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| CD paru le 20 Juin 2008 - Nuclear Blast / Scarecrow Records |

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1. Morphogenesis (3:54)
2. Timewave Zero (5:13)
3. Quantumleaper (4:09)
4. Artificial Sun Projection (4:00)
5. The Missing Coordinates (4:37)
6. Ghost Prototype I (Measurement of Thought) (4:35)
7. Fear Catalyst (5:03)
8. Trapezoid (4:17)
9. Prism and Gate (3:46)
10. Holographic Universe (9:05)
11. The Three-Dimensional Shadow (3:57)
12. Ghost Prototype II (Deus Ex Machina) (6:03)
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Scar Symmetry est dans le genre le renouveau du death à la suédoise. Mais qui dit renouveau dit chemin mainte et mainte fois emprunté et surtout un manque de nouveauté flagrant. Reste qu’avec une intro aussi dure on pourrait s’attendre a une descente en flamme de ce nouvel opus des suédois et bien pas du tout. Je le conçois il faut faire abstraction des comparaisons faciles que je ne manquerais pas de faire pour se concentrer sur la qualité intrinsèque de ce Holographic Universe.
Si vous êtes client de Soilwork et autres In Flames période passée, ce disque est pour vous. Et si vous n’aviez pas déjà découvert ce groupe c’est le moment ou jamais. Le gros riff death mélodique a guitares harmonisées vous branche. Le gros refrain en chant clair popisant vous branche. Le clavier omniprésent vous branche, Holographic Universe est clairement fait pour ramoner les oreilles.
Le pire c’est que les groupes dont je viens de vous citer les noms sont vraiment présent sur certains titres comme « Fear Catalyst ». Mais fort heureusement le groupe a sur faire face ca ses propres démons pour nous offrir des titres plus « personnel ». Je mets des guillemets car l’on y retrouvera quand même le duel chant death / chant clair et du clavier mais les riffs n’y paraissent pas éclusés. Résultat du neuf qui fait du old scool avec une bonne dose d’audace. « The Missing Coordinates » par exemple, n’a rien d’un titre faire valoir et aurait en son temps déchaîné des passions. Le problème c’est que ça arrive 10 ans trop tard. Enfin trop tard pour certain car je trouve ça toujours agréable de retrouvé ce genre de titre en dehors d’un vieux disque de Soilwork. Car lorsque le groupe se met a tabasser, ça tabasse sévère. Un titre comme « Prism and Gate » ne fait pale figure bien au contraire, il enfonce des portes pas si ouvertes que ça.
Forcement j’aurais préféré avoir un chant clair plus couillu mais bon le choix est très popisant donc laissons faire car au final l’alchimie marche toujours aussi bien. La production est bien grasse a souhait avec un son qui ne trompe pas sur l’origine. Made In Sweden my friend.
Au final un disque pas forcement en phase avec son temps mais qui n’en est pas pour autant mauvais. A conseiller a toutes personnes en manque de nouveauté dans un style éclusé et surexploité dans la fin des années 90. Au final c’est quand même que du bon ce petit Holographic Universe
9 commentaires |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Bien souvent plongé dans les méandres d’une banalité devenue affligeante avec le temps, le death métal mélodique est, s’il reste un genre majeur actuel, malgré tout le lieu où un nombre assez grand de clichés inhérents se rencontrent depuis les avènements d’In Flames, Soilwork, At the Gates et autres Dark Tranquility des grands jours.
Les groupes se sont multipliés avec le temps, de Norther à Detonation en passant par Blood Stain Child, Kalmah ou Sonic Syndicate, dans des formes différentes, ont exploités un fond relativement commun. Les albums asphyxiant une scène au bord de la rupture, provoquant toujours du plaisir chez l’auditeur mais une certaine lassitude chez les autres, avides d’un sentiment de nouveauté absent.
Dans ce contexte de surenchère musicale, Scar Symmetry est parfaitement rentré dans le moule avec un "Pitch Black Progress" intéressant, mais encore impersonnel. Le chant death de Christian Älvestam, au growl abyssal, se mariant de manière imparfaite à des vocaux clairs parfois faux, jouant sur la variété avec son homologue extrême (on se souvient de l’énorme "Slaves to the Subliminal").
