Chargement ...
Vous allez être redirigé
|
| CD paru en Octobre 1990 - Roadrunner Records |

|
Vous devez être membre pour déposer une note
1. Black
2. Man Infestation
3. Last Abide
4. The Wake
5. In Your Face
6. Good Rid'nz
7. False Incarnation
8. Images
9. Powers of Hate
10. Arise
11. Oracle of Obmission
|
|
|
|
| Chronique |
 18 / 20 |
|
Formé en 1984 dans l'état de Californie, Sadus officie à ses début dans un registre thrash rapide et violent. Il enregistre en 1986 la démo Death to Posers, qui lui vaut une participation remarquée sue la compilation culte Raging Death de Borivoj Krgin, aux côtés de Ravage et Xecutionner (Atheist, Obituary). Mais, ce n'est qu'à partir d'Illusions, son album autoproduit en 1988 (réédité plus tard sous le nom Chemical Exposure), que le quatuor attire l’attention de Monte Conner, Boss de Roadrunner, qui décide alors de rajouter le groupe à son catalogue, débouchant sur les sessions de Swallowed In Black en mai 1990, sous la houlette de Michael Rosen, et par sa commercialisation en octobre de la même année.
A l’époque, Sadus se sent très proche de la scène death metal et sort ainsi un Swallowed In Black au style purement death thrash, représentant à ce jour son missile le plus rapide, agressif & terriblement malsain, à commencer par son illustration montrant la mort évoluant dans un marais gluant et goudronneux à souhait.
Dès le titre Black, tout commence très vite, sur une musique survoltée défilant à 240bpm, avec des guitares d’une violence incomparable, soutenant la voix écorchée de Darren Travis, qui se déchire littéralement les entrailles à chaque cri. Puis vient le redoutable Man Infestation avec son intro lente & morbide, sur les chuchotements inquiétants de Darren, se transformant très vite en un tonnerre de vitesse et d’agression. Le décor est ainsi planté pour le reste de l’album, dominé par cette déferlante de riffs monstrueux et ces petites intros utilisées avec parcimonie, insufflant à l’ensemble une atmosphère sale & mystérieuse, lui conférant un relief exemplaire.
Sadus n'est pas en reste côté technique, imposant les jeux de guitares de Darren Travis & Rob Moore d’une dextérité sans faille, sur le rythme pourtant effréné de Jon Allen. Les superlatifs manquent également pour exprimer la précision et la richesse des lignes de basse de Steve DiGiorgio, qui effectue un travail remarquable, dans un style extrême où les bassistes s’appuient malheureusement trop souvent sur les guitares.
Loin du death de l’époque, souvent middle tempo et massif, Sadus sort ainsi un album possédant une identité très forte, mixant à la perfection la violence et la rapidité du thrash, avec les aspects les plus malsains et sombres du death metal. Injustement estimé en regard des Left Hand Path et autres Slowly We Rot, Swallowed In Black reste pourtant une pièce à insérer dans toutes les discothèques, sa vitesse hallucinante et la richesse de ses atmosphères façonnant un joyau unique en tout point.
Fabien.
14 commentaires |
|
|