Codex Omega

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Nom du groupe Septicflesh
Nom de l'album Codex Omega
Type Album
Date de parution 01 Septembre 2017
Produit par Bogren Jens
Style MusicalDeath Gothique
Membres possèdant cet album72

Tracklist

DISC 1
1.
 Dante’s Inferno
 05:34
2.
 3rd Testament (Codex Omega)
 04:08
3.
 Portrait of a Headless Man
 05:00
4.
 Martyr
 05:07
5.
 Enemy of Truth
 04:55
6.
 Dark Art
 05:24
7.
 Our Church, Below the Sea
 03:59
8.
 Faceless Queen
 05:20
9.
 The Gospels of Fear
 03:41
10.
 Trinity
 04:07

Durée totale : 47:15



DISC 2
1.
 Martyr of Truth
 11:36
2.
 Dark Testament
 07:51
3.
 Portrait of a Headless Man (Orchestral Version)
 05:01

Durée totale : 24:28

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Septicflesh


Chronique @ Icare

09 Septembre 2017

Codex Omega semble s’imposer comme l’album le plus équilibré de la nouvelle période des Athéniens.

Il serait presque insultant de présenter Septicflesh dans ces quelques lignes, maître incontestable du death symphonique et orchestral. Non, en fait, la question, avec les Grecs, serait de savoir comment faire mieux ? Oui, comment toujours parvenir à surpasser - ou du moins à égaler ? – le chef d’oeuvre précédent ? Car cela fait maintenant depuis son grand retour en 2008, avec le terrible Communion, que le combo athénien repousse les limites musicales de son propre art, sortant pépite sur pépite, acclamées tant par la critique que par le public.

Eh bien, cassons tout de suite le suspense : ce dixième album des Grecs est encore une impériale réussite et s’inscrit dans la continuité des albums précédents : moins violent et rapide que The Great Mass, plus direct et moins complexe dans les orchestrations que Titan, et avec un son bien plus dense et organique (merci Jens Borgen !), Codex Omega propose dix titres relativement faciles d’accès, recèlant comme toujours une richesse et une profondeur qui se dégustent au fur et à mesure des écoutes, semblant s’imposer comme l’album le plus équilibré de la nouvelle période des Athéniens.


En effet, le groupe grec parvient à conserver la puissance phénoménale développée sur les derniers albums tout en renouant en partie avec le côté plus atmosphérique et mystique qui faisait l’identité de ses premières réalisations.
On retrouve donc un peu de l’ancien Septic Flesh dilué le long de ces 47 minutes, avec une aura gothique qui ne s’était pas faite aussi présente depuis l’intemporel Summerian Demons. Citons entre autres les excellents Portait of a Headless Man, Dark Art, Faceless Queen ou le dernier titre, Trinity, titre majoritairement mid tempo et mélodique, qui clot l’album avec cet arpège lancinant, ces riffs de début au grain de guitare si typique de l’école grecque, à la fois chaud et mélancolique, et la superbe prestation des choristes qui enveloppe ces 4,04 minutes d’un halo onirique. Martyr démarre en douceur sur un jeu de cordes pincées dans lequel on reconnaît le chant lointain de l’oud, instaurant une aura mystérieuse et orientale, avant que la puissance pachydermique de la guitare et de la batterie conjuguées ne vienne nous souffler sur un riff tellurique et imposant. L’équilibre est subtil entre les passages de l’orchestre symphonique de Prague sur lesquels les guitares murmurent en sourdine, et les parties metal lourdes et oppressantes à souhait où un épais mur de son nous emporte, imposant un souffle majestueux et impérieux. D’une manière générale, la basse claque admirablement, renforçant la profondeur de la musique, et dessinant avec ces cuivres autoritaires des nuages noirs qui grondent au dessus de nos têtes, suspendus comme une sombre menace qui ne demande qu’à éclater à chaque instant. Les passages orchestraux sont admirablement travaillés, alternant pics de tension dans ces sonorités stridentes angoissantes (les excellents Enemy of Truth et Faceless Queen) et passages oniriques sur lesquels la douceur des cordes frottées nous emporte. L’ajout de cuivres souvent inquiétants et de choeurs superbes achève de dessiner une fresque monumentale à l’intensité épique et dramatique palpable.

