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| CD paru en2005 - Avantgarde Music |

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1. Och Med Insikt Skall du Förga 2. Demodets Arkitecktur 3. Nagonting Är Jävligt Fel 4. Eradication of the Condition 5. The Eerie Cold (Samvetskvalens Ballad) 6. Claws of perditions
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| Chronique |
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Soyons franc, le troisième album-studio de Shining, « Angst » portait d’un côté bien son nom. Difficile de ne pas faire une moue d’inquiétude tant que cet album fait par-dessus la jambe était d’une qualité bien en deçà de ce que l’on pouvait espérer du groupe ayant sorti deux perles aussi différentes que complémentaires à savoir le très cru « Within Deep Dark Chambers » et le plus subtil « Livets Ändhallplats ». Suite à deux compilations à l’intérêt tout relatif, on pouvait craindre le pire quand à la sortie de ce nouvel album.
Et après écoute, il faut constater qu’on visait complètement à côté de la plaque !!!
Pour faire court, Shining nous a fignolé un disque comme il en existe rarement. Toutefois, n’attendez pas à ce que le groupe fasse plaisir à ces fans en sortant un réchauffé de leurs précédents albums les plus aboutis (hum, quoique...), non, en fait ce nouvel album déroute par sa volonté à élargir son registre tout en gardant ses bases les plus sûrs (pas fous les mecs, faut pas pousser). Ce qui surprend c’est la grande variété du contenu. En effet, Shining n’hésite pas à piocher dans des styles autres que black. C’est ainsi que des incursions très trash pointent le bout de leur nez, la basse ne se contente pas de suivre les lignes de guitares (et se permet d'ailleurs un solo sur "The Eerie Cold") . Ces guitares, parlons en, tout en distillant une atmosphère de damnation putride se permettent quelques solos à la fois un peu prog ou bien à la lisière du blues (Was!). Autre changement, et de taille, la voix de Kvarforth, est, elle aussi, bien plus disparate que par le passé. Souvent dans le registre de « Angst », dès fois, celle-ci se tourne dans des intonations surprenantes proche de Attila ou encore ces râles de jouissances particulièrement malsains qui firent, en partie, la renommée de Kvarforth.
Bien sûr, la présence d’Hellhammer met bien les points sur les « i » quand à la teneur technique de ce disque. Ce jeu de cymbales si déstabilisant, cette vitesse des doubles grosses-caisses supersoniques ainsi que quelques parties très dans la veine de Winds, à ceci près que cela se fait le plus subtilement possible et n’enlève miraculeusement en rien l’atmosphère changeante mais souvent très dépressive de l’ensemble.
Et même si le son est très « rentre dans le lard », le groupe a su en jouer par interpositions de parties mélancoliques à grand renfort de guitares sèches, disparues depuis « Livets Ändhallplats », de breaks interressants (une pointe de piano), de samples vocaux obscurs et de (très) discrets claviers atmosphériques et éthérés ne nous faisant pas oublier que l’auditeur écoute un disque de black, bien que la structure musicale s’en éloigne légèrement dévoilant un aspect encore peu visible de Shining.
D’ailleurs, si je vous dis ceci, ce n’est pas pour des prunes, car « The Eerie Cold » se trouve être officiellement le dernier album black de Shining, le groupe ayant décidé de voguer au travers de nouveaux horizons artistiques et musicaux après sa signature sur le label Osmose (comme en témoigne le virement récent de Blut Aus Nord). Mais à la suite de ce passage à vide, le groupe suédois nous a servi un album tout simplement excellent !! Bien que d’apparence casse-gueule et pas foncièrement novateur, ce disque est de loin le plus bigarré du combo, mais sûrement pas celui qui marquera l'Histoire du style. Et pourtant, on se surprend à pénétrer dans cet univers éploré et énergique aussi facilement, comme si le groupe se montrait plus ouvert (!!!).
Et pour tout dire, plus j'écoute ce disque plus je le trouve magistral !!
À la fois excentré et incontournable, « The Eerie Cold » est un album talentueux, intelligent musicalement (parceque les paroles, et Kuro l'a bien vu: pathétiques, enfin bon) et macabre qui fait date dans les sorties annuelles.
Excellent album de cloture black métallique.
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| Chronique |
 18 / 20 |
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J’ai découvert le groupe Shining grâce à Nattskog (encore lui …) non pas à l’occasion de la sortie du quatrième album du groupe, mais lors d’un festival à Nancy en octobre 2004 lorsque, farfouillant dans les CD, il s’est exclamé en sortant une boîte des cartons : « écoute ça, c’est très bon » (oh oui !). Il s’agissait de Within Deep Dark Chambers, le premier album de Shining. C’est donc lors de mon périple parisien du 30 avril que, profitant d’une bref passage à Gibert Musique (afin de me procurer la version Digipack qui n’était déjà plus disponible à Dysphorie), j’ai acquis cette quatrième perle du groupe, la dernière chez Avantgarde Music puisque le groupe prépare leur cinquième album qui sera produit par Osmose Production.
