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| CD paru le 26 Janvier 2009 - SPV |

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1. A-Lex I 2. Moloko Mesto 3. Filthy Rot 4. We've Lost You 5. What I do! 6. A-Lex II 7. The Treatment 8. Metamorphosis 9. Sadistic Values 10. Forceful Behavior 11. Conform 12. A-Lex III 13. The Experiment 14. Strike 15. Enough Said 16. Ludwig Van 17. A-Lex IV 18. Paradox |
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| Chronique |
 8 / 20 |
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Sepultura en 2009 a tout de la légende déchue qui ne parvient pas à se racheter une conduite. Légende car le groupe a en 1989 sorti ce qui reste un des plus grands albums de Thrash de tous les temps : "Beneath the Remains", mais aussi car sa discographie jusqu'à 1996 (Roots inclus)ne compte quasiment aucun faux pas et que chacun de ses albums jusqu'alors leur avait construit un trône qu'on pensait alors indestructible. Mais voila suite à "Roots", son charismatique leader et chanteur Max Cavalera quitte le navire. Cet évènement entamera la longue descente aux enfers artistique d'un groupe qui passera de tête de série à second couteau notoire. Et alors qu'on croyait le titan aux pieds d'argile au fond du gouffre, un nouvel évènement va encore lui remettre la tête sous l'eau. Son dernier membre fondateur Igor Cavalera quitte le groupe lors de sa dernière tournée. Bref, c'est dans un coma profond que le groupe se trouve. Et c'est alors que ce A-Lex sort sans aucun membre fondateur et dans un climat de suspicion justifié à son égard.
Alors la sépulture s'est-elle clouée au fond du caveau avec A-Lex, ou s'est-elle offert une résurrection inattendue ? Et bien après quelques écoutes, le constat se fait sans appel, Sepultura n'est pas tout à fait mort mais semble en phase terminale du cancer qui déjà le gangrenait depuis longtemps.
A-Lex est un concept album basé sur le héros du chef-d'œuvre (fallait bien placer chef-d'œuvre quelque part...) de Stanley Kubrick Orange Mécanique. Mais malheureusement pour nos oreilles, l'album est tout simplement indigne du légendaire personnage dont il s'inspire. Pour moi, tout album qui parle du diabolique Alex Delarge se devait d'être au moins aussi fou que le serial killer au chapeau melon. Et bien que nenni, Sepultura s'est totalement perdu dans une mélasse d'Indus insipide vaguement inspiré par le Thrash et aux relents tribaux juste là pour dire "si si on t'assure, on est Sepultura". La seule chose de folle dans cet album étant la migraine qu'il a réussi à me coller.
Donc musicalement nous avons des morceaux souvent courts, jamais à même de nous faire headbanguer comme il se doit et qui vont en faire marrer/pleurer (rayer mention inutile) plus d'un. Commençons par les riffs de guitare qui se résument le plus clair de leur temps à un vrombissement que ne renierait pas notre Airbus A-380 (et comme l'avion, ça a du mal à décoller). Répétitifs à souhait, ils nous lassent au bout de deux chansons (et on eu un effet radical sur mes pauvres de neurones). Suit une basse sur laquelle je ne m'étendrait pas puisque arriver à l'entendre est une prouesse tant elle est noyée dans un mixage étrange. La batterie n'est ni transcendante ni excellente mais ne tient pas la comparaison avec ce que nous proposait Igor. Quand au chant c'est peu être le seul point à peu près réussi de l'album car ce dernier colle parfaitement au style de la musique.
Bref, au final nous avons ici un album bien moyen indigne de Sepultura et qui va définitivement faire lâcher l'affaire à pas mal de monde. Bref, à écouter pour se faire son idée mais pour ma part j'ai déjà préparé le costard pour assister aux funérailles du groupe. A-Lex sera-t'il son ultime cri d'agonie ? Seul l'avenir nous le dira.
32 commentaires |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Ce n'est pas sans une certaine inquiétude que je me procure l'album. En effet voici le premier opus du Groupe sans un Cavalera a l'affiche : divergence musicale, hummm ! Certes cela ne rassure pas, où veut donc nous emmener le couple Green/Kisser, désormais maîtres du groupe? A-Lex : Absence de règles?
Trois pochettes sobres pour cet album dont une juste avec le titre, pour ma part j'opte pour le cartonné avec une composition qui rappelle Arise.
Les titres sont séparés en quatre parties par des « A-Lex » numérotés de 1 à 4, faisant office d'entractes instrumentaux mystiques (un brin Soulflyien), on appréciera ces bouffées d'atmosphères salvatrices car les titres consistants sont lourds, très lourds! Le ton est donné dès le premier vrai titre "Moloko Mesto" et les chansons très (trop) courtes s'enchainent rapidement : C'est du très puissant Sépultura .
Le son, la voix, les rythmes, c'est du "Dante XXI", cet album est un digne successeur au précédent, en enfonçant profondément le clou toutefois. Ici, et en écoutant Cavalera Conspiracy (album que j'adore au demeurant) on comprend bien pourquoi Igor s'en va et, n'en déplaise a certains, il faut reconnaître que Jean Dolabella le remplace merveilleusement, car Cavalera Conspiracy est très brut, très pur, A-Lex lui est en revanche très raffiné, et nettement plus riche.
Sépultura ose tout des ambiances tantôt mystique « We've lost you! » « Metamorphosis » , tantôt tribale « Filthy Rot », un florilège du meilleur de sépultura, on retrouve du Roots, du "Arise", du "Chaos AD", du Dante bien sûr, avec des expérimentations sonores nouvelles comme la voix guturale « Conform » , les choeurs «Filthy Rot » ou la ligne de guitare dans « Strike ».
Lorsque je dis qu'ils osent tout, « Ludwig Van »..., d'ordinaire j'adore Beethoven mais là, j'en reste sidéré: la 9ème symphonie par Sépultura et pendant 5:30! c'est Hallucinant et je ne sais que penser de cette incursion dans l'univers d'orange mécanique ; je vous laisse juge... Passons, on enchaîne sur le plus soft des A-Lex (en plus) le IV...on s'en remet mal.. Passons, l'album se termine sur « Paradox »; ouf, tout s'explique: ils jouent avec nos nerfs.
Sépultura en 18 titres nous en met plein la tronche et explore des univers de plus en plus bizarres mais reste plus que jamais dans une identité Thrash basique et à la fois enrichie à son extrême limite.
Un album qui s'inscrit dans une ligne digne de Sépultura, qui ravie les fans de la première heure et surtout ceux de « Dante » et qui déroute complètement à la fois. Sépultura ce libère avec brio et puissance de la tutelle Cavalera et aborde son nouveau quart de siècle avec l'album le plus incroyable et le plus surprenant qu'ils aient faits. Absence de règles! A-Lex : Muss es sein? es muss sein!
4 commentaires |
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