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Liste des groupes Thrash Metal Sepultura Chaos A.D.
02 Septembre 1993 - Roadrunner Records
Sepultura : Chaos A.D., chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
Re-Issue in 1996 by Roadrunner Records with 4 bonustracks.

1. Refuse / Resist 3.20
2. Territory 4.47
3. Slave New World 2.55
4. Amen 4.27
5. Kaiowas 3.44
6. Propaganda 3.33
7. Biotech Is Godzilla 1.53
8. Nomad 4.59
9. We Who Are Not As Others 3.43
10. Manifest 4.50
11. The Hunt 3.59
12. Clenched Fist 4.58

Bonustrack (Japanese/American Release)
13. Policia (Titas Cover) 1.48

Bonustracks (Re-Issue 1996)
13. Chaos B.C. 5.12
14. Kaiowas (Tribal Jam) 3.47
15. Territory (Live Version) 4.48
16. Amen - Inner Self (Live Version) 8.42

Total playing time 48.08

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NEUF
Chronique
16 / 20
    ArchEvil, le Samedi 27 Septembre 2008 parlez-en à vos amis  
Chaos A.D. Un seul mot, des milliers de réactions plus antagonistes les unes que les autres.

Voilà 5 ans que Schizophrenia, album révélateur des talents du groupe, mit le feu aux poudres de l’enthousiasme des metalheads, 4 ans que Beneath the Remains signait l’apogée des brésiliens et 2 ans que Arise finissait de convaincre les septiques et maintenait le groupe sur les rails du succès. Nous sommes en 1993, Roadrunner Records devient petit à petit un label de prédilections pour une flopée de groupes et Sepultura y a confortablement trouvé son nid. En cette année, la sortie de Chaos A.D devait, selon les dires du label, propulser le groupe vers un territoire musical singulier, le déconnectant littéralement de ses influences thrash US, qui étaient pourtant glorifiées à merveille entre les mains du quartette.

Mais que se passe-t-il ? En quoi le groupe le plus reconnu du territoire d’Amérique du Sud se transforme-t-il ? La réponse est simple : Sepultura ne joue plus de thrash death. Il semble avoir troqué son souffre et son agressivité au Franprix contre la panoplie hardcore soutenue de tribalisme ethnique. On en vient directement aux réactions en totale opposition, résultat du choc de plusieurs générations de metalheads : Les plus progressistes ou les plus jeunes criaient au génie tandis que les fans les plus anciens et les plus fervents du passé de Sepultura eurent tôt fait de rabattre le couvercle en hurlant à la trahison. A l’écoute du disque, on pourra aisément les comprendre…

Schizophrenia fut une rupture tranchante entre le proto-death minimaliste et le thrash death vertueux de la fin des 80’/ débuts des 90’. Chaos A.D en est une autre encore plus énorme. Plus rien de Death, un thrash peu présent et une nette addiction au power metal. Les riffs inoubliables et richissimes, les solis transcendants de Kisser, les speederies aussi techniques que puissantes de Igor… tout cela n’existe plus que par bribes entrecoupées. La déception fut immense, il ne restait plus grand chose de la flamme originelle du géant. A la place, Sepultura fait appel aux tableaux tribaux traditionnels soutenus de percussions d’origines latines et africaines, aux samples immersifs, à la production lourdingue, au gros riff contestataire, à la rythmique groovy et syncopée…

…et pond un disque fabuleux !

