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| Live paru le 22 Octobre 1991 - American Recordings |

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DISC 1
1. Hell Awaits 6.51
2. The Antichrist 3.55
3. War Ensemble 4.53
4. South of Heaven 4.25
5. Raining Blood 2.32
6. Altar of Sacrifice 2.48
7. Jesus Saves 4.13
8. Dead Skin Mask 4.58
9. Seasons in the Abyss 7.01
10. Mandatory Suicide 4.01
11. Angel of Death 5.24
DISC 2
1. Hallowed Point 3.38
2. Blood Red 3.12
3. Die by the Sword 3.17
4. Black Magic 3.35
5. Captor of Sin 3.29
6. Born of Fire 3.00
7. Postmortem 4.04
8. Spirit in Black 4.22
9. Expendable Youth 4.28
10. Chemical Warfare 5.26
Total playing time 89.32 |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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1991. SLAYER est au sommet de son art. Après avoir sorti un album d'exception ("Seasons in the Abyss"), SLAYER entame une gigantesque tournée qui passera partout, récoltant à chaque fois dans des salles bondées le succès qu'ils méritent largement. Ils décident d'enregistrer ce live au Lakeland Coliseum, en Floride.
Il s'agit pour moi d'un des meilleurs live de Metal jamais enregistré. Tout y est parfait. Package, photos, prise de son, ambiance, track listing... un sommet dans le genre.
Intéressons nous plutôt à la musique en elle même. Il s'agit de ce qui se fait de mieux en matière de Thrash Metal, tout simplement. SLAYER revisite chacun de ses 5 premiers albums. Je trouve les versions live encore meilleures que toutes les versions studio. Kerry King et Jeff Hanneman sont au top de leur forme, Tom Araya est déchainé, et Dave Lombardo impérial comme d'habitude.
Chacun des 21 morceaux qui composent ce live est génial. Les enchainements comme "South of Heaven/ Reign in Blood/ Altar Of Sacrifice/ Jesus Saves" sont hallucinants de brutalité, de précision, on a l'impression d'entendre un seul même titre gigantesque de Thrash qui se renouvelerait sans cesse. L'intro de "Hell Awaits" est bandante à un point, l'enchainement "Mandatory Suicide/ Angel Of Death" est d'une rare violence. Tout les titres sont parfaits, exécutés avec une maestria sans pareille. Le public n'est pas trop audible pendant les morceaux, mais entre, il fait preuve d'une grosse ferveur. Et Araya sait les exciter.
Mention spéciale personnel à "Post Mortem" qui est pour moi un des titres les plus terribles que j'ai jamais entendu, tout styles confondus.
Bref, un Live mythique, indispensable à toute personne se disant Thrasheur. Une époque révolue certes, mais un album qui se réecoute sans JAMAIS aucun ennui.
19.5/20.
3 commentaires |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Un live d’exception.
Decade of Aggression et ses 21 titres regroupés sur deux CDs retrace au mieux 10 ans d’existence du groupe.
Après une tournée magistrale qui les a fait parcourir le monde entier, SLAYER a décidé d’enregistrer un live au Lakeland Coliseum du nom de la même ville calme de Floride.
Côté esthétique,n pour l’époque, c’était déjà pas mal : un double boîtier, deux CDs et un livret avec de superbes photos, qui ont été en partie reprises pour le coffret commémorant les 20 ans du groupe. Niveau prix, American Recording nous fait une fleur car le prix n’est environ que de 20 euros maximum.
On commence sur les chapeaux de roue avec un « Hell Awaits » tout droit sorti de l’enfer alors que les spectateurs scandent tous « SLAYER » ; c’est sur un « Welcome back » d’outre tombe que les premiers riffs fusent. Les titres s’enchaînent comme s’il n’y avait ni début ni fin et on discerne le non moins fabuleux « the Anti-Christ » venu s’intégrer à la fin du premier titre. S’en suis alors le redoutable War Ensemble que Tom Araya éructe avant de l’interpréter magistralement. Le calme avant la tempête se traduit par un « South of Heaven » aussi propre que sur l’album mais voilà que « Raining Blood » arrive et détruit tout sur son passage !