Dark Art s’ouvre sur ces notes mélancoliques de piano bientôt emportées par un rythme lent et extrêmement pesant aux cuivres menaçants, qui se mue bientôt en un mid tempo brise-nuque ponctué de ces envolées symphoniques subtiles qui nous rappellent les lointains albums des Grecs, ainsi que ce refrain évanescent porté par la voix si caractéristique de Spiros et la double pédale. Les choeurs et les orchestrations ajoutent une tension extraordinaire à l’ensemble, dimension tragique palpable et angoissante quasiment cinématographique.


Evidemment, lorsqu’il faut tout dévaster sur son passage, Septicflesh n’a rien perdu de son efficacité, même si les morceaux directs se font moins nombreux ici que sur The Great Mass, et des titres comme Enemy of the Truth ou The Gospels of Fear mettent tout le monde d’accord. Faceless Queen est quant à lui peut-être l’un des morceaux les plus complets et versatiles de l’album, qui synthétise le mieux l’art génial du quatuor, alternant parties orchestrales exaltées dévastatrices, lourdeur incroyable qui nous cloue au sol et ces passages plus mélodiques et atmosphériques que les Grecs avaient un peu mis de côté sur les opus précédents, portés par des guitares aériennes, un entremêlement de cordes, et les quelques interventions en chant clair de Spiros.


Une fois de plus, Septicflesh signe une galette quasiment irréprochable à la densité et à la cohérence musicales impressionnantes. Il semblerait que le combo ait atteint une sorte de perfection dans son art, mêlant idéalement la richesse symphonique et orchestrale de la musique neo classique à son metal, toujours aussi puissant et envoûtant, et parvenant à atteindre une intensité dramatique et épique incroyables. La question qui se pose désormais, c’est de savoir quelle sera la prochaine étape pour Septicflesh, groupe qui a toujours su évoluer et se renouveler avec talent, car force est de constater que depuis maintenant quatre albums, par ailleurs tous très bons, le Titan grec décline le même thème symphonique grandiloquent avec plus ou moins de nuances. On attend donc de pied ferme la prochaine mutation de la Bête, car dans un monde de matérialisme et d’ennui ou le consommateur roi croule sous le choix, même l’excellence, quand elle garde indéfiniment le même visage, finit par lasser...

“We, the gods - we, the gods - live high - to the heavens - right above your heads
We, the gods - we, the gods - hide well - it's so difficult to find us
Don't ever claim we are dead - we rest here and we guide you
You need to be controlled - so yes, we will direct you”


23 Commentaires

20 J'aime

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boule - 05 Novembre 2017:

Après plusieurs écoutes , je suis vraiment de l'avis de HELLISHADE.

fishbelly - 15 Novembre 2017:

C'est clair qu'il passe rarement sur ma platine...De "Esoptron" à "The great mass" SF à toujours su evoluer et proposer quelque chose de neuf et d'intéressant sans faire du bis repetita...la nous sommes en roue libre malgré 3/4 titres intéressants...

 
David_Bordg - 17 Novembre 2017:

pas vraiment d'accord avec toi, je trouve l'album terrible du début à la fin, grandiose, violent, beau peu de superlatifs échappent à ce CODEX OMEGA.

fishbelly - 20 Novembre 2017:

DB, je pense que tu réagis à mon commentaire (le second au demeurant).Je respecte ton point vue , l'album est loin d'etre mauvais (SF fait partie du haut du panier dans ce style de musique)...mais pour ma part je le trouve moins aventureux que les précédents..c'est un ressenti sur le moment...mon avis pourrais changer avec plus d'ecoutes...c'est comme le pinard ...faut laissez viellir

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