Qu’on se mette d’accord tout de suite ! Le groupe aura beau avoir simplifié son jeu guitaristique et adouci sa puissance de feu, il n’en aura vraiment pas choisi la carte de la facilité pour autant. Au contraire, le disque approche une nouvelle dimension beaucoup plus visuelle. Il peint à présent un environnement belliqueux et identitaire au sein duquel le conflit armé fait rage. Chaos A.D est une immense sauterie à la fois puissante et rêveuse.
Le charme de Kisser est devenu transparent, on aura même envie de le traiter de pingouin sur la globalité, à l'image de Refuse/Resist, qui amorce la lancée assez difficilement malgré sa qualité. Toutefois, Ses dissonances bruitistes perçantes à la guitare telles celles de Nomad ou Clenched Fist ou encore un savoir faire mélodique convaincant sur The Hunt ou l’incroyable et prodigieux We Who Are Not As Others ne sont que quelques unes de ses réponses mesquines aux moqueries. Il privilégie désormais le sens efficace du riff rentre-dedans, à l’image des terribles Territory et Amen sur lesquels Igor nous éblouit par son jeu de toms provoquant presque un déhanché d’une souplesse respectable.
Pour ce dernier, son terrain d’expression est encore bien dégagé à l’inverse de la suite de la discographie. Son charisme rythmique est bien moins percutant que par le passé. Mais monsieur prouve que le bavoir est encore loin en mariant un mouvement très speed et une technicité plus moderniste sur Biotech is Gozilla. Dans l’ensemble, ses rythmiques cadencées poussent à un saut frénétique comme à un headbang pesant.
La puissance homogène globale est beaucoup aidée par Paulo dont la basse a prit beaucoup d’importance, claquant justement sans faire preuve de prétention.
Pour parachever la description, Max Cavalera donne beaucoup plus de puissance vocale. A travers ce timbre, on ressentira une forte volonté de révolution, cette émotion est cependant bien loin du cliché d’un Soulfly, le projet futur du brésilien au rastas, ou du pitoyable grognement d’un Corey Taylor.
Enfin, la question des intrusions telles l’ajout de samples ambiants ou d’instruments tribaux reste discrète mais concrétise l’ensemble de l’aura du disque. L’instrumental Kaiowas est une jolie bouche d’aération qui, sans trop en faire, souligne un petit clin d’œil à d’autres cultures.

Le changement est total et des plus réussis. Le grand Sepultura, empereur du thrash-death sud-américain nous a quitté pour revêtir un costume plus démocratique mais tellement efficace et puis diablement original ( un mot que le groupe oubliera dès la sortie de Roots ).
Les réactions suscitées ne sont que la rencontre de deux générations de passionnés, qui par leurs avis négatifs ou positifs ont de toute façon vu un jour en Sepultura un combo touchant le génie, que ce soit sur Beneath the Remains ou Chaos A.D. Deux œuvres totalement contraires mais deux pierres angulaires essentielle au développement du groupe.

Et c’est ici que l’histoire de termine. Sepultura ne se remettra jamais de cet accouchement et, après avoir sorti un Roots encore convaincant, Max Cavalera laissera son groupe sombrer en se consacrant à un projet à part du nom de Soulfly, entreprise correcte avec son premier opus, vraiment douteuse dès la sortie de Primitive.

La marque des grands restera pourtant éternelle.


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Chronique
18 / 20
    Septiis, le Jeudi 17 Fevrier 2005 parlez-en à vos amis  
Ca y est, j’ai décidé de vous faire part de mes impressions concernant « Chaos AD », le légendaire album de Sepultura… Tant de temps s’est écoulé depuis la première fois où je l’ai écouté, je m’en rappelle comme si c’était hier : un pote me l’avait prêté au cours de l’année 99, je n’avais encore jamais écouté de métal… Je ne me doutais pas à l’époque que cet album changerait le cours de ma vie !


Et pourtant, encore aujourd’hui, je trouve cet album excellent ! Même si le son commence un peu à dater (encore que l’album sonne toujours très puissant), les compos, datant pourtant de 92/93, ne sont absolument pas démodées !!! Cet opus contient un grand nombre de grands classiques du groupe comme « Refuse/Resist » et « Territory » qui sont des chansons désormais incontournables pour une grande partie des metalleux, ou encore « Slave New World » et « Propaganda ».

Cet album a de quoi séduire un large public : les plus « soft » (« We Who Are not as Others ») comme les plus violents (« Biotech Is Godzilla » fait très, très mal !!), ainsi que les plus mélomanes. En effet ce « Chaos AD » contient le surprenant « Kaiowas » (ainsi que son remix où l’on peut entendre les cris de Max Cavalera !) qui mélange allègrement musique acoustique assez sombre, et musique folklorique sud-américaine…



Coté musicos, on sent que les Brésiliens maîtrisent leur sujet ! Igor Cavalera est éblouissant et Andreas Kisser, comme à son habitude, a fait preuve de beaucoup de musicalité lors de la composition des morceaux (ce qui est paradoxal car ceux-ci sonnent assez bestiaux…). Max Cavalera démontre, quant à lui, qu’il sait également y faire dans un autre registre que le death, style qu’affectionnait tout particulièrement le groupe jusqu'à « Arise ».


Et oui car c’est là l’une des particularités de cet album : « Chaos AD » est un virage sur le plan musical dans la carrière du groupe ; la bande à Max Cavalera s’éloigne de son death métal pour un métal plus tribal et plus proche du power, ce qui n’enlève rien à la violence de sa musique !

Cet album, donc, est un incontournable, tout fan de métal se devrait de le posséder dans sa discothèque… Indispensable…


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