Après quelques classiques On remarquera une exécution en bonne forme du « Dead Skin Mask » suivi d’un redoux : « Seasons in the Abyss » et son arpège trompeur…
« Mandatory Suicide » et « Angel Of Death » : deux hits du groupe se suivent pour finir d’achever le premier CD.
Le second commence par deux morceaux classiques mais toujours impeccablement maîtrisés, puis un trio de titres de furie se succèdent à une vitesse effrénée : « Die By The Sword », le hit « Black Magic » suivi du désarticulé « Captor of Sin » (mais dont tout est maîtrisé au point que le public reprenne le gimmick en cœur). Le prochain classique se situe juste après un « Born of Fire » qui semble finir d’égorger ce pauvre Tom (mais il n’en est rien), puis c’est au standard « Postmortem » présenté de façon terne et macabre de s’imposer. On se sent déjà vidé à ce moment précis du disque mais pour que son public soit aux anges (de la mort), le groupe tient entre ses mains trois dernières cartes :le classieux « Spirit in Black » qui rappelle ce que représente le fait de n’avoir pas que des idées noires, le suicidaire « Expendable Youth » exécuté de main de maître pour finir le concert sur un « Chemical Warfare » d’anthologie !
Ce concert mémorisé sur platine vaut son pesant de décibels et je lui mets haut la main un 17 sur 20 car si je devais partir sur une île déserte (avec le courant) j’emporterai ce double live dans mes bagages !
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Cette décennie d’agression thrash-metallique n’est pas achevée que certaines évidences s’imposent à la majorité des metalheads. Il en va ainsi de l’hommage unanime que les thrashers rendent avec dévotion à leur suzerain incontestable : SLAYER est bien maître en son royaume, en ces premières années 90. Il a pour lui la légitimité des groupes fondateurs, grâce au redoutable Show No Mercy, dès 1983. Il repousse un peu plus loin les limites de la noirceur avec l’enchaînement Haunting the Chapel / Hell Awaits, à l’heure où ses principaux concurrents Metallica et Exodus bâtissent leur légende. Il fait front avec une rage ultime avec Reign in Blood quand les Dark Angel ou Kreator repoussent les limites de l’intensité et de la violence en cette année 86. A l’instar de Metallica et de son And Justice For All, il sait brillamment évoluer avant l’heure vers un univers plus lourd et suffocant, au travers du sous-estimé South of Heaven, tandis que le thrash vit son heure de gloire et connaît l’affluence maximum des nouveaux groupes en quête de gloire.
Surtout, quand son plus grand rival est sur le point de virer définitivement de bord en préparant son Black Album, SLAYER se paie le luxe d’un album synthèse flirtant avec le sans-faute, Seasons in the Abyss.
En sept années, cinq albums et un EP non moins légendaire, les Californiens ont marqué le thrash metal au fer rouge, aucun concurrent ne pouvant afficher une discographie aussi prolixe que qualitative. Cela explique sans doute le débat toujours aussi vif pour statuer sur l’œuvre la plus marquante du quatuor.
Sauf qu’à vouloir à tout prix faire un choix définitif relève de la gageure, tandis que l’on oublie trop vite un aspect fondamental de la construction de la légende SLAYERienne : sa force scénique démoniaque. Le groupe reprenant à son compte le terme allemand controversé Wehrmacht, littéralement machine de guerre, que les bienséants s’échineront stupidement à considérer comme une provocation idéologique, le fait est que la définition est définitivement taillée pour SLAYER, tant ses shows dantesques viennent parachever l’œuvre destructrice d’une discographie impitoyable.
Aussi, à la question du meilleur album de SLAYER, le groupe lui-même a sans doute apporté sa réponse la plus cinglante, avec la sortie du double live Decade of Aggression, en 1991, issu de la tournée mythique de Seasons in the Abyss.
Si l’exercice de l’album live fût bien souvent un passage obligé pour bon nombre de groupes, masquant ici des obligations contractuelles avec un label peu scrupuleux, là un moyen d’occuper l’espace et de gagner un peu d’argent lors de passages difficiles, Decade of Aggression est le fruit d’une logique implacable : SLAYER triomphe là où il est le meilleur, à l’apogée de sa carrière.