Un groupe comme tant d’autres finalement, sans autre prétention que de faire plaisir à un public fermant facilement les yeux sur les écarts stylistiques. Dans ce cadre très conventionnel, qui pouvait donc s’attendre à ce qui allait débouler deux ans plus tard avec "Holographic Universe", réinventant presque à lui seul la charnière d’un genre, apportant une fraicheur, une puissance et une inventivité de tous les instants à un death mélodique prenant des couleurs progressives absolument jouissives.
Que ce soit sur des rythmes rapides ou plus moyen, la qualité de composition des suédois parvient toujours à toucher l’auditeur, à sortir le riff qui tue, l’accélération de double pédale au bon moment, le grunt qui glacera le dos où le passage de lead guitare magnifique pour nous envoyer en orbite.
Inspirés par les astres, les textes évoquent des horizons lointains, d’où émanent parfois une mélancolie se retrouvant dans le chant clair de Christian, responsable en partie de la magnificence de ce troisième opus. "Timewave Zero", aux claviers presque indus, dévoilent un univers à fleur de peau, ponctué par des chœurs splendides et une mélodie vocale splendide de sensibilité, au trois quart clair. Suite à un refrain planant, s’échappe un break monstrueux de puissance, écrasant et musical, sur le chant bestial du suédois.
Mais loin de proposer des auto-copies de ses propres morceaux, Scar Symmetry impressionne au fur et à mesure de l’album par sa variété et son audace musicale, même si elle reste profondément ancrée dans le genre. C’est d’ailleurs la grande force de l’album, savoir innover sans être foncièrement expérimental. "Quantumleaper" (jouissif) ou le très technique "The Missing Coordinates" (comparable à un Scarve sur l’introduction) par exemple, en entremêlant des chœurs extravagants, voir excentriques, au growl ultra puissant, apporte une fraicheur vraiment nouvelle, tout en étant propulsée par une touche progressive se retrouvant dans les claviers très présents (sans jamais être envahissants) et les soli des fines gâchettes que sont Jonas Kjellgren et Per Nilsson.
Une puissance impressionnante se dégage de chaque titre, apportant tous leur pierre à l’édifice. Du très progressif "Artificial Sun Projection" au riff simple mais au solo magnifique de beauté, au très « Soilworkien » "Ghost Prototype I - Measurement Of Thought" (le feeling en plus) en passant par les plus brutaux et lourd "Fear Catalyst" (au double chant extrême, profond et criard) et "Prism and Gate", plus moribond mais aux parties claires les plus aigues de l’album, "Holographic Universe" éberlue pendant presque une heure.
Puis il y aura l’extase, sur deux morceaux. Tout d’abord le titre éponyme, monumentale pièce de neuf minutes, s’ouvrant sur une ligne spatiale de claviers (à la Jean Michel Jarre et sa harpe laser), pour rapidement être aplati par un riff colossal, lourd au possible, et une double pédale chirurgicale. La trame mélodique se met en place, doucement, puis Christian entre en scène, et la magie opère. Les lignes de claviers, planantes, se posent sur des coulis de soli progressifs, tandis que les hurlements death traduisent un rythme de montée en puissance, presque d’absolu, notamment sur le pré-refrain, où l’arrivée du chant clair tient de l’aboutissement, tel un messie. Ponctué par de multiples breaks et riff tous plus puissants les uns que les autres, la partie solo se veut hallucinante de précision, bonheur sans nom d’un groupe touchant de très près la perfection de son style pratiqué.
Et le final ""Ghost Prototype II - Deus Ex Machina, à l’ouverture digne d’un guitar hero en lead mélodique, puis le chant angélique de Christian, avant une nouvelle partie de double pédale qui, si elle reste caractéristique, ne vient en aucun cas gacher un plaisir déjà immense. Car là, il y a ce chant death plaqué sur une mélodie limpide, presque trop diront certains, mais que le chant vraiment animal parvient à contrebalancer.
Doté d’un chanteur proprement exceptionnel, de guitaristes inspirés et d’une production en béton armé, Scar Symmetry livre un album moins linéaire que les derniers In Flames, plus technique que Soilwork, plus varié que Dark Tranquility, moins cliché que Norther ou plus inspiré que Detonation ou le Children of Bodom actuel. Beaucoup plus progressif que les autres groupes du genre, "Holographic Universe" agit comme un électron libre, ouvrant une porte vers les cieux à un groupe qui se séparera malheureusement dans l’année suivante de son formidable vocaliste. Il restera en tout cas, comme consolation, ce chef d’œuvre de death prog mélodique, qui probablement, marquera l’histoire et les esprits.
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