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Hard Rock Shakin' Street 21st Century Love Chanel
CD paru en2009 - Bernett Records / Pervade Productions / Socadisc
Shakin' Street : 21st Century Love Chanel, chronique, tracklist, mp3, paroles

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NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Six Feet Under
2. Tell me the Truth
3. Viking Rock
4. Lonely King
5. Catch It
6. Sex Shop
7. Dracula
8. Stick to me
9. Streets of San Francisco
10. Goodbye Pain

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NEUF
Chronique
18 / 20
    fabkiss, le Vendredi 06 Mars 2009 parlez-en à vos amis  
Oyez Oyez Braves Gens !! Un monument du Hard Rock Français, d’avant le Metal ressurgit du passé.
Et c’est pas tous les jours.
Shakin’ Street débarque dans les bacs, 29 ans après leur seulement deuxième album "Solid as a Rock" et le tube du même nom, titre par lequel je connus ce groupe, qui figurait sur une K7 publicitaire offerte par Wrangler, la célèbre marque de Jeans, alors que je venais de m’acheter un Loïs.
Et c’est bien le Shakin’ Street que nous avions laissé à l’époque, le même groupe, qui nous sort simplement son nouvel opus "21st Century – Love Chanel", mais un Shakin’ Street du 21ème Siècle...Bah oui !! C’est marqué dessus…comme le…
Oui, parce que Shakin’ Street, c’est avant tout la voix, celle de Fabienne Shine, toujours la même, toujours un peu nasillarde, qui lui donne son charme et qu'elle soit tout de suite reconnaissable entre 1000, la même, mais avec presque 30 ans de vie, d’expériences, de maturité, en plus. Comme l’ensemble du groupe, et franchement, ça se sent.
Bon, quand je dis le même groupe, c’est pour schématiser, il manque quand même un des membres originels, le guitariste Eric Lévi. Cicatrices du passé ou page tournée avec son project "Era"?
Les membres permanents, Fabienne et Jean Lou Kalinowski, aux baguettes, retrouve Mike Winter à la basse et un autre membre, que l’on pourrait prendre pour une Super Guest Star à qui on a déroulé le tapis rouge, mais qui n’est rien d’autre qu’un ancien membre, ayant participé à l’album "Solid as a Rock", Monsieur Ross The Boss, accessoirement Lead Guitar de Manowar. Par contre, en Guest Star de luxe, un jeune qui débute, Norbert Krief, dit Nono, un autre furtif ancien collaborateur, guitariste de Trust et des plus grands(XD). Présent, et comment, sur le 1er titre.

1er titre donc, "Six Feet Under" qui débute par une intro Human Beat Box (exécutée par Marlon, le fils de Jean Lou) et qui donne presque un air Néo à ce morceau lent et sombre, très actuel, une entrée en matière calme et pleine de promesses, confirmée par un break puissant et porteur, les guitares sont tranchantes, la batterie puissante et la basse oppressante, et le solo est simplement superbe. Nono est vraiment un guitariste de grande classe et sûrement un des plus talentueux de la scène Française. "Tell Me the Truth" enchaîne avec son intro très "Crosstown Traffic", un rythme et un riff qui vous attire, vous pousse, une voix envoûtante et planante, un titre superbe, un solo sublime. Shakin’ Street casse la baraque, et ça fait plaisir.
Suit, sans être mauvais, le titre le plus faible de l’album à mon goût, "Viking Rock", peut-être parce que le plus marqué par le côté punky qui valait parfois à Shakin’ Street d’être classé Punk chez certains disquaires et critiques à l’époque. En tout cas un vrai titre du Shakin’ Street Old School. "Lonely King" dans une atmosphère Indo-Arabo-Andalouse, et la marque des influences Led Zeppiennes du groupe, un très beau titre, plein de surprises et de rebondissements, une ascension vers une plénitude, un rythme langoureux et une voix qui ne peut nous faire penser qu’à Robert Plant…obligé, planante et ensorcelante. Et des breaks flamboyants, surtout le dernier. "Catch It" qui poursuit (avec en fond, le début du fameux discours de Martin Luther King "I Have A Dream…"), est un autre titre typiquement Shakin’ Street, dans le scandé du refrain, mais un Shakin’ Street à l’américaine, lieu de vie depuis des années de Fabienne et de naissance de Ross, un morceau varié et un Ross The Boss en forme qui n’en fait pas trop, c’est pas lui la vedette, c’est Shakin’ Street. "Sex Shop" est une balade terriblement Américaine, pas seulement par son côté Country mais par un côté New Yorkais, le phrasé de Fabienne fait immanquablement penser à Lou Reed, les chœurs à la Californie, et un son de guitare Made In USA, un titre qui mériterait de devenir un Hit, une douce mélancolie qui se termine en élévation et en apothéose. On reste aux States avec "Dracula" qui rappellera "Vampire Rock", mais par le titre, c’est tout ; à moi, il me rappelle Ace Frehley et son superbe instrumental "Fractured Mirror", aussi bien par l’intro que le son et le riff de la rythmique, que par la forme du morceau et le jeu du solo, et je trouve ce titre formidable. C’est sûrement involontaire cette référence à Ace Frehley, mais ça remue plein de trucs en moi, et surtout du plaisir. Pour la 3ème fois, on retrouve avec "Stick to Me" du Shakin’ Street pur jus, mais sous une épaisse couche de Ketchup ou drapé dans la bannière étoilée, choisissez l’image qui vous plaît. Un rythme qui vous met les guiboles en action, z’avez envie d’danser, un Hard Rock festif, un groove haletant, une section rythmique imparable, un solo juste ce qu’il faut et un Hammond infernal, une intensité qui monte avec apparition de la double et de Ouh Ouh très Stoniens. Ça vous tente une maison bleu accrochée à la colline dans les "Streets Of San Francisco"? Bon, ok, ça fait titre de série policière, mais là, il faut surtout voir le côté Flower Power de la chose et de la ville des hippies, avec une petite intro façon Yes, un titre frais et lumineux, entraînant et enjoué, très 70s avec son orgue et ses guitares cristallines, on est au milieu d’une prairie fleurie, debout, tournant les bras en croix le visage tourné vers un soleil radieux et au loin, le rire des enfants, un beau dimanche après-midi.
Et nous restons dans la même atmosphère 70s mais plus cosy, le soir, dans un bar américain, avec un groupe qui joue, pour finir avec "Goodbye Pain", un synthé qui vous tracte, on ne peut rester longtemps insensible au groove de ce morceau, clair et limpide comme de l’eau de roche, un titre tellement typiquement américain que j’y vois du Gene Simmons, une véritable féérie sonore, un final de toute beauté et à la hauteur de ce superbe album.

Entre les groupes qui sortent tout ce qu’ils écrivent et ceux qui sortent un album tout les 29 ans, il y a sûrement un juste milieu.
Mais si l’attente aboutit sur des albums de cet acabit, merci, je resterai vieux jeu.
Cet album est tout simplement magnifique, un groupe en pleine forme, des compositions inspirées et originales, ne cachant pas ses influences ni ses racines, affirmant sa propre identité, son passé, mais allant aussi et surtout de l’avant, on pourra regretter une actualisation plus marquée et un petit manque de double ici ou là, pour faire moderne, mais des regrets qui sont écrabouillés sous la masse de plaisir que me donne l’écoute de ces revenants.

fabkiss

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4 commentaires
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