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Liste des groupes Black Electro Samael Reign of Light
11 Octobre 2004 - Regain Records
Samael : Reign of Light, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Moongate
2. Inch Allah
3. High Above
4. Reign of Light
5. On Earth
6. Telepath
7. Oriental Dawn
8. As the Sun
9. Further
10. Heliopolis
11. Door of Celestial Peace

Bonustracks (American Release)
12. Telepathic
13. Telepath (Video)

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NEUF
Chronique
18 / 20
    Eternalis, le Mercredi 28 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Dans les ténèbres suisses et l’égérie du malin, Samael règne en monarque. Sous le couvert d’un art musical languissant, noir et malsain, leur intégrité musicale les a auréolés d’une aura culte par les groupes eux-mêmes, fiers de s’inspirer ouvertement de la musique si unique et spécifique de Vorph et Xy.
"Ceremony of Opposites" avait permis d’assoir définitivement une notoriété que les membres ne cherchaient probablement pas, simplement en quête d’une vérité et d’un occultisme différant radicalement de la masse satanique et démoniaque scandinave. Une recherche misanthropique et solitaire, qui leur aura permis de rester uniques pendant les vingt ans que représente leur carrière.

Cinq ans après un "Eternal" ayant défrayé la chronique, cet album, symbole du Passage vers la lumière et la connaissance par l’ajout de claviers, loin d’être intempestifs mais néanmoins déstabilisants pour les adorateurs de noirceur pure.
Cinq ans après cet "Eternal", Samael n’a pas terminé son évolution et ne semble pas prêt de manquer d’inspiration.
Résolument anticonformiste, voir même quelques peu provocateur envers des fans un peu trop conservateurs, Samael signe un opus d’une grande subtilité, d’une richesse sans pareille et probablement empreinte d’une plus grande ouverture d’esprit.

Guitares dissonantes, influences orientales, ligne vocale saccadée étrange, voici en quelques mots le menu de "Moongate", étonnant premier morceau de ce règne de la lumière.
Mais c’est "Inch Allah" qui va très loin dans l’expérimentation. Débutant par une ligne électronique qui ne quittera jamais le morceau, les guitares étouffantes et syncopées écrasent l’auditeur avec une netteté impressionnante, sans jamais laisser de côté les claviers, n’ayant jamais autant demandé d’espace. Le chant de Vorph se fera implacable, martial et abyssal, agissant comme un des uniques réels points de repères avec les débuts des suisses.

Le dérangeant et extrêmement sombre départ de "On Earth" ravive la flamme des sentiments black metal, malgré une expression opiniâtrement différente. Ce titre résonne autant comme l’utopie que le désespoir d’une communion humaine autour d’un seul et même point : notre propre vie. Une symbolique en proie à une incapacité de réalité que dénonce ouvertement Samael, cet entêtement à nous autodétruire plus qu’à vivre.
La sentence semble tomber sur "Telepath" composé autour de claviers solennels et imposants, rythmé par une boite à rythme aliénante et répétitive ainsi que ce chant profond, ample et retenue, comme étouffé par sa propre existence, victime d’un éloignement sonore nous aspirant dans sa dimension ténébreuse. Un des grands chapitres de cet album.

"As The Sun" également, presque entièrement vocal sur de nombreux Passages, à l’extrême limite du monde électronique conférant un aspect novateur, moderne mais toujours ancré dans le monde musical propre à Samael (c’est sans doute ce que l’on appelle un exploit ?). Les samples sont omniprésents, prennent le pas sur les guitares tandis que le chant d’une noirceur (comme d’habitude) sans pareille déploie une atmosphère de peur autour de lui. Quelques Passages fusions expérimentaux continueront de nous enfoncer dans la perversion de la diversité sonore.
"Reign of Light" est réellement une production labyrinthique pourtant frappé du sceau de la simplicité (d’écoute notamment !) et d’une plus grande accessibilité, sans jamais délaissé la musicalité et éclairant de son aura noir les recoins d’une scène dark ambient. Une symbiose subtile, varié et aéré ne tombant jamais dans une réelle violence mais dans une opacité de tous les instants, à l’instar d’"Heliopolis" redéfinissant les contours du groupe avec les influences du soleil levant plus en avant que jamais (la guitare introductrice).
Je n’émettrais de doutes que sur l’inutile épilogue "Door Of Celestial Peace", largement en dessous du reste.

Samael se renouvelle sans cesse, ne pouvant donc souffrir d’un quelconque essoufflement. Et dans des ténèbres qu’il côtoie depuis toujours, lui-seul aperçoit et comprend cette étincelle de lumière au loin, une lumière possédant autant sa dynastie que son règne, une lumière que l’on nomme communément l’humanité.


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Mini-Chronique
16 / 20
    Kivan, le Mercredi 11 Fevrier 2009 parlez-en à vos amis  
5 ans après EternalSamael nous revient enfin avec leur nouvel album tant attendu, et ce « Reign of Light » semble bien dans la continuité évolutive de Samael, qui ayant débuté dans le black, se rapproche désormais de plus en plus d’un metal électronique et atmosphérique.
En effet, jamais la musique de Samel n’aura été aussi électronique que sur ce Reign of Light, synthé omniprésent, utilisation de boite à rythme (certes pas nouveau) et nombreux samples éclectiques aux atmosphères diverses, la musique de Samael se décrit désormais par des ambiances très présentes, souvent un brin arabisantes, mais aussi, ou plutôt, mais surtout, par des refrains beaucoup plus travaillés, certes plus calmes que ce que nous avions pu avoir sur Passages, mais cette fois plus entraînants et mélodiques.
Il reste cependant pour les nostalgique comme moi de Passages des titres plus dans cette trempe, comme le morceau « Reign of Light » qui sonne l’apothéose de l’album…
Vorphalack au chant est toujours aussi excellent, et sa voix tant charismatique toujours aussi imprégnée de cette rage toute contenue, entre le black metal et le chant clair, il excelle tout particulièrement sur Telepath, également un des meilleurs titres de l’album.
Plus mélodique et entraînant, Samael est de ces groupes qui ne cessent d’évoluer et dont chaque album est riche en nouveautés et d’une musique belle, mélodieuse entraînante et violente à la fois.


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