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Chronique
 | note : 19/20 | 1991. Slayer est au sommet de son art. Après avoir sorti un album d'exception ("Seasons In The Abyss"), Slayer entame une gigantesque tournée qui passera partout, récoltant à chaque fois dans des salles bondées le succès qu'ils méritent largement. Ils décident d'enregistrer ce live au Lakeland Coliseum, en Floride.
Il s'agit pour moi d'un des meilleurs live de Metal jamais enregistré. Tout y est parfait. Package, photos, prise de son, ambiance, track listing... un sommet dans le genre.
Intéressons nous plutôt à la musique en elle même. Il s'agit de ce qui se fait de mieux en matière de Thrash Metal, tout simplement. Slayer revisite chacun de ses 5 premiers albums. Je trouve les versions live encore meilleures que toutes les versions studio. Kerry King et Jeff Hanneman sont au top de leur forme, Tom Araya est déchainé, et Dave Lombardo impérial comme d'habitude.
Chacun des 21 morceaux qui composent ce live est génial. Les enchainements comme "South Of Heaven/ Reign In Blood/ Altar Of Sacrifice/ Jesus Saves" sont hallucinants de brutalité, de précision, on a l'impression d'entendre un seul même titre gigantesque de Thrash qui se renouvelerait sans cesse. L'intro de "Hell Awaits" est bandante à un point, l'enchainement "Mandatory Suicide/ Angel Of Death" est d'une rare violence. Tout les titres sont parfaits, exécutés avec une maestria sans pareille. Le public n'est pas trop audible pendant les morceaux, mais entre, il fait preuve d'une grosse ferveur. Et Araya sait les exciter.
Mention spéciale personnel à "Post Mortem" qui est pour moi un des titres les plus terribles que j'ai jamais entendu, tout styles confondus.
Bref, un Live mythique, indispensable à toute personne se disant Thrasheur. Une époque révolue certes, mais un album qui se réecoute sans JAMAIS aucun ennui.
19.5/20.
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Samedi 07 Avril 2007 |
Chronique
 | note : 17/20 | Un live d’exception.
Decade Of Aggression et ses 21 titres regroupés sur deux CDs retrace au mieux 10 ans d’existence du groupe.
Après une tournée magistrale qui les a fait parcourir le monde entier, Slayer a décidé d’enregistrer un live au Lakeland Coliseum du nom de la même ville calme de Floride.
Côté esthétique,n pour l’époque, c’était déjà pas mal : un double boîtier, deux CDs et un livret avec de superbes photos, qui ont été en partie reprises pour le coffret commémorant les 20 ans du groupe. Niveau prix, American Recording nous fait une fleur car le prix n’est environ que de 20 euros maximum.
On commence sur les chapeaux de roue avec un « Hell Awaits » tout droit sorti de l’enfer alors que les spectateurs scandent tous « Slayer » ; c’est sur un « Welcome back » d’outre tombe que les premiers riffs fusent. Les titres s’enchaînent comme s’il n’y avait ni début ni fin et on discerne le non moins fabuleux « the Anti-Christ » venu s’intégrer à la fin du premier titre. S’en suis alors le redoutable War Ensemble que Tom Araya éructe avant de l’interpréter magistralement. Le calme avant la tempête se traduit par un « South Of Heaven » aussi propre que sur l’album mais voilà que « Raining Blood » arrive et détruit tout sur son passage !
Après quelques classiques On remarquera une exécution en bonne forme du « Dead Skin Mask » suivi d’un redoux : « Seasons In The Abyss » et son arpège trompeur…
« Mandatory Suicide » et « Angel Of Death » : deux hits du groupe se suivent pour finir d’achever le premier CD.
Le second commence par deux morceaux classiques mais toujours impeccablement maîtrisés, puis un trio de titres de furie se succèdent à une vitesse effrénée : « Die By The Sword », le hit « Black Magic » suivi du désarticulé « Captor of Sin » (mais dont tout est maîtrisé au point que le public reprenne le gimmick en cœur). Le prochain classique se situe juste après un « Born of Fire » qui semble finir d’égorger ce pauvre Tom (mais il n’en est rien), puis c’est au standard « Postmortem » présenté de façon terne et macabre de s’imposer. On se sent déjà vidé à ce moment précis du disque mais pour que son public soit aux anges (de la mort), le groupe tient entre ses mains trois dernières cartes :le classieux « Spirit in Black » qui rappelle ce que représente le fait de n’avoir pas que des idées noires, le suicidaire « Expendable Youth » exécuté de main de maître pour finir le concert sur un « Chemical Warfare » d’anthologie !
Ce concert mémorisé sur platine vaut son pesant de décibels et je lui mets haut la main un 17 sur 20 car si je devais partir sur une île déserte (avec le courant) j’emporterai ce double live dans mes bagages !
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Jeudi 01 Janvier 2004 |

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