reborn.
Le tout est épuisant et trop compact pour apprécier pleinement ce que cet album a à offrir. C'est dommage car il y a de très bonnes choses tels que Altar of sacrifice, Necrophobic ou encore Raining blood (ce dernier est simplement énooorme, un autre classique, enfin non, plutôt LE classique du groupe, automatiquement joué en live).

En bref : Reign in Blood est un album qui comporte de nombreuses qualités et des titres purement gigantesque comme Angel Of Death, Altar of sacrifice et Raining blood mais qui est très compact et rend donc sont écoute assez laborieuse. Il en reste néanmoins un très bon investissement et se doit de faire partie de votre collection de disque.

Je met un 15/20 à cet album.

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3 commentaires
Mini-Chronique
20 / 20
    scrotum, le Vendredi 24 Novembre 2006 parlez-en à vos amis  
AAARRGGHHH !

A chaque écoute, ça me fait la même chose, une sorte de bouillonnement intérieur comme si tous mes sens se réveillaient tout d'un coup après avoir sommeillé pendant un temps qui semble infini.

Tout cela pour dire que cet album est bon - que dis-je ? - il est très bon, il est monumental, orgasmique, inégalable. Oui, inégalable car en 10 ans, aucun groupe n'a à mon goût et à ma connaissance ne serait-ce qu'égalé cet album dans ce genre qu'est le trash metal made in USA (eh oui, il n'y a pas que du mauvais chez les ricains).

Et hallelujah !

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Mini-Chronique
19 / 20
    cataclismchild, le Samedi 21 Avril 2007 parlez-en à vos amis  
Je pense que cette album fait bien allusion à l'image de SLAYER à l'epoque où c'était un groupe extraordinaire, les inventeur du pur thrash metal avec des morçeaux tel que '' Angel Of Death '' ou Raining Blood. On aurait du mal à croire qu'on les battrait dans cette categorie... pour moi leur meilleur album.

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Mini-Chronique
19 / 20
    IronMarcko, le Mercredi 26 Septembre 2007 parlez-en à vos amis  
SLAYER n'est pas un groupe de Thrash metal.
SLAYER EST le thrash metal!

Certainement le groupe le plus violent des quatres grands groupes de thrash des 80's (Anthrax, Megadeth, Metallica, SLAYER), cet album est parfaitement représentatif du groupe.

Riffs vicieux et ultra-speeds, batterie-mitrailleuse, basse peu développée il est vrai, mais p**ain que c'est bon!! Et ce bon vieux Araya qui s'arrache les cordes vocales avec des hurlements bestiaux (Angel Of Death, Aggressive Perfector...) ^^.

Bref, c'est un monument du thrash metal, qu'on ne peut qu'admirer, et se détruire les cervicales dessus.

A acheter les yeux fermés.

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Mini-Chronique
17 / 20
    MercuryShadow, le Vendredi 21 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Reign in Blood... L'écoute de ce disque procure toujours le sentiment étrange de se trouver en présence de quelque chose de grand, de marquant, voire, risquons ce qualificatif, d'éternel. Les morceaux s'enchaînent à une vitesse folle, traversés de riffs démentiels et de solos inouis, passant de titres punks ("Necrophobic", "Reborn") à des sommets de brutalité trash ("Altar of Sacrifice", "Postmortem"). Le "God of drums" Dave Lombardo martèle sans trève ses fûts, et Tom Araya hurle comme un possédé tout au long de ces dix hymnes haineux.
L'auditeur, hagard, le souffle coupé, est laissé pantelant par un tel monument de brutalité pure, hommage cru à la violence et la mort. Cette agression sonore sans faille, ouverte sur l'énorme "Angel Of Death", se clôt avec "Raining Blood" et son riff inoubliable, qui, vingt ans plus tard, continue d'enflammer les fosses partout où se produit SLAYER.
Un de ces disques qui marquent une date dans l'histoire du métal, et qui, aujourd'hui encore, sert de mètre-étalon pour tous les prétendants au titre de groupe le plus violent du monde.

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Mini-Chronique
18 / 20
    Nico Thrash, le Vendredi 21 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
A croire que quand Decibel Storm, l’ancien label de SLAYER, a renoncé à produire cet album, ils avaient les oreilles bouchées quand d ils l’ont écouté!
American Recordings avait flairait le filon en les signant sous leur étoile. Car ce CD même s’il ne dure pas plus d’une demi-heure, est une vraie part de l’imagerie « thrash metal ». D’ailleurs le magazine Kerrang ! (un peu la bible du metal en matière de lecture) l’a élu premier album Thrash de tous les temps… c’est dire !)
Les membres du groupes ont trouvé les idées sur la précédente tournée mais n’étaient pas sûr que cela plaise et ils se sont retrouvés en pleins problèmes de production vis-à-vis de Decibel Storm mais ils ont la chance de rencontrer un certain Rick Rubin qui les a signé de suite chez American Recordings. Pourtant le groupe s’est retrouvé avec seulement 10 titres en boîte et ont eu peur que cela ne suffise pas à la production d’un album. Mais chez American Recording, on leur a dit, vous avez 10 titres ? Alors c’est bon c’est tout ce qu’on veut… Ils voyaient venir la poule aux œufs d’or !
Cet album commence par le sulfureux Angel Of Death, écrit par le sieur Hanneman et son « amour de tout ce qui touche au Troisième Reich. Une chanson sur les camps de concentration qui passe mal… mais pourtant qui est imparable musicalement parlant ! Piece by Piece et Necrophobic viennent s’ajouter de façon rageuse à ce hit précédemment cité. Ensuite Altars of Sacrifice enfonce le clou ; rien à redire du bon Thrash même si c’est le moins bien enregistré de l’album (fin coupée….). Jesus Saves avec sa longue introduction suivie d’une déferlante de violence rapide et toujours ce même refrain cause aussi des soucis juridiques vis-à-vis des autorités pontificales locales qui leur collent des procès pour blasphème, interdisent leurs concerts dans certaines villes.
Criminally Insane fait la part belle à la batterie et une intro calme essaie une fois de plus de masquer la décharge de décibels qui va suivre. Reborn a des relent punk encore plus prononcés que le reste, seulement il y a toujours un riff pour rappeler que c’est de Thrash qu’il s’agit et non de punk Il en est de même pour Epidemic qui rajoute à la violence une parfaite exécution de solos d’une vitesse folle !
Ces trois derniers morceaux servent de transition au célèbre Postmortem avec ces riffs qui reviennent sans cesse se rappeler à vous et où Tom Araya s’égosille… Do you want to die ?
Dans la version originale l’album s’arrêtait après ce titre : Reign in Blood. SLAYER avait gardé le meilleur pour la fin ! C’est un titre Culte du groupe, qu’ils n’oublient jamais de jouer en concert car sans ce titre SLAYER ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Ce titre commence par une intro pluvieuse et des orages vite suivis de riffs entêtants qu’on ne peut qu’aimer.
Sur la version « expanded » de l’album on nous gratifie de deux titres : Aggressive Perfector, devenu aussi un titre de scène pour sa vitesse d’exécution et un remix de Criminally Insane voulu par Tom Araya et Kerry King, pas très satisfait de la première version. A vous de juger !

Donc pour cet album Culte je donne la note de 18/20 car rien n’est à reprocher mais aucune chose n’est parfaite. Cet album a influencé bon nombre de groupes de Thrash. Il a découvert des vocations chez certains : bref, il est parfait ! Surtout replacé dans son contexte temporel.
Votre serviteur dévoué : Nico Thrash


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