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| CD paru le 08 Aout 1995 - Nuclear Blast |

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1. Intro
2. Awaiting the Absu
3. Embodiment of Chaos
4. Art of the Damned
5. Unseen Darkness
6. 18th Century Hellfire
7. To Mega Therion
8. The Cursed Mayhem
9. The Bloodfeast |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Séparé d’André Tolhuizen, les hollandais de Sinister entrent en janvier 1995 aux studios TNT sous forme de trio, pour les sessions de Hate, leur troisième effort. C’est alors Bart, arrivé depuis Diabolical Summoning et compositeur attitré, qui assure à la fois les guitares et la basse pendant l’enregistrement, entouré des membres d’origine Mike et Aad, à la voix et à la batterie. Fidèle au groupe, Nuclear Blast commercialise Hate en août 1995, accompagné d'une superbe illustration du talentueux Wes Benscoter.
Hate reprend la recette du précédent album, développant un death rapide et technique particulièrement dévastateur. Bart s’en sort brillamment à la guitare, conservant le jeu caractéristique de Ron et André, à l’origine de la marque typiquement Sinister. Ainsi, sur les martèlements rythmiques et les blasts millimétrés de Aad, Bart balance une rafale de riffs meurtriers, à l’image de l’excellent Embodiment Of Chaos et de son break parmi les plus incisifs jamais entendus. Enfin, sur des paroles occultes, Mike éructe ses growls profonds et typés, renforçant non seulement la violence de Hate, mais aussi la personnalité de Sinister.
Gravant des classiques comme Awaiting The Absu ou To Mega Therion, Hate est ainsi un manifeste de brutalité pure. L’album bénéficie de surcroît d’une très bonne production de Wolfgang Stach, qui dote les guitares d’un son agressif, apportant parallèlement une clarté et grande profondeur à l’ensemble.
Certes sans surprise par rapport à la dernière réalisation, Hate balance en revanche un death metal diablement percutant, formant aux côtés du culte Cross the Styx et du bon Diabolical Summoning, la trilogie incontournable de Sinister avec l’emblématique Mike au chant. Sa brutalité monolithique ne s’adresse par contre qu’aux plus bourrins d’entre vous !
Fabien.
4 commentaires |
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