Le moins que l’on puisse dire est que cet album est surprenant à la première écoute, surprenant de par sa complexité et sa structure qui donnent à l’album une couleur (sonore, bien sûr) très agréable. Bien que, selon les écrits de Kvarforth dans le livret, censé marquer la fin de la période Black du groupe (et par la même occasion celle de Hellhammer qui, pour cause d’éloignement, ne tiendra plus les rennes de la partie rythmique du groupe pour leur futur album), The Eerie Cold est bel et bien constitué dans sa majeure partie d’éléments purement Black (en témoigne le chef d’œuvre de cet album : ‘‘Demodets Arkitektur’’). Mais ces éléments Black ont évolué depuis le début, il est fini le temps des albums purement Black aux riffs longs, douloureux et répétitifs. En effet, ici ce sont les guitares acoustiques qui, par des arpèges torturées mais néanmoins planantes, ont pour honneur d’introduire les morceaux de The Eerie Cold dont la pochette sombre sur laquelle ressort une fillette aux couleurs évanescentes ne laisse pas de marbre.
Shining, ou plutôt devrais-je dire Kvarforth qui est l’auteur et compositeur de cet album (mis à part les paroles d’un seul morceaux qui sont le fruit de Nattefrost, les seules en anglais d’ailleurs puisque toutes les autres sont en norvégien), a donc fait un pas énorme en avant dans la retranscription des sentiments dans la musique. Au fur et à mesure on a vraiment l’impression de ressentir les périodes de troubles mentaux de Kvarforth, ses joies, ses peines, ses doutes, on s’imagine en train d’accompagner Kvarforth sur un bout de chemin de sa vie.
En conclusion, The Eerie Cold de Shining s’annonce dores et déjà comme un monument de la scène Black de cette année 2005, un album mûr et réfléchi dont la tristesse et la beauté vous envahissent à vous en faire pleurer.
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Haaaa, le grand retour de shining ! Après l’avoir longtemps espéré et attendu voici enfin la nouvelle offrande de Kvarforth. Celui-ci ayant du faire un petit séjour en hôpital psychiatrique, ce qui ajoute au folklore et ce qui va avec de shining.
Donc ce quatrième album ; « The Eerie Cold » reste bien évidemment dans le style habituel du groupe c'est-à-dire du black très sombre et dépressif.
Après une petite introduction très surprenante et groovy où l’on découvre des superbes riffs l’album commence, ça y est on se retrouve enfin dans cette ambiance si froide et malsaine que sait si facilement créer cette entité qu’est shining. La batterie déploies sa rage a une grande vitesse et les vocaux commence, hop on ressent un grand sentiment de haine nous envahir, la folie nous envahis et on sais à présent que nous entrons dans un univers malsain, crade, digne des pires films d’horreur, on a l’impression que la camisole crasseuse nous est mise et c’est partis pour la dépression.
Lors de ce premier titre intitulé « Och Med Insikt Skall Du Förga » on retrouve quelques aspect qui peuvent faire penser à l’album « burzum » du groupe du même nom lorsqu’on entend un petit « come on », évidemment on retrouver les crie hurlé si torturé qui nous remplisse de rage. Le titre se termine sur une petite partie de guitares toute simple mais qui en impose pour créer cette ambiance qui ne nous lâchera plus tout au long de l’album.
A peine le temps de sortir la tête hors de l’eau qu’on y replonge aussitôt avec « Demodets Arkitecktur » un peu plus rapide, toujours un ligne directrice qui reste tous au long du morceaux parfois entrecoupé d’accélérations ou de breack mais qui revient finalement au rythme originale. Ceci est le deuxième point qui rapproche ce « The Eerie Cold » à l’album de burzum, car oui Kvarforth l’a annoncé dans une interview ; il voulait quelque chose qui se rapproche de burzum dans le son et les rythmiques, et il a réussi son coup. Donc cette deuxième piste est encore plus malsaine et noire des vocaux plus sombres, criés par moment. Le reste de l’album s’enchaîne dans la même veine avec des passages plus black traditionnels entrecoupé de passages dépressif sucidaires ou torturé a l’agonie.
Une petite instrumentale au cinqieme titre « The Eerie Cold » pour calmer un peu la fureur on entend quelque paroles d’un type au borde du sucide puis sa repart pour en finir avec cet album cauchemardesque en écoutant « Claws Of perditions ».
Voici donc le nouveau shining qui fera très certainement date dans la carrière du groupe tellement il est bon, bien meilleur que « angst » , il est doté d’une réelle identité qui ne laisse aucune place a l’ennuis bref si vous ne l’avez pas encore foncez à acheter les yeux fermer sans hesitation peut etre bien le meilleur album que nous ai pondu Kvarforth a ce jour. Vivement le prochain en attendant une prochaine plongé dans ce monde si malains.
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