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| CD paru le 25 Fevrier 2008 - Cold Spring Records |
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1. Amfetamin
2. Slow Pain Coming (Cold Spring Mix)
3. Intro (feat. Current 93)(Live)
4. Slow Pain Coming(Live)
5. A Valley Below(Live)
6. Hollow Devotion(Live)
7. Virescit Volnere Virtus(Live)
8. Amfetamin(Live)
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Comment résumer la musique de Skiltiv
? Nommer ses deux membres principaux suffirait à vous donner une
idée, tant ces deux bonshommes sont uniques et dérangés. Niklas
Kvarforth (Shining) et Maniac (ex-Mayhem) s'associent donc en 2005
pour un projet destiné à vous plonger dans un mal être des plus
sombre, sale et terrifiant. Rien d'étonnant venant de ces deux
individus.
Dès l'intro, on comprend comment on va
finir. Les deux compères nous enferment en riant dans la plus sale
et mystique des prisons, nous font subir les ondes néfastes et
malsaines de leur black doom minimaliste et complètement barré. On
a rarement put entendre plus dérangeant, on sent aux premières
notes que les deux cinglés aux manettes y mettent toutes leurs
tripes. La musique de Skiltiv est une longue cicatrice infectée vous
faisant hurler de souffrance, une cicatrice par laquelle sort de
votre corps toute once de bonheur ou de bienveillance, et par
laquelle entre toutes les maladies possibles et imaginable. Une
musique symbolisant un paradoxe à lui même, une vie passée à
mourir, une luminosité complètement noire, une torture plaisante et
captivante.
Les cris torturés de Maniac, parfois
indigestes mais restent énormément captivants, sont des plus
introspectifs et sincères qu'il m'ait été donné d'entendre. Les
riffs assenés par Kvarforth et Maniac touchent à tout, venant aussi
bien d'un black metal lancinant que d'un heavy metal teinté de cette
noirceur accablante, comme dans le cas de A Valley Below, donnant cet
impression de face à face, ou encore de sentir le souffle et le
regard torturé des maîtres créateurs de ce recoin étroit de notre
partie de l'âme la plus éloignée du reste de nos pensées. Un
endroit qui empeste le mal de vivre, faisant fuir toutes autres
pensées et émotions, laissant l'espace de 43 minutes la musique de
Skiltiv en seul dominateur de notre âme.
Mais voilà, la quasi totalité de
l'album est enregistrée live, on retrouve plusieurs versions de
certains morceaux, ce qui fait perdre une énorme dose d'homogénéité,
un sentiment très certainement volontaire, qui renforce l'idée de
crasse de cet album, qui est indéniablement bordélique en tout
sens, aussi bien en matière d'enregistrement que musicalement, de
même pour le tracklisting sortit d'on ne sait où. On oserait
presque crier au foutage de gueule, j'ai moi même eut une forte
envie de me plaindre à la première écoute, mais on préfèrera
toujours se le repasser encore une fois, juste une...Un paradoxe
supplémentaire.
Comme je le disais plus haut, le nombre
de paradoxe que comporte cet album créera deux camps, les
détracteurs et les fans. Un oeuvre aberrante tant c'est un bordel
omniprésent, un foutage de gueule extrêmement bien réussi. On
attendra tout de même un peu plus de raisons de nommer ceci un
album, car même s'il est certain que c'en est un, on se demande
parfois ce que vient foutre ici telle ou telle note, telle ou telle
remix d'un morceau passé, ou simplement pourquoi deux titres
seulement sont des titres studios ! Accessible en rien, cet album est
tout de même à écouter pour ce qu'il est, une très belle réussite
si vous êtes en mesure d'apprécier, une débilité sans nom pour
les autres. Moi, j'ai choisis mon camp !
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