Bien sûr, le parachèvement de l’œuvre nécessite la réunion de tous les ingrédients indispensables.
En premier lieu, et ce n’est pas toujours une mince affaire, la qualité sonore. Premier critère, premier coup de maître. Le rendu est absolument exceptionnel de clarté et de puissance, l’atmosphère titanesque du live jaillit à chaque note. On relève notamment un parfait équilibre entre la présence extra-musicale (le public est très présent) et la précision de l’exécution. Bien entendu, les musiciens sont à leur sommet : le duo Hannemann / King est irréprochable, écrasant tout par la puissance de ses riffs et époustouflant de maîtrise au niveau des soli, Tom Araya fait preuve d’un charisme et d’une autorité au chant qu’il n’a malheureusement plus dans ses prestations actuelles; quant au métronome Lombardo, il évolue sur une autre planète...
En fait, en comparaison des albums studio, le thrash metal de SLAYER semble animé d’une force supplémentaire incontestable qui donne la chair de poule. Plus fort, plus vite, plus puissant, plus possédé, SLAYER écrase tout sur son passage. Non content de ne déplorer aucune perte au niveau de la finesse des compositions des albums, chacune d’entre elle prend une teinte organique et viscérale bluffante.
Bien entendu, le deuxième ingrédient de l’alchimie vient d’une track-list qui frôle la perfection. On relèvera que la richesse discographique du groupe l’a obligé de fait à aller vers le format du double album, ce qui permet d’offrir un choix non moins cornélien de vingt et un titres tous aussi légendaires les uns que les autres. Pour aller plus loin dans la dithyrambe, même le positionnement des différents titres est exempte de défaut.
De l’intro rituelle par Hell Awaits, déjà quasi paroxystique dans la communion avec un public en fusion, aux enchaînements absolument démoniaques, SLAYER sait y faire.
Il en va ainsi du terrible Mandatory Suicide, écrasant de puissance et de lourdeur malsaine, qui prépare copieusement le déchaînement cataclysmique de Angel Of Death, qui prend une toute autre ampleur que la version album, dès le cri déchirant d’Araya annonçant la tempête.
Il n’est pas question de se lancer ici dans une longue litanie égrenant les morceaux, la seule évocation de leur nom se suffisant à elle-même.
Si les morceaux les plus récents du redoutable Seasons in the Abyss bénéficient déjà d’une puissance de feu redoutable sur l’album, on note quand même l’effet titanesque provoqué par un War Ensemble ou encore l’atmosphère glauque et tourmentée du saisissant Dead Skin Mask. Toutefois, les effets dopants du live ont d’autant plus de prise sur les morceaux plus anciens. Déjà les titres Cultes de Reign in Blood (largement représenté sur les deux disques) trouvent un élan supplémentaire de puissance et de vitesse, mais lorsqu’on a affaire au « old stuff », là l’effet est bluffant. Par exemple, les morceaux Die By The Sword / Black Magic, bénéficiant d’une puissance qu’on ne leur connaissait pas, retrouvent une nouvelle jeunesse, et surtout mettent en évidence qu’en 1983, SLAYER était bien en avance sur son temps...le tout s’enchaîne d’ailleurs avec un Captor Of Sin qui lui aussi prend une envergure incroyable.
Non, décidément, ce SLAYER dopé aux anabolisants ne cesse de couper le souffle tout au long de ces deux disques, sans laisser le moindre répit. La transe n’est jamais loin, le headbanging frénétique fatigue les cervicales, vous êtes dans la fosse et tout vous invite à y rester furieusement. Et l’on voudrait que cette orgie de thrash metal n’ait pas de fin, tant chaque nouveau morceau provoque une excitation nouvelle. Quel pied...
Si jamais, par le plus grand des malheurs, on devait se contenter d’un seul disque de SLAYER, en fait la question ne se poserait sans doute pas. Si SLAYER a bien touché le sublime un jour, c’est sur scène, et nous avons la chance de pouvoir le revivre à l’envi au travers de ce double album.
L’apogée du Maître, après dix ans d’agression sonore.
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