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Chronique
 | note : 18/20 | Satyricon…voilà un groupe en tête de peloton des groupes de Black Metal norvégien en compagnie de Darkthrone, Emperor et autres Mayhem…C’est justement ce « Nemesis Divina » qui m’a fait découvrir le combo du grand Nord, alors voyons ce qu’il nous propose…
Avant d’avoir pu entendre l’intégralité de l’album, j’avais déjà écouté une chanson qui figure sur ce « Nemesis Divina » : « Mother North », et je dois bien avouer qu’elle m’avait séduit dés la première écoute : un son crade, des blast beats etouffés relayés par des mid-tempos malsains et froids, des nappes de clavier fantomatique et la voix torturée de Satyr pour dominer le tout…bref du grand black metal…
Je ne fus pas mécontent de voir que la totalité de l’album était dans la même veine…Ce « Nemesis Divina » mérite qu’on le qualifie de joyaux du Black Metal. Car même si cet opus ne contient que 7 morceaux, ils sont néanmoins tous splendides. Il apparaît clairement que le groupe a du passer du temps à composer cet album tant certaines chansons sont recherchées et leurs structures sont alambiquées…Les 3 meilleurs morceaux sont certainement « The Dark New Age » et son final glacial qui vous fera frissonner plus d’une fois, « Immortality passion » et bien sur « Mother North » qui est à mon sens LA chanson qui est la plus à même d’incarner l’hymne du Black Metal de nos jours…
Contrairement à bien des groupes de Black Metal de ce style, la qualité des musiciens est au rendez-vous : Kveldulu assure au poste de guitaristes rythmiques et la prestation de Frost à la batterie est excellente et pleine de dextérité. Mais c’est surtout Satyr qui attire l’attention puisqu’il s’occupe à la fois de la basse, du chant, et des parties principales de guitares (on l’entend même jouer une partie à la sonorité folklorique dans « Forhekset »)…Sûr de son bagage technique, Satyricon s’appuie en plus sur un son qui ne fait que renforcer les cotés malsains, sombres et torturés de la musique qu’il nous livre (le son est crade mais d’une assez bonne qualité…).
Finalement après plusieurs écoutes, on en vient même à se demander si c’est un album de Black Metal que l’on vient d’écouter. Car si pour la plupart des metalleux (et notamment en Norvège), le Black Metal se doit d’incarnée la laideur, la haine ou encore la souffrance ; il n’en est rien de ce « Nemesis Divina ». En effet on ne peut s’empêcher de penser que cette œuvre est belle : il suffit de fermer les yeux pendant « Mother North » pour voir devant nos yeux s’étendre les vastes plaines glacées et désertes du grand Nord, érodées par le vent et battues par de violentes tempêtes de neiges…Cet album nous fait passer par tous les sentiments : la haine et la souffrance certes, mais pas seulement, on peut y retrouver d’autres types d’impressions telles que la nostalgie ou la désolation…
Qu’on se le dise ce, « Nemesis Divina » est un indispensable du Black Metal qui ravira les fans de True Black comme ceux de Black plus traditionel…Résolument magnifique…
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Mercredi 23 Mars 2005 |
Chronique
 | note : 18/20 | Revenons en arrière dans l'histoire de Satyricon, avant l'étrange Now, Diabolical ou Volcano et arrivons à l'album Nemesis Divina. Déjà l'évolution vers un style un peu moins payen/médiéval s'était fait sentir en passant de Dark Medieval Times à The Shadow Throne et cette fois l'évolution semble terminée et réussie. Contrairement aux deux albums précédents donc, beaucoup plus de parties chantées que Dark Medieval Times où les parties instrumentales étaient très majoritaires et plus de voix claires comme sur The Shadow Throne.
Au niveau sonor c'est toujours un son de guitare true avec quelques influences épiques, vikings, accentués parfois d'une basse bien démarquée et de claviers dosés comme il le faut, sur la batterie au blast beat frénétique de Frost. Ambiance froide et guerrière dès Down Of A New Age suivi de Forhekset (paroles en Norvégien, Satyricon ayant pris tant bien l'anglais que le Norrois pour les paroles de cet album) bien plus malsain et entrainant. Et ensuite c'est sans doute un des morceaux les plus mythiques du Black Metal, aussi connue et reconnue que Transylvanian Hunger de Darkthrone (à noter la participation de Nokturno Culto sur cet album), c'est Mother North, l'hymne du Black Metal scandinave, terrifiante, glaciale et mémorable, elle pourrait à elle seule résumer tout l'album ! Après le frénétique Du Som Ater Gut et le médiéval Immortality Passion c'est Nemesis Divina tout aussi malsain que Forhekset et glacial que Mother North. L'album se clos sur le dépressif Transcendental Requiem Of Slaves rappelant étrangement la période Dark Medieval Times...
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Dimanche 18 Juin 2006 |
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Chronique
 | note : 19/20 | Voici donc le troisième album de Satyricon. Le style a bien changé. Pas déçu pour autant, car pour moi c'est jusque là une évolution positive. Tout est parfait. Les changements se font surtout au niveau du rythme, beaucoup plus rapide. Le clavier est moins présent, plus occasionnel. Les riffs de guitare sont époustouflants, grandioses. Pour ma part c'est tellement grandiose que je me pose toujours la question : "comment ont-ils fait pour changer leur style dans les albums suivants ?".
Le groupe est toujours composé de, bien sûr, Satyr et Frost, mais cette fois-ci, ce n'est plus Samoth l'invité de marque, mais Kvedulv, plus connu sous le nom de Nocturno Culto. Tout le monde connaît, évidemment.
L'album est varié, plus que les précédents je trouve, surtout au niveau des riffs. Lors des deux premiers opus, les guitares étaient là pour l'ambiance froide ; là, par contre, ce sont les guitares qui font la musique. Mais avec Nocturno Culto à la tâche, c'est plutôt logique, non ?
Un morceau à retenir absolument, c'est "Mother North". Fantastique, on accroche direct, d'une rare beauté, à la fois brutal et mélancolique (le clip est également superbe). Les autres morceaux, bien que je ne les cite pas, ont tous leurs richesses propres et sont tous magnifiques.
Voilà un album qu'il ne faut pas omettre de posséder.
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Vendredi 10 Aout 2007 |
Commentaire
| note : 20/20 | | Frères de black,
En vérité, je vous le dis, s'il n'en faut en retenir qu'un seul, ce sera celui-là.
SATYR a commis là son meilleur méfait.
Il reste le meilleur album de toute la discographie.
Les mélodies vous bercent d'emblée et la "divina" transcendance est atteinte rapidement.
Rien n'est à jeter ici et on est loin du son approximatif du médiéval premier opus. | Samedi 24 Juin 2006 |

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