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Liste des groupes Thrash Metal Ritual Carnage I, Infidel
CD, date de parution : Juin 2005 - Osmose Productions
Ritual Carnage : I, Infidel, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 14/20
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Tracklist
1. Imprisoned Secret
2. The Perfect Strain
3. I, Infidel
4. Thirst For Blood
5. These Chains
6. Do Not Resuscitate
7. Axiom
8. Straight To The Nether Regions
9. Room 101
10. All Too Human
11. Terror Ends Here
12. I Am War

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NEUF
Chronique
11 / 20
    BEERGRINDER, le Lundi 27 Avril 2009 parlez-en à vos amis  
Deux ans après The Birth Of Tragedy, Danny « Carnage » Montgomery l’américain exilé au Japon remet ça, et aux côtés du fidèle Eddie Van Koide enregistre son quatrième disque à domicile au Moopies Studio au Japon et le résultat se nomme I, Infidel (2004). Toujours sous l’égide de Osmose et orné d’une pochette moyenne de Joe Petagno, ce disque est tout simplement dans la lignée des deux précédents, c’est à dire un Thrash assez violent influencé par les Slayer, Sodom ou Onslaught qui ont fait les beaux jours de ce style (et continuent encore à le faire !).

The Perfect Strain pourrait d’ailleurs être pris pour un titre d’un autre de leurs albums, c’est dire si l’évolution est importante…, du moins jusqu’à ce que la voix arrive. Oui, là pas de doute le changement est radical : d’un chant Thrash agressif et tendant parfois vers le Death, Danny est passé à un style crié, sorte de mix entre du Tom Araya, Paul Baloff et Bobby Ellsworth qui passe dans un premier temps très difficilement, d’autant que le bonhomme met peu de variations. Mais une fois cet élément apprivoisé (à moitié pour ma part) on peut apprécier des titres entraînants et inspirés qui sont qui plus est doté d’une production tout à fait correcte, comme Do Not Resuscitate (nom de diou le début on jurerait Secret Face de Death) tentant une escapade vers le Death Metal ou le sans fioriture Room 101 dans les règles de l’art.

Cela dit l’inspiration ne semble plus être aussi bonne que par le passé, un riff de la chanson I, Infidel ressemble notamment honteusement à Angel of Death, non que ce soit une mauvaise référence mais personnellement si je veux écouter Reign in Blood je ne met pas un CD de Ritual Carnage dans le lecteur…

Twilight of the All Too Human est un des rares morceaux à tirer l’ensemble par le haut grâce à son énergie mais le reste sans être à jeter, peine à atteindre le niveau de Every Nerve Alive et Birth of Tragedy, si on ajoute à cela une adaptation au chant pouvant s’avérer délicate, on voit bien que ce disque est loin d’être indispensable.

Ritual Carnage nous propose donc du Trash Metal pas mal foutu, mais ne s’extirpant pas réellement de la masse : ceux qui apprécient les albums précédents devraient malgré tout y trouver leur compte, en revanche les adeptes du Thrash Metal récent haut de gamme s’orienteront plutôt vers Killing Peace (Onslaught), Hazardous Mutation (Municipal Waste) ou le tout récent Depression Tank des hollandais de Dead Head.

BG


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Chronique
    Stench, le Mercredi 31 Aout 2005 parlez-en à vos amis  
On savait que Ritual Carnage étaient fans de la vieille école du métal, et leurs albums précédents étaient de vrais hommages à un death/thrash old school efficace. Accrochez vous, il y a du changement, et ça secoue ! Bien heureusement, ce n’est pas cet attachement au métal d’antan qui a été modifié, au contraire, c’est encore plus le cas qu’auparavant, mais la formation qui semblait hésiter entre plusieurs styles a décidé de sauter à pieds joints dans le pur fucking thrash de la grande époque, et nous balance un disque surprenant , et exemplaire. Surprenant, parce que complètement anachronique ; en effet, il serait sorti en 87, ça n’aurait pas surpris grand monde. Exemplaire, pour la simple raison que malgré l’attachement que je porte aux grands classiques du thrash, ce « I, Infidel » semble encore meilleur, et objectivement, en écrase plus d’un ! La comparaison peut être faite avec de nombreux groupes de 85 à 89, comme Acrophet, Testament, Nasty Savage, mais c’est surtout Vio-lence qui vient à l’esprit. Comme cette formation culte, les riffs sont meurtriers, les solos prennent aux tripes, l’agression constante, et même le chant (surtout le chant !) est similaire, bien collé dans les aiguës. Il y a d’ailleurs fort à parier que seuls les fans qui aimaient déjà ce type de chants il y a 20 ans vont apprécier, les nouveaux venus auront sans doute plus de mal à accrocher à ces vocaux typiques. A l’heure ou tout le monde considère que des groupes comme Soilwork représentent le renouveau du thrash, il est vraiment agréable d’entendre une formation qui perpétue l’essence même du vrai pur thrash, et qui parvient à faire, avec la même recette mais 20 ans après, un album référence d’un mouvement mort… Une situation paradoxale, pour album qui rendra fous tous les vieux thrasheurs ! Il est temps de ressortir les « converse » et les jeans déchirés les mecs !

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