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| CD paru le 18 Mars 1996 - Napalm Records |

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Re-Issue in 2008 by Napalm Records with "Hell Eternal" included (DISC 2).
1. In The Still of a Northern Fullmoon 11:52
2. Mörkrets Tid 05:29
3. Över Det Blodtäckta Nord 13:50
4. I Nattens Famn 04:11
5. För Dem Mitt Blod 04:06
6. I Skuggornas Dunkla Sken 05:17
Total playing time 44:45 |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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En cette année 1996, alors que Samoth et Faust sont à l’ombre, pour avoir brûlé des églises pour le premier, et tué quelqu’un pour le second, Emperor est décapité. Mais leur chef d’œuvre In The Nighside Eclipse a fait des émules, et les disciples du style commencent à émerger un peu partout : Enthroned en Belgique, Behemoth en Pologne. Evidemment la Scandinavie n’est pas en reste avec en particulier Setherial, jeune combo suédois aux dents longues fraîchement signé sur le label autrichien Napalm Records aux côtés de Summoning et autre Abigor.
L’influence Emperor est indéniable chez Setherial et cela transparaît jusque dans l’artwork ou les quatre membres du groupe et leurs corpsepaints apparaissent un à un en médaillon à l’arrière du CD (ça ne vous rappelle pas quelque chose ?).
Pour ce premier full-lengh, Napalm a carrément déroulé le tapis rouge et c’est au Abyss Studio de Peter Tägtgren que Setherial enregistre Nord…. Remarquez avec un nom d’album pareil il aurait été paradoxal de faire ça en Floride.
Le résultat sonore est de toute façon à la hauteur et c’est avec le plus grand plaisir que In The Still Of The 21 Northern Fulmoon déboule sans fioritures dans nos esgourdes. La similitude avec Emperor est clairement identifiable, cependant Setherial n’est pas un clone comme il va en apparaître souvent par la suite. Si la structure des morceaux est ressemblante, l’approche elle, est différente : les compositions sont plus agressives et le clavier moins omniprésent et plus discret.
Dans tous les cas Lord Mysteriis, l’homme qui fait la pluie et le beau temps au sein de Setherial est un excellent compositeur et on peut s’en rendre compte tout au long des 6 hymnes et des 45 minutes de Nord…. Par exemple le riff central de Over Det Blodtäckta Nord, pierre angulaire de l’album avec ses 13:50, vous restera dans le crâne un bon moment.
Murkrets tid ou For Den Mitt Blod sont également de magnifiques odes à la froideur du Nord justement, aux pensées païennes, démoniaques et misanthropes de leur créateur, comparables aux premiers Satyricon.
Un autre domaine les différencie d’Emperor : les paroles, à part la première chanson, Kraath écrit ses textes dans sa langue maternelle, d’où l’impossibilité pour votre serviteur de vous décrire précisément ce qu’il s’y raconte, mais on peut faire le pari que ce n’est pas de Casimir et l’île aux enfants.
Le chant bien qu’un peu répétitif est puissant et vindicatif comme il se doit et supporte bien l’ensemble musical. Au niveau de la batterie rien de très technique mais le tout est quand même joué sur des tempos rapides, de façon intense et sur de longs morceaux. Comme souvent sur ce genre de production la basse est un petit peu trop en retrait mais vous n’aurez qu’à vous débrouiller pour faire les bons réglages sur vôtre chaîne.
Il faut signaler que Nord… a fait grand bruit à sa sortie, nombre de blackeux voyaient en Setherial le successeur d’Emperor, mais par la suite le groupe s’est détaché encore d’avantage de l’influence de ses glorieux aînés comme nous le verrons sur Lord Of The Nightrealm.
Au final Setherial a logiquement tiré les fruits d’une bonne campagne de Napalm Records et d’un album sacrément chiadé, ce n’est que justice si Nord… figure dans les meilleures sorties black de l’année 1996 avec Nemesis Divina de Satyricon et Starfire Burning de Bal Sagoth.
Pour les blackeux qu’un peu de mélodie agressive ne dérange pas et qui seraient passés à côté de ce petit bijou se doivent de réparer l’erreur au plus vite.
BG
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