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| CD, date de parution : 2003 - Moribund Records |

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Re-issue on LP in 2004 by World Terror Committee Production (W.T.C. Production) with 1 bonustrack.
1. Preludium
2. Satanic Black Devotion
3. Obire Pestis
4. Frowning, Existing
5. Glorification
6. Panzergod
7. Black Fucking Murder
8. Sargeist
9. Returning to Misery & Comfort
Bonustrack (LP release)
10. Cursed Be The Flesh I Have Spared |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Ces premières années du 21ème siècle, la scène finlandaise a connu une période très fertile grâce à la naissance de disques qui ont suscité l'admiration et le respect d'un grand nombre d'adeptes intègres au Black Metal. Résonnèrent alors des noms qui, acclamés par leurs premiers méfaits autrefois, réitérèrent leur salut en prouvant leur passion et leur volonté de conservation du genre. Le cas de Shatraug en est des plus illustres, guitariste du groupe faramineux du nom de Horna, il ne s'en contenta pas et donna participation à de nombreux projets vers la fin des années 90 : Guitariste de session sur Behexen, membre actif sur le groupe de grind Morbid Savouring et également guitariste sur Sargeist. Ce dernier, rejeton de notre homme ainsi que Torog et Horns de Behexen, sortit ses premières fresques en 2001 par un LP : Tyranny Returns et un Split EP en compagnie des français de Merrimack en 2002. C'est en 2003 que Satanic Black Devotion vit le jour. Il y a peu, intéressé par les éloges concernant le groupe et en particulier le disque cité, je me le procurais sans en nourrir un enthousiasme marquant, ce jusqu'à la première écoute. Après un coup d'œil sur la tracklist et une cover classique du chevelu aux poses machiavéliques, débute la funeste introduction aux samples tirés d'un gouffre, des hurlements déchirés répercutés sur les parois. Le vortex produit forme une transition parfaite avec le morceau titre, la détonation plus qu'efficace déboulant sur le black metal apocalyptique de Sargeist. Un rapprochement avec Darkthrone est évident, toutefois plus comparable à un Transilvanian Hunger qu'à un Under a Funeral Moon. Construit notamment sur une mélodie écrasante, charpente hypnotique du disque, celle-ci confère à l'œuvre une silhouette à la fois plus noble et charismatique, l'accouplement avec sa bestialité sans concession, primitive et crue en est vraiment magique, embué par la production old school aux hautes fréquences quelque peu étouffées. Du côté du line-up, on s'offre le strict nécessaire à l'expression : batterie sèche, martèlements de blasts et rythmiques nerveuses épaulent parfaitement les riffs rageurs tout comme ces mélodies entêtantes qu'ils reproduisent. Le chant très criard peu faire grincer des dents, mais sa plongée au milieu du chaos musical en fait un élément indispensable. Satanic Black Devotion ne cherche ni à innover, ni l'originalité. Ce ne sont pas les préoccupations d'un tel groupe, ses bases reposant avec orgueil sur un art noir de tradition. Mais ce folklore de plus en plus épandu et, par lien de cause à effet, souvent bâclé, voire laminé par la médiocrité laisse une fameuse part du gâteau à cet opus réellement grandiose. En définitive, il parvient à harmoniser ces éléments cruciaux précités, trouve son terrain ente mélodie et violence et se conclu comme une œuvre authentiquement sinistre dont l'élitisme opaque et profond pourrait autant fasciner que déranger.
Cette galette sulfureuse diffuse un brouillard étrange, une bénédiction de la tyrannie, une cérémonie au nom du mal. Tout ce qu'il laisse entendre semble avoir été créé pour détruire. Imparable musicalement, il n'hésite pas toutefois à varier les rapports de vitesse. Après le superbe morceau titre, un hymne au Black Metal lancé à pleins tubes, on tombe sur une série de titres jubilatoires : les trois petites minutes de "Obire Pestis" et leur riff caverneux et cruel s'exécutent comme un final du précédent avant d'enchaîner sur le criard et possédé "Frowning, Existing", nous enfonçant davantage en sa teneur démoniaque. Puant la perversion à plein nez, aucun répit n'embarrasse le groupe, "Glorification", au riff principal repris de Aigle Conquérant du groupe français Seigneur Voland, débutant sur un mid tempo bien grinçant comme je les aime, continue à enfoncer le clou sur une suite tout simplement inhumaine, un long break au mid tempo pernicieux se glisse cyniquement au milieu de la piste. Les rythmiques carrées et bombardantes de "Panzergod" enclenchent un secouage de crâne martial, alors que "Black Fucking Murder" préfère utiliser la brutalité contemplative. Il porte d'ailleurs bien son nom, cet appel au massacre est sans équivoque et tellement suprême. "Sargeist" joue quant à lui la carte du désespoir, j'ignore en ce qui vous concerne, mais ces riffs sont sans exception totalement hypnotiques et hors du monde. L'âme du caveau ( sa traduction littéraire il me semble ) aime ses gammes, et devance le reste du disque par un côté mélodique incantatoire. Je me suis littéralement égaré sur le riff du deuxième couplet et ai jouis comme un animal sur le passage plus mélodique vers la 5ème minute. Il n'est pas étonnant que le groupe y aie choisi son nom respectif. Et le dernier titre, "Returning to Misery & Comfort" achève l'œuvre sur un autre riff magnifique, les déclamations annoncent la fin, alternant la tempête et les mid tempos désolés, l'œuvre s'achève ainsi, laissant son auditeur entièrement convaincu. Satanic Black Devotion n'est donc pas l'album révélateur sensé offrir une nouvelle approche du Black Metal. C'est au contraire un violent retour de flammes à la face du sceptique et de la petite nature. Ca fait très mal, ça ne nous change pas beaucoup, mais ca fait du bien ! La scène finlandaise génitrice de fameuses icônes telles Satanic Warmaster, Archgoat et bien sûr Horna, il s'y loge un siège bien douillet à l'abri de l'hypocrisie et de l'insuffisance. D'un tempérament profondément haineux et dépravé, les amateurs de musiques crues et malsaines pourront s'y intéresser sans crainte, si ce n'est déjà fait.
12 commentaires |
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| Commentaire |
 10 / 20 |
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Amateurs de Darkthrone, ce disque est pour vous !
Sargeist, groupe finlandais formé en 1999 ne cherche pas à surprendre. Le style, directement inspiré de Darkthrone époque « Under a Funeral Moon ». C’est aussi froid, aussi sombre et aussi simple que ça. Pas de compromis.
Nous avons donc droit à un black metal très élémentaire, cru et glacial, composé des instruments habituels au genre (guitare batterie et chant – pas de basse).
Les riffs sont simples, carrés, il est même parfois difficile de trouver un air aux morceaux. La batterie est basique comme leur mentor, donc black, mais sans technique ni folies. Les blasts sont aussi absents des morceaux.
Les paroles sont très satanistes et anti-humaines, comme il est de tradition dans ce genre de black metal. Il ne faut pas chercher d’originalité… Le chant est assez spécial, trop criard pour être vraiment bien. On dirait que le chanteur a du mal à s’habituer au chant black.
Bon, il est difficile d’en dire plus sur cet album, qui n’est pas mauvais, mais incomplet et surtout trop basique pour être réellement intéressant. C’est à écouter comme ça, entre potes en dégustant des bièèèères, mais seul ça n’a aucun intérêt particulier, sinon que de se dire "tiens ça fait longtemps que je n’ai pas remis « Under a Funeral Moon »".
Voilà. Un album décevant pour un groupe qui a déjà cinq ans d’existence, deux démos et un split EP à son actif.
1 commentaire |
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