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Death Gothique Septicflesh Temple of the Lost Race
EP, date de parution : Septembre 1991 - Black Power Records
Style: Death Gothique

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Erebus 05:26
2. Another Reality 04:41
3. Temple of the Lost Race 07:24
4. Setting of the Two Suns 04:07
Total playing time 21:38

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3 avis 1 16/20
Chronique
    Emptyrior, Jeudi 22 Août 2013 parlez-en à vos amis  
Coup d'essai approximatif qui marque l'entrée de l'onirisme dans la musique extrême.

Avant d'être la grosse production symphonique que beaucoup connaissent aujourd'hui, Septicflesh a longtemps été un groupe à forte inspiration lyrique et onirique. Cette facette c'est développé sur plusieurs démos et albums, dont Esoptron et Ophidian Wheels sont surement les plus représentatifs. Leur évolution stylistique dans un genre plus orchestral leur a maintenant permis de toucher un public plus large et "mainstream", au point qu'ils sont souvent surnommés les Dimmu Borgir du Death Métal. Au delà du fait que c'est effectivement le cas dans l'approche actuelle de la musique, c'est aussi plutôt vrai dans l'évolution discographique des deux formations. En effet, elles ont en commun un début de carrière emprunt d'authenticité et de fougue; partagé entre la fidélité pour un genre qui a déjà ses lettres de noblesse, et des influences atmosphériques et classiques qui leur donne une véritable originalité.

Rien n'est plus vrai sur ce premier EP, daté de 1991, grande époque d'effervescence pour le death metal, floridien et suédois en tête.
Ici Septicflesh y lance ses désirs et ses influences sur quatre morceaux annonciateurs d'une carrière particulièrement exceptionnelle. On y voit que le groupe est en pleine recherche d'originalité et trouve déjà une place atypique dans une scène Death metal très prolifique. Les influences sont nombreuses et la force du combo est de pouvoir instiguer au death metal des parties symphoniques et ambiancées qui n'étaient pour l'instant presque pas utilisées en musique extrême. Septicflesh est d'ailleurs proche de ça: il porte le son et l'héritage du death metal tout en se rapprochant d'atmosphères et d'ambiances qui seront plus tard surtout populaires dans les groupes de la seconde vague de black metal, avec Emperor et Dissection en tête.

Mais la richesse des influences du groupe sur cet EP est aussi la faiblesse de leur son, qui a clairement le cul entre deux chaises. Ici les éléments apportés à la musique ne sont pas encore tout à fait digérés, juste ajoutés, comme collés au morceau. On assiste donc a une alternance entre passages atmosphériques lents au clavier, envolées lyriques à la guitare et passages death metal que n'aurait pas reniés un Unleashed, et tout cela dans un seul morceau: "Erebus" est un exemple flagrant de l'utilisation d'une telle structure.

Les deux morceaux suivants sont en revanche plus fluides dans la composition. Ici, Septicflesh assume sa brutalité et arrive alors à y intégrer les parties aux claviers et à la guitare qui font sa spécialité. Mention spéciale au morceau titre, le plus brutal et le plus onirique, très proche de la qualité de composition qu'atteindra le groupe plus tard. Ce morceau a d'ailleurs une ambiance plus assumée qui lui permet d'être en cohérence avec la jaquette, une sorte de château sombre et mystérieux. Un solo magnifique et un passage d'orgue ponctue cette atmosphère presque transylvanienne qu'un Tartaros, dans un registre bien différent, aurait pu retrouver, en tout cas dans les suggestions imaginaires proposées à l'auditeur. Cela reste cependant plus subjectif.
Un mot sur la production, déjà très bonne pour un premier jet avant un album. L'aspect étouffé et dense ne nuit pas à l'écoute et soutient les ambiances. Les instruments sont tous audibles, la basse d'ailleurs est même bien en avant dans le mix et porte la plupart du temps un jeu lent et mélancolique, surtout lorsqu'elle ce désolidarise des autres instruments.

Ce premier EP est donc un coup d'essai réussi pour le groupe. Il présente déjà le talent et l'originalité d'une jeune formation tournée vers une belle carrière. Il peut cependant souffrir de la comparaison avec la suite discographique du groupe, "Temple of the Lost Race" étant une œuvre sur laquelle les musiciens cherchent chacun leur style. Mais la naïveté et l'approximation dont la formation fait preuve sur cette galette lui donne un charme et une beauté qui ne font que renforcer le professionnalisme et le talent dont le combo fera preuve sur ses œuvres prochaines.




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