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| CD paru en 1987 - Noise International |

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1. Under Jolly Roger 4.42
2. Beggar's Night 5.05
3. Diamonds of the Black Chest 3.07
4. War in the Gutter 3.19
5. Raise Your Fist 5.30
6. Land of Ice 4.56
7. Raw Ride 4.39
8. Merciless Game 3.45
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Le groupe de Hambourg Running Wild a joué ses deux premiers albums avec un style plus thrash/speed, si caractéristique de la scène allemande à cette époque. Ils se plaçaient aux côtés de Destruction, Sodom, Kreator, pour ne citer qu’eux... En 1987, l’année où Sodom réalisa le grand "Persecution Mania" et Kreator le monstre "Terrible Certainty", Running Wild sortit "Under Jolly Roger".
La pochette et le nom de l’album amènent le thème : pirates, îles aux trésors, contestation... La chanson titre, éponyme, commence avec des coups de canons et un riff s’enchaînant parfaitement avec l’intro. Dès le début, on reconnaît le son du speed mélodique allemand : "double-bass-drum" en continu, riffs efficaces, mélodies héroïques et entraînantes... Mais, le fait que Running Wild soit unique : la voix de Rock’N’Rolf Kasparek, sonnant comme celle d’un capitaine pirate prêt à aborder un vaisseau. Les paroles sont comme des histoires que le marin raconte lorsqu’il rentre sur la terre ferme. Ces éléments nous laissent nous emporter jusqu’à la Mer des Caraïbes au XVIIème siècle.
On peut déjà écarter du lot les deux morceaux les plus accrocheurs et les plus importants. Bien évidemment, le tout premier de la production, "Under Jolly Roger", avec un refrain digne d’un marin saoul, et un solo majestueux, lequel donne envie de prendre une guitare et de le jouer. L’autre morceau est le cinquième, "Raise Your Fist". Mélodie forte. Le refrain et le solo nous donnent encore plus de force et de puissance.
Le reste de l’album est une très bonne étoffe de speed mélodique. Les riffs, les mélodies, rangent l’œuvre dans les classiques du genre. Le solo final de "Merciless Game" a dû inspirer bon nombre de groupes de power et de heavy.
Une chanson peut être prise séparément : la sixième, "Land Of Ice". Le thème des paroles est différent : science fiction. Rock’n’Rolf laisse donc les pirates de côté et nous parle d’un futur proche plongé dans un hiver nucléaire. La mélodie nous hérisse le poil, et la lecture synchronisée des textes rend un effet encore plus intense. Au niveau des émotions, c’est probablement l’un des meilleurs titres de Running Wild.
"Under Jolly Roger" est un album varié, avec des pistes accrocheuses. On peut trouver des tempos lents et rapides, des mélodies joyeuses opposées à d’autres plus agressives. On a ici une Bible du heavy metal.
4 commentaires |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Avec Under Jolly Roger, leur troisième album, Running Wild rentre dans le concept corsaire et piraterie qui ne les quittera plus et atteint vraiment son identité musicale qui ne variera plus beaucoup non plus. Il y aura certes des améliorations notamment du point de vue du chant et de la vitesse mais pas vraiment d'évolutions, d'ailleurs on dit souvent que quand on aime un album de Running Wild, on aime tout Running Wild.
Under Jolly Roger est un album très homogène reposant principalement sur la voix de Rolf ,qui quitte son ton plus grave pour une voix au timbre normal, plus mélodique mais toujours aussi reconnaissable, et sur des riffs hyper entrainant et également mélodique qui rentre bien dans le crâne. On passera sur "Land of Ice", non pas qu'elle soit moins bonne, mais qui est la seule chanson mi tempo et lancinante de l'album et fait office d'exception confirmant la règle. Pour le reste soit avec un vrai speed comme sur "Merciless Game" et sur "War in the Gutter" ou avec un bon speed rock comme "Raw Ride" et sur "Under Jolly Roger", Running Wild se montre sous un aspect très efficace et on ne trouve pas vraiment de chansons un peu faible sur cet album. On trouve d'ailleurs sur cet album de futurs classiques comme "Raise your Fist" et "Diamonds of the Black Chest" à qui il ne manque qu'une petite accélération pour être parfaits. En effet le tempo est encore plus proche d'un heavy accéléré que d'un vrai speed, mais l'énergie et les bases sont là.
Je ne reproche qu'une chose à cet album, 35 minutes, c'est bien trop